1er mai : les syndicats isérois appellent à une mobilisation en ligne et aux balcons

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FIL INFO — Pour les syndicats, pas question de renoncer aux traditionnelles mobilisations du 1er mai. Les organisations appellent à manifester en ligne ou depuis les balcons, et promettent un programme résolument revendicatif. En tête des exigences : l’abrogation de l’état d’urgence sanitaire et le retrait de la réforme de l’assurance chômage.

 

 

« Le 1er mai aura bien lieu. » Si, confi­ne­ment oblige, la mani­fes­ta­tion du 1er mai tombe à l’eau, les syn­di­cats n’en appellent pas moins à une fête du Travail sous le signe de la mobi­li­sa­tion. « L’intersyndicale Isère invite à mul­ti­plier les ban­de­roles reven­di­ca­tives aux fenêtres et aux bal­cons, à faire du bruit à 20 heures pour toutes nos reven­di­ca­tions, et à enva­hir toute la jour­née les réseaux sociaux et Internet », annonce ainsi Solidaires Isère.

 

Pas de défilé dans les rues grenobloises pour le 1er mai, comme ici en 2019 © Joël Kermabon - Place Gre'net

Pas de défilé dans les rues gre­no­bloises pour le 1er mai, comme ici en 2019, mais une mobi­li­sa­tion en ligne et aux bal­cons. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Même invi­ta­tion du côté de la CGT Isère, qui pro­pose à cha­cun de publier des pho­tos, des vidéos ou des témoi­gnages tout au long de la jour­née sur les réseaux sociaux. Le syn­di­cat pro­met, pour sa part, « toute la jour­née des musiques fes­tives et enga­gées ». Sans oublier un dis­cours inter­syn­di­cal vidéo pro­grammé pour 12 h 30. Et, comme il n’y a pas que Facebook dans la vie, la CGT invite éga­le­ment cha­cun à mul­ti­plier les « apé­ros bal­con ».

 

 

Appel à refuser la reprise d’activité

 

Aux yeux des syn­di­cats, la mobi­li­sa­tion est encore plus de mise par temps de crise sani­taire. Dans un com­mu­ni­qué com­mun, CGT, FO, FSU, Solidaires, CNT, Unsa, UEG, Unef et UNL appellent ainsi à com­battre « non seule­ment les contre-réformes en cours depuis des mois et des mois, mais aussi l’état d’urgence sani­taire et les ordon­nances qui en découlent ». Car pour l’in­ter­syn­di­cale, le gou­ver­ne­ment et le patro­nat « portent l’entière res­pon­sa­bi­lité » de la crise.

 

Quand la CGT Isère remettait un « diplôme de la casse sociale » au député Olivier Véran, devenu depuis ministre de la Santé ©Joël Kermabon - Place Gre'net

Quand la CGT Isère remet­tait un « diplôme de la casse sociale » au député Olivier Véran, devenu depuis ministre de la Santé. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Les reven­di­ca­tions ? L’abrogation de l’é­tat d’ur­gence sani­taire et des ordon­nances, qui « entravent le res­pect des liber­tés fon­da­men­tales et de la démo­cra­tie sociale ». Mais aussi le retrait de la réforme de l’as­su­rance chô­mage, pour l’heure repor­tée au 1er sep­tembre 2020. Ainsi que la recon­nais­sance en mala­die pro­fes­sion­nelle pour toute per­sonne ayant contracté le Covid-19 sur son lieu de tra­vail. Et la « libre cir­cu­la­tion » des délé­gués syn­di­caux.

 

Dans la pers­pec­tive du décon­fi­ne­ment, les syn­di­cats appellent enfin les sala­riés, du public comme du privé, à refu­ser la reprise d’ac­ti­vité « dans les sec­teurs non stra­té­giques pour la lutte contre l’extension incon­trô­lée de l’épidémie, et en l’absence de sécu­rité pour toutes et tous ». Quitte à faire valoir leur droit de retrait, à inter­pel­ler l’Inspection du tra­vail ou à se mettre en grève.

 

Florent Mathieu

 

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Commentaires 1
  1. [Modéré : pro­pos inju­rieux] Comme si on n’avait rien autres à faire

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