Le Département va-t-il claquer la porte du Smmag, qui remplacera le SMTC au 1er janvier 2020 ?

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DÉCRYPTAGE – La transformation du SMTC en Smmag (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise) incluant le Grésivaudan et le Pays voironnais continue de faire débat. Alors que trois associations – l’ADTC – Se déplacer autrement, le Réseau des conseils de développement de la région grenobloise et Lahgglo – applaudissent la naissance du nouveau syndicat, le sujet a donné lieu à un débat houleux lors du conseil départemental du 22 novembre.

 

 

Dans un communiqué commun, les associations ADTC – Se déplacer autrement, le Réseau des conseils de développement de la région grenobloise et Lahgglo (Associations d’habitants du grand Grenoble) saluent la création du Smmag à compter du 1er janvier 2020. À leurs yeux, le remplacement du SMTC par un Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise représente « une avancée sans précédent pour les usagers ».

 

À compter de 2020, les trams et bus de Grenoble rouleront sous bannière Smmag © Patricia Cerinsek - Place Gre'net

À compter de 2020, les trams et bus de Grenoble rouleront sous bannière Smmag. © Patricia Cerinsek – Place Gre’net

 

« Depuis des années, les usagers demandent la mise en place d’une coordination des politiques de déplacements dans la région grenobloise », écrivent les trois structures. Non sans rappeler que la coordination en question figurait en bonne place dans leur « cahier des besoins » présentés aux élus en 2016. Face aux enjeux en matière d’infrastructures ou de tarifications, les associations appellent à présent à une consultation régulière des usagers comme des habitants.

 

 

Débat houleux au sein du conseil départemental

 

Une ombre au tableau ? Les déclarations du Département de l’Isère. Le vice-président Jean-Claude Peyrin a en effet relayé, lors de la présentation du Smmag, la prudence de sa collectivité, pour qui la création du nouveau syndicat se fait dans une certaine forme de précipitation. Et ceci, estime-il, alors que les garanties juridiques, financières ou techniques ne sont pas encore établies. À ce titre, les représentants du Département au sein du SMTC se sont abstenus lors du vote des nouveaux statuts.

 

Au cours de la présentation du Smmag, Jean-Claude Peyrin a porté une voix discordante face à l'optimisme de la Métro, du Grésivaudan et du Pays Voironnais © Florent Mathieu - Place Gre'net

Au cours de la présentation du Smmag, Jean-Claude Peyrin a porté une voix discordante face à l’optimisme de la Métro, du Grésivaudan et du Pays voironnais. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

La question a été l’occasion d’un nouveau débat, parfois houleux, avec les oppositions de gauche lors du conseil départemental du vendredi 22 novembre. Aux yeux des écologistes, socialistes ou communistes, le Département refuse de s’engager dans le Smmag pour des motifs qui ne tiennent pas. Et ceux-ci de soupçonner Jean-Pierre Barbier d’être « vexé » de ne pas avoir été consulté avant la création du Smmag, autrement que par le vote de ses représentants au SMTC.

 

 

Le Département sur le point de claquer la porte du Smmag ?

 

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Commentaires 16
  1. Le SMTC ou plutôt la Sémitag a un coût d’exploitation très important, de la même manière que les ménages ont une part énorme de dépenses contraintes. Comparaison mise à part, ce coût d’exploitation est le reflet du service fourni, et ce service, appelé « offre de transport » est plutôt bon à Grenoble. Il faut aussi rappeler que la Sémitag, qui gère ce service, est gérée comme une société de droit privé, avec Veolia-Transdev comme actionnaire à 40%. Alors oui la dette est importante mais correspond à un investissement, mais l’argent n’est pas jeté par les fenêtres. Quant à la gratuité, personnellement je ne suis pas spécialement pour, car cela dégradera autant les recettes que les service fourni. L’abonnement est déjà à 2€ pour les plus pauvres.

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  2. !Desintox. La dette du SMTC est surtout due aux lignes de tram décidées avant 2014, c’est à dire toutes. Cette situation est connue il suffit de lire le rapport de la Chambre régionale des comptes. Par ailleurs, ces lignes ont été décidées et financées à parts égales par la Métro ET le Département, lequel a pourtant failli partir sans payer la note, et représentent un investissement utile à des centaines de milliers de citoyens! Et à votre avis, pourquoi le SMTC n’envisage pas de grand projet de tram avant 2030? Réponse : pour éponger la dette. Il ne s’agit donc pas une dette « Mongaburu ». Remarque: quand vous vous endettez sur 20 ans pour payer un bien immobilier à 300 000 euros alors que les revenus annuels de la famille sont de 48000 euros (2×2000 euros par mois), cela fait un rapport de de 1 à 4. A cet égard, le ratio 136/636 soit 1 à 4 également n’a rien de scandaleux, même s’il est élevé.

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    • Il n’y a pas que la dette à rembourser, il y a l’énorme coût d’exploitation à payer chaque année. La réalité, c’est que le SMTC (président Mongaburu) est endetté jusqu’au cou. Jusqu’en 2040, si tout va bien mais on peut en douter, au vu par exemple de l’invention ridicule et démagogique du droit au week-end.
      https://groupedanalysemetropolitain.com/2019/11/29/municipales-sam-laigle-piolle-metrovelo-est-dangereux-pour-les-pietons/
      Alors, c’est pas difficile à comprendre pourquoi les bons gestionnaires ne veulent pas des mauvais.

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      • En voilà une idée quelle est bonne ! Réduire les coûts de fonctionnement du STMC. Allez, on arrête les trams, les bus et hop, 0 coût de fonctionnement ! desintox, vous êtes un véritable génie mal reconnu et vos liens sont en plus des plus rigolos à défaut d’être vraiment utiles !

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  3. Il faut casser ce [modéré : propos injurieux] « syndicat des transports » et privatiser 100 % des transports du département . Ce qui permettra aussi de juger si le transport privatif est parfois plus efficace que le transport en commun. En se rappelant toujours qu’il n’y a rien qui est gratuit dans le monde. [modéré : propos injurieux] Quand on parle de gratuité, il faut toujours savoir que quelqu’un va payer pour la fête

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    • Vous avez totalement raison: rendons toutes les routes payantes. Il est en effet inadmissible que les routes soient payées par le contribuable et entretenues par des fonctionnaires, alors qu’il s’agit de transport privatif. Rien n’est gratuit, il faut toujours savoir que quelqu’un va payer pour la fête.

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      • Cher Gilce, je ne suis pas sûr que ce soit la réponse attendue par amigo qui, rappelons-le, utilise un 4×4 pour traverser en transit le centre-ville de Grenoble 😀

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      • je suis absolument d’accord avec vous. Surtout parce que il s’agit d’une sélection sociale. Je gagne très bien ma vie, je vais payer pour mon 4×4 et je serais très content sur la route sans bouchons. Vous prendrez votre tram et tout le monde sera content. Pour une fois, on est d’accord ici 🙂

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        • Amigo, encore quelqu’un qui pense qu’avoir un 4×4 est un symbole de réussite sociale et que les autres modes de transport sont pour les pauvres. Alors que même les plus riches que vous vous méprisent. C’est dire l’état d’esprit du personnage, digne de la sortie de Jacques Séguéla sur les Rolex : « à 50 ans, si t’as pas de 4×4, t’as raté ta vie ».
          Pour votre information, les villes et routes à péage, ça a contribué à faire advenir la Révolution Française, avec les conséquences que l’on sait sur le sort des privilégiés (lire « L’Ancien Régime et La Révolution », de Tocqueville).
          Lorsque vous serez tout seul sur vos routes, il n’y aura pas assez d’argent pour les entretenir. Le tarif augmentera, vous allez payer très cher, et vous deviendrez pauvre à votre tour et devrez du coup prendre le tram ou Chronovélo. Pour une fois, on est d’accord ici ! 🙂

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  4. Pierre Isère et desintox, les Rois de l’information ! En les lisant, on croirait que c’est uniquement le dernier président du STMC qui est responsable de la dette de ce syndicat. Franchement, vous avez développé l’art de prendre les gens pour des crétins à un niveau rarement atteint.

    Bon, histoire de rétablir un peu la vérité, sur les 626,25 millions d’euros de dette au 31/12/2018 (contre 654,1 millions d’euros au 31/12/2017), il y a un petit détail, ho, une bagatelle autour de 220,5 millions d’euros, un peu plus d’un tiers, qui est due par le Département (tiens, coucou MM. Barbier et Peyrin !) et la Métropole. La dette propre du syndicat s’élève au final à un peu moins de 406 millions d’euros, dette qui ne date pas du dernier mandat bien évidemment…

    A comparer aussi avec le ratio dettes / recettes des autres syndicats de transport d’agglomération en France. Mais j’imagine que ce serait faire preuve de trop d’honnêteté intellectuelle.

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    • Et donc en plus des 406 millions, ça ajoute combien la partie de la dette due par la métro où Mongaburu est vice-président délégué aux déplacements ?

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        • Ce n’était pas une remarque mais une question à laquelle vous évitez de répondre. C’est pourtant vous qui avez écrit que la Métro doit de l’argent au SMTC.

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  5. Le Smmag ne poserait bien-sûr aucun problème si les communautés d’agglomération du Voironnais et du Grésivaudan avaient la même couleur politique que le conseil départemental.

    La création du Smmag est un bon début. Mais l’idéal serait une communauté d’agglomération commune aux trois vallées afin de diluer la connerie grenobloise.

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  6. Jean-Pierre Barbier s’aperçoit enfin de ce qu’est la démocratie à Grenoble avec les rouges & verts, UNE FABLE!

    Il aura mis 5 ans mais bon, mieux vaut tard que jamais.

    Rappel, le SMTC du champion du monde Yann Mongaburu également élu à la ville et métropole, c’est une dette faramineuse de 626 millions d’euros pour 138 millions d’euros de recettes, une réussite qui mettrait à la porte n’importe quel dirigeant dans le privé.

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