Finances publiques : la sénatrice Frédérique Puissat s’insurge contre la centralisation des trésoreries iséroises

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FIL INFO – Suite à la réorganisation annoncée des trésoreries de la Direction départementale des Finances publiques, la sénatrice LR Frédérique Puissat s’indigne d’une centralisation à contre-courant avec les dynamiques du territoire. Elle dénonce des « cartes en trompe-l’œil » et appelle le gouvernement à « assumer » ses choix.

 

 

La DDFiP, administration publique chargée de la gestion des finances publiques du département et de leur recouvrement, va bientôt connaître une réorganisation de ses trésoreries… qui ne plaît pas à tout le monde. La sénatrice LR Frédérique Puissat proteste ainsi contre la centralisation des trésoreries prévue en Isère. Selon elle, le gouvernement ne va pas dans le bon sens et n’assume pas les conséquences de ses choix. C’est-à-dire la fermeture de plusieurs trésoreries dans le département.

 

 

« Moins de trésoreries, c’est moins d’emplois locaux »

 

Frédérique Puissat © Florent Mathieu - Place Gre'net

Frédérique Puissat. © Florent Mathieu – Place Gre’net

La réorganisation de la DDFiP iséroise débutera au mois d’octobre et se poursuivra jusqu’en 2022. Pour la sénatrice Frédérique Puissat, elle « ne correspond pas à la société des territoires que nous voulons construire ». Car, derrière la centralisation, c’est tout un pan de l’économie locale qui risque d’être désavantagé.

 

« Moins de trésorerie c’est moins d’emplois locaux », s’indigne la sénatrice. Elle met également en évidence l’effet « boule de neige » qui risque de suivre la mesure : « Moins d’emplois locaux, c’est moins de vie dans les territoires. Moins de vie dans les territoires, c’est moins d’enfants dans les écoles, les collèges, les lycées. Moins de vie dans les territoires, c’est aussi moins d’économie locale. »

 

 

Des conséquences aussi sociales et environnementales

 

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© Véronique Serre – Place Gre’net

La centralisation des agences dans les grandes villes du département n’aura pas seulement des conséquences économiques, d’après la sénatrice.

 

En effet, « Plus de centralité, c’est plus de densité de circulation sur certains axes routiers. Plus de personnes faisant du pendulaire d’un point à un autre, c’est plus de fatigue pour les agents », souligne l’ancienne maire de Château-Bernard.

 

 

Des « cartes en trompe-l’œil »

 

Outre les conséquences jugées néfastes pour le territoire, la sénatrice s’insurge surtout contre la communication du gouvernement. Pour elle, « le gouvernement doit clairement l’assumer [ndlr : ses choix] » et arrêter de « présenter des cartes du territoire en trompe-l’œil ».

 

« La vérité est pourtant là », déclare Frédérique Puissat, « Les services de la DDFiP de l’Isère ne seront quasiment plus présents sur nos territoires et, à terme, nous pouvons craindre une prise en charge des ses agents par les collectivités locales. […] En aménagement du territoire, comme en mathématiques : 1-1, fait et fera toujours 0 », conclut fermement la sénatrice.

 

Nina Soudre

 

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