Plan de restructuration à Raidlight : le cofondateur Benoît Laval pourrait racheter l’activité à Rossignol

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EN BREF – C’est une annonce qui a beaucoup secoué le petit village de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Le 14 octobre dernier, le groupe Rossignol a annoncé un plan de restructuration. En tout, cinq postes ont été supprimés dans l’atelier de production de la filiale Raidlight Vertical. L’un des fondateurs, Benoît Laval, parti il y a quelques mois, a fait dans la foulée une proposition de reprise de l’activité.

 

 

L'entreprise Raidlight à Saint-Pierre-de-Chartreuse. © Laurent Genin

L’entreprise Raidlight à Saint-Pierre-de-Chartreuse. © Laurent Genin

Les sala­riés de Raidlight Vertical, tout comme le petit vil­lage de Saint-Pierre-de-Chartreuse, sont sous le choc depuis l’an­nonce, le 14 octobre der­nier, d’un plan de restruc­tu­ra­tion du groupe Rossignol. Au total, cinq postes viennent d’être sup­pri­més dans l’atelier de pro­duc­tion de la filiale. Une annonce qui n’a pas laissé insen­sible Benoît Laval. Sans sur­prise, le cofon­da­teur de Raidlight condamne cette déci­sion.

 

« Je n’ai pas très bien accueilli cette nou­velle. Je pense qu’il y aurait eu d’autres solu­tions que de fer­mer l’activité d’un trait de plume. Avec un peu d’intelligence col­lec­tive, il y avait moyen de trou­ver une solu­tion inter­mé­diaire », juge ainsi celui qui avait créé cette entre­prise en 2008 (cf. enca­dré).

 

 

Vers une reprise rapide de l’atelier de production ?

 

Benoît Laval a tout de suite cher­ché une alter­na­tive. « Si je peux appor­ter quelque chose de dif­fé­rent qui per­met de sau­ver par­tiel­le­ment ou com­plè­te­ment la situa­tion de ces per­sonnes, c’est très bien. Ma déci­sion est de trou­ver une solu­tion nou­velle pour pré­ser­ver le savoir-faire et les emplois. »

 

Benoit Laval, ex-PDG de Raidlight et fondateur du réseau Stations trail. © Patricia Cerinsek - placegrenet.fr

Benoit Laval, ex-PDG de Raidlight et fon­da­teur du réseau Stations trail. © Patricia Cerinsek – placegrenet.fr

Concrètement, il a fait par mail une pro­po­si­tion de reprise au groupe Rossignol, ce mardi 15 octobre.

 

« Ils m’ont répondu dans les deux heures. On a dis­cuté jusqu’en fin de semaine. L’idée serait de res­ter sur des pro­duits que l’on sait faire, notam­ment des sacs à dos. Il ne s’agit pas de faire une marque concur­rente à Raidlight mais de trou­ver une voie alter­na­tive. »

 

De là à conti­nuer à tra­vailler avec Rossignol ? « Je suis tout à fait ouvert à pro­duire pour eux. Mais je veux créer une entre­prise indé­pen­dante. »

 

 

« Ni dans deux ans ou deux mois, mais dans deux semaines »

 

Touché par la situa­tion de ces sala­riés qu’il connaît per­son­nel­le­ment, Benoît Laval sou­haite que les négo­cia­tions autour d’un plan de reprise soient rapides. Les idées conti­nuent d’être échan­gées. Les dis­cus­sions pour­raient se ter­mi­ner dans les pro­chains jours.

 

« Ce ne sera pas dans deux ans, ni dans deux mois. Mais, je l’espère, d’ici une à deux semaines. » En cas d’échec, Rossignol pour­rait reclas­ser les sala­riés en interne. Affaire à suivre…

 

Sébastien Riglet

 

 

Raidlight : une longue aventure entrepreneuriale avant le rachat par Rossignol

 

Benoît Laval crée Raidlight en 1999, équi­pe­men­tier spé­cia­lisé dans l’u­ni­vers du trail, de la course à pied et la ran­don­née légère. En 2010, il rachète Vertical qui devient une filiale du groupe, avant d’emménager un an plus tard à Saint-Pierre-de-Chartreuse et d’ou­vrir la pre­mière sta­tion de trail d’Europe.

 

En 2014, Raidlight rem­porte un appel à pro­jet du minis­tère de l’Industrie. Un tour­nant pour l’entreprise qui inves­tit dans un ate­lier plus grand, avec d’autres tech­no­lo­gies. Elle emploie alors onze per­sonnes et fabrique 30 000 pièces chaque année, avec un chiffre d’affaires qui atteint 400 000 euros par an.

 

Cette réus­site attire un acteur emblé­ma­tique du sport out­door. En 2016, Rossignol rachète Raidlight Vertical. L’unité de pro­duc­tion compte alors onze sala­riés, contre cinq à ce jour, une grosse par­tie ayant été délo­ca­lisé en Chine. Les fon­da­teurs Vincent Thibaudat et Benoît Laval quittent ainsi l’aventure en février 2019, notam­ment à cause de diver­gences stra­té­giques.

 

 

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