Le SMTC fait appel à Karos pour développer le covoiturage dans le Sud grenoblois

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EN BREF – Accélérer la pratique du covoiturage dans le Sud grenoblois. Telle est l’ambition affichée par le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC). Pour y parvenir, il s’est associé à la société Karos, spécialisée dans le « court-voiturage ». Une expérimentation est lancée depuis ce lundi 2 décembre sur les zones d’activité des Essarts et Technisud.

 

 

Le SMTC et la société Karos comptent développer le covoiturage. Une expérimentation a été lancée le 2 décembre 2019 dans le Sud grenoblois.Pot d'échappement d'une voiture. © Léa Raymond - placegrenet.fr

© Léa Raymond – placegrenet.fr

Le constat est sans appel. Pas moins de 63 % des tra­jets tra­vail-domi­cile se font en voi­ture aujourd’­hui dans la métro­pole gre­no­bloise, selon les chiffres du SMTC. Et il n’y aurait en moyenne qu’1,06 per­sonne par véhi­cule.

 

Le covoi­tu­rage pos­sède donc une marge de pro­gres­sion non négli­geable. Le syn­di­cat mixte des trans­ports en com­mun en fait d’ailleurs « l’une des grandes ambi­tions du Plan de dépla­ce­ments en 2030 ». Objectif annoncé pour cette échéance : 1,4 per­sonne par véhi­cule en moyenne.

 

 

Développer le « court-voiturage »

 

bornes de covoiturage spontané à Seyssins © Paul Turenne - placegrenet.fr

Bornes de covoi­tu­rage spon­tané à Seyssins © Paul Turenne – placegrenet.fr

Alors que l’heure est bien­tôt au chan­ge­ment du côté du SMTC (qui devrait deve­nir le SMMAG en jan­vier), le covoi­tu­rage doit ainsi prendre « sa place à part entière dans l’offre de mobi­lité » de la métro­pole gre­no­bloise. Si celui de longue dis­tance est aujourd’hui « bien ins­tallé dans les habi­tudes de mobi­lité », le covoi­tu­rage courte dis­tance ou court-voi­tu­rage « reste encore aujourd’hui à déve­lop­per ».

 

Pour ce faire, le SMTC compte s’ap­puyer sur des « infra­struc­tures adap­tées ». À savoir près de « 51 par­kings, 11 points de prise en charge ainsi que 15 bornes dédiées au covoi­tu­rage ». Des chiffres « en constante aug­men­ta­tion ».

 

 

Karos, une application gratuite et intuitive

 

Afin de mettre à pro­fit ces ins­tal­la­tions, le SMTC vient de faire appel à Karos, société pion­nière dans le covoi­tu­rage tra­vail-domi­cile. Son appli­ca­tion, du même nom, qui entend être un « nou­veau réseau de trans­port en com­mun », tota­lise aujourd’­hui plus de 2 mil­lions de tra­jets par­ta­gés par­tout en France.

 

Olivier Binet, fondateur et président de la société Karos et Yann Mongaburu, président du SMTC. © Boris Dehont - SMTC

Olivier Binet, fon­da­teur et pré­sident de la société Karos, et Yann Mongaburu, pré­sident du SMTC. © Boris Dehont – SMTC

 

L’expérimentation lan­cée ce lundi s’ap­puie en grande par­tie sur cette appli­ca­tion, qui béné­fi­cie d’une cer­taine popu­la­rité, « comme en témoignent les notes de l’application sur les stores iOS & Android ». Celle-ci est cen­sée s’a­dap­ter et même « pré­dire les besoins de mobi­lité des usa­gers à j+6 ».

 

Pour inci­ter un maxi­mum de per­sonnes à par­ti­ci­per à l’ex­pé­ri­men­ta­tion, le SMTC pré­voit en outre « l’at­tri­bu­tion d’une com­pen­sa­tion finan­cière aux covoi­tu­reurs, conduc­teurs et pas­sa­gers ».

 

 

Test sur 5 500 salariés de l’agglomération

 

Le péri­mètre d’ex­pé­ri­men­ta­tion tou­chera les com­munes de Grenoble, Échirolles et Pont-de-Claix. À savoir, les zones d’ac­ti­vité des Essarts et Technisud, aux­quelles il faut ajou­ter les entre­prises Caterpillar et Becton-Dickinson. L’occasion, pour près de 5 500 sala­riés, de par­ta­ger la route alors que des per­tur­ba­tions dues aux grèves se pro­filent.

 

UNE Tag&Car, nouveau service de covoiturage de proximité expérimenté sur le territoire du sud grenoblois, à partir de septembre 2017

Une Tag&Car, ser­vice de covoi­tu­rage de proxi­mité expé­ri­menté sur le ter­ri­toire du sud gre­no­blois depuis sep­tembre 2017

Une zone jugée « stra­té­gique » à la fois par la concen­tra­tion de grandes entre­prises mais aussi et sur­tout par la « pro­blé­ma­tique de satu­ra­tion auto­mo­bile aux heures de pointe… qui risque de s’ac­cen­tuer avec les tra­vaux de l’A480 ».

 

En lutte contre “l’au­to­so­lisme”, le SMTC l’af­firme, il sera bien­tôt plus facile « de trou­ver un covoi­tu­rage entre son domi­cile et son tra­vail que de réser­ver un VTC, le tout au prix des trans­ports en com­mun ».

 

Thomas Courtade

 

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Commentaires 2
  1. Les tra­vailleurs uti­li­se­ront le co-voi­tu­rage s’ils le sou­haitent et sur­tout s’ils le peuvent, ce qui est tout sauf une évi­dence

    Mongaburu se rac­croche beau­coup trop à sa vision de don­neur de leçon plu­tôt que de tra­vailler sérieu­se­ment sur des moyens sup­plé­men­taires et le maillage des modes de trans­ports en com­mun visant à offrir de vraies offres alter­na­tives et viables tous les jours de la semaine.

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    • Je vous cite, ce n’est pas très vieux (ici : https://www.placegrenet.fr/2019/12/02/departement-smmag-1er-janvier-2020/270137)
      « Rappel, le SMTC du cham­pion du monde Yann Mongaburu éga­le­ment élu à la ville et métro­pole, c’est une dette fara­mi­neuse de 626 mil­lions d’euros pour 138 mil­lions d’euros de recettes, une réus­site qui met­trait à la porte n’importe quel diri­geant dans le privé. »

      Et là, vous nous sor­tez : « sur des moyens sup­plé­men­taires et le maillage des modes de trans­ports en com­mun visant à offrir de vraies offres alter­na­tives et viables tous les jours de la semaine. »

      Je pense qu’on a une défi­ni­tion très pré­cise de ce qu’est un troll. Merci pour cette démons­tra­tion brillante !

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