Action anti-publicité éclair à Grenoble d’activistes d’Extinction Rébellion

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REPORTAGE VIDÉO – Des activistes d’Extinction Rébellion Isère ont mené une action visant à dénoncer la publicité ce samedi 16 mai à Grenoble. Jusqu’alors en sommeil pour cause de confinement, le mouvement tenait ainsi à montrer qu’il est toujours présent pour lutter contre l’extinction du vivant.

 

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

En novembre 2014, Éric Piolle, maire de Grenoble alors fraîchement élu, bannissait la publicité présente sur le mobilier urbain de Grenoble.

 

Ce samedi 16 mai, des activistes du mouvement Extinction Rébellion Isère lui ont en quelque sorte emboîté le pas pour aller plus loin dans la démarche.

 

En effet, au cours de la matinée, une quinzaine de militants répartis en deux groupes ont mené une action anti-pub. Dans leur ligne de mire, les panneaux publicitaires de quelques abris de bus et de tramway situés en plein centre-ville.

 

Cette action éclair, qui se déroulait simultanément dans une trentaine de villes en France, consistait à recouvrir les panneaux de papiers peints blancs afin de les rendre neutres. L’objectif poursuivi par les militants ? Dénoncer la publicité, à leurs yeux coupable d’entretenir « un système de surproduction responsable de l’anéantissement du monde vivant ».

 

 

« Nous voulons libérer nos imaginaires »

 

En cette période post-confinement, Extinction Rébellion ne veut pas d’un retour en arrière. « La crise sanitaire a révélé la fragilité et l’absurdité de notre système. Il est vital de parvenir à un changement majeur », considèrent les activistes.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Ceux-ci appellent ainsi de leurs vœux l’avènement « d’une société réellement démocratique, respectueuse du vivant, résiliente et solidaire ». Et veulent notamment venir à bout d’« un système publicitaire aliénant, imposé dans l’espace public sans décision collective et démocratique ».

 

Pour Extinction Rébellion, il appartient ainsi aux habitants d’un territoire de décider de l’usage de cet espace public. « Nous voulons choisir l’organisation de nos villes, de nos existences, de nos sociétés. Nous voulons libérer nos imaginaires », clament les activistes.

 


 Joël Kermabon

 

 

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Commentaires 7
  1. ce qui fait la pastèque Piolle à Grenoble a une définition juridique : l’incitation au crime. Ne pas oublier que Piolle a commandité la fameuse fresque à Grenoble: « Marianne tabassée par les CRS ». Après le scandale il l’a enlevé, mais rien n’a changé dans son esprit [modéré : propos injurieux].

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  2. Rappelez moi le nom du mec qui a signé jusqu’en 2031 avec Decaux ? Yann Trompaburu ou quelque chose comme ça, je sais plus.

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  3. Ah, si ils pouvaient faire la même chose concernant les tags! Mais bon, c’est vrai que ça voudrait dire qu’ils disposent de plus d’un neurone et demi, ce qui n’est pas prouvé…

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  4. Bonjour, sans la pub, les multiples dégradations et destructions d’arrêts de bus seraient à la charge de la collectivité… pas étonnant qu’elle ait été supprimée partout sauf sur le réseau de TC.

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  5. A quand, une action anti-tags ?

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  6. J’adore les gus qui scandent que c’est aux citoyens de décider.
    Qui a choisit d’avoir des pubs sur les arrets bus/tram? qui?
    Qui gére les transports? qui ?
    qui finance les transports? qui?
    ce sont nos élus qui sont responsable directement ou indirectement.
    Autre question: combien êtes vous prêt à payer pour NE PAS avoir de pub?
    Car l’argent de la pub c’est du service / du prix de ticket en moins.
    je ne dis pas que la pub est bonne, je dis qu’ils se trompent de cible.
    Plus facile de s’en prendre à un panneau sans défense plutôt que de recouvrir la maison / l’immeuble d élus / responsable avec de la pub.
    Bref… j’espere qu’aucun d’eux n’as internet car si ils savaient il y aurait des AVC

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  7. Tout à fait en ligne avec Mao Tsé-Toung, dictateur, qui voulait « libérer notre esprit ».

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