Groupe scolaire Diderot à Grenoble : fin des travaux prévue en septembre… 2021

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FOCUS – Le nouveau groupe scolaire situé rue Diderot prend forme malgré un retard d’un an. Le projet, qui devait être livré pour la rentrée 2020, a été retardé par la crise sanitaire mais aussi et surtout par l’évolution de la législation sur les risques d’inondation. Au total, huit classes de primaires et de maternelles pourront intégrer le lieu à la rentrée 2021.

 

 

Le nouveau groupe scolaire Diderot prend forme

L’architecte Nathalie Sebbar pré­sen­tant le pro­jet à l’ad­jointe muni­ci­pale Élisa Martin. © Thomas Imbert – Place Gre’net

 

Le groupe sco­laire gre­no­blois Diderot pro­met d’être à la fois « spa­cieux et tourné vers la nature » lors de sa livrai­son défi­ni­tive, en sep­tembre… 2021. La tran­si­tion en cours est de taille, avec une exten­sion de 700 m2. Le but de l’opération ? Transformer une école mater­nelle de cinq classes en un groupe sco­laire de trois classes mater­nelles et cinq élé­men­taires. Une par­tie des élèves devraient être trans­fé­rés depuis l’école Florence Arthaud.

 

 

Un projet « presque luxueux »

 

En 2017, c’était l’es­quisse de Nathalie Sebbar et de son cabi­net Vario qui avait rem­porté l’appel d’offre pour l’agran­dis­se­ment de l’école DiderotAlors que les formes du nou­veau bâti­ment com­mencent à se dévoi­ler, Élisa Martin1Le pro­jet avait été accom­pa­gné par Fabien Malbet, res­pon­sable des ques­tions d’éducation sous le pré­cé­dent man­dat d’Éric Piolle à la mai­rie de Grenoble. En atten­dant la nomi­na­tion de Christine Garnier, nou­velle res­pon­sable de l’é­du­ca­tion, c’est Élisa Martin qui a ins­pecté l’avancement des tra­vaux., la pre­mière adjointe au maire s’est mon­trée conquise par le pro­jet. Dehors, la future toi­ture en bois dont une par­tie devrait être végé­ta­li­sée se devine déjà. Dedans, une grande par­tie des murs alliant bois et béton est déjà ache­vée.

 

Dans les futures salles de cours, de larges fenêtres laissent entrer la lumière, tout en garan­tis­sant une vue sur les impo­sants mas­sifs entou­rant la ville. Tout a été pensé pour « tra­vailler les sens des enfants », explique l’architecte Nathalie Sebbar. « C’est rare qu’une vision archi­tec­tu­rale soit visible aussi faci­le­ment », a de son côté com­menté à Élisa Martin, visi­ble­ment impres­sion­née.

 

Le nouveau groupe scolaire Diderot prend forme

Le bâti­ment est vaste : les trois classes feront cha­cune 60 m2 © Thomas Imbert – Place Gre’net

Conçue comme un L venant s’imbriquer dans celui des bâti­ments exis­tants, cette nou­velle par­tie accueillera les classes mater­nelles. Un pro­jet « presque luxueux », s’e­nor­gueillit Nathalie Sebbar, avec envi­ron 60 m2 par classe, une salle de repos et une salle de motri­cité, des bureaux, mais aussi une salle poly­va­lente.

 

En effet, 120 m2 du groupe sco­laire sont éga­le­ment des­ti­nés « à des asso­cia­tions de quar­tier en dehors des horaires d’ouverture de l’école ». En outre, le bâti­ment exis­tant sera étoffé. Le groupe sco­laire devrait ainsi se doter d’une biblio­thèque, tan­dis que la can­tine se verra agran­die.

 

 

L’école Diderot, une forteresse à l’épreuve de l’eau

 

À l’origine, le groupe sco­laire devait être livré pour la ren­trée 2020. Mais les tra­vaux, retar­dés tant par la crise sani­taire que par une évo­lu­tion de la légis­la­tion urbaine liée aux inon­da­tions, sont res­tés envi­ron un an à l’arrêt. En cause, le Drac situé à 200 mètres de l’école. Si la digue sous l’A480, non loin, venait à rompre, la vague serait en effet très vio­lente. Pour pal­lier ce risque, les murs d’en­ceinte doivent désor­mais pou­voir résis­ter à une vague d’un mètre cin­quante de haut.

 

Le nouveau groupe scolaire Diderot prend forme

Le pro­jet a pris un an de retard. Des tra­vaux sup­plé­men­taires ont été néces­saires pour ren­for­cer le mur exté­rieur en cas d’i­non­da­tion. © Thomas Imbert – Place Gre’net

La struc­ture exté­rieure a donc été ren­for­cée et un cein­tu­rage étanche mis en place tout autour de l’école. Par ailleurs, le por­tail forme un batar­deau : une bar­rière anti-inon­da­tion ser­vant à repous­ser les vagues. Dans le cas d’une éven­tuelle rup­ture de digue, l’école ser­vi­rait ainsi d’abri pour les rive­rains.

 

Ces ren­for­ce­ments, non pré­vus ini­tia­le­ment, ont fait explo­ser le bud­get de l’agrandissement de l’é­cole. Un sur­coût de 850 000 euros s’ajoutant aux 4 mil­lions du départ. Et la loi pour­rait encore évo­luer ces pro­chaines années. Une pré­cau­tion néces­saire pour Nathalie Sebbar : « On ne peut pas faire un pari sur la sécu­rité de la popu­la­tion », a jus­ti­fié l’architecte.

 

La mater­nelle et la salle poly­va­lente devraient être ter­mi­nées pour décembre 2020, mais les tra­vaux vont se pour­suivre pen­dant encore plus d’un an.

 

Thomas Imbert

 

1 Le pro­jet avait ini­tia­le­ment été accom­pa­gné par Fabien Malbet, res­pon­sable des ques­tions d’éducation sous le pré­cé­dent man­dat d’Éric Piolle à la mai­rie de Grenoble. En atten­dant la nomi­na­tion de Christine Garnier, nou­velle res­pon­sable de l’é­du­ca­tion, c’est l’ad­jointe Élisa Martin qui a ins­pecté l’avancement des tra­vaux.

 

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