Municipales 2020 : “Ensemble ! Grenoble Métropole” et Génération.s répondent présent à l’appel d’union du PCF

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Grenoble Voisins Voisines : la plateforme des solidarités pour faire face ensemble au coronavirus tout en restant chez soi !

 

FOCUS – Une liste commune entre les collectifs grenoblois de gauche pour les élections municipales de 2020, est-elle possible ? En tout cas c’est envisageable ! Plusieurs mouvements ont répondu présent à l’appel du PC Grenoble-Meylan à « se rassembler pour répondre à l’urgence sociale, écologiste, démocratique et humaniste ». Derniers en date : le collectif local Ensemble ! Grenoble Métropole et la branche grenobloise de Génération.s.

 

 

Émilie Chalas. © CreditYuliya-Ruzhechka

Émilie Chalas, investie par LREM. © Crédit Yuliya-Ruzhechka

Les incertitudes croissantes quant au résultat des élections municipales de l’année prochaine ne laissent pas les mouvements de gauche indifférents. Surtout face aux candidatures de l’ancien maire Alain Carignon et de la député Emilie Chalas, fraichement investie pour LREM.

 

Le PC Grenoble-Meylan a ainsi lancé, la semaine dernière, un appel au rassemblement des forces de gauche. Après le groupe local d’Europe écologie – Les Verts (EELV), Génération.s et le collectif local Ensemble ! Grenoble Métropole ont répondu présent quasi simultanément.

 

Dans leurs communiqués – convergents – les deux groupes s’accordent ainsi pour favoriser l’émergence d’une union des gauches écologiste et solidaire à Grenoble et dans la Métropole. Autant qu’ils manifestent leur intention de contrer, entre autres, les candidatures d’Alain Carignon (LR) et, maintenant, d’Émilie Chalas (LREM) aux manettes de Grenoble.

 

« L’urgence climatique est telle que nous ne pouvons plus nous payer le luxe des vieilles divisions stériles, souvent bien plus égotiques que réellement politiques » tacle par ailleurs Ensemble ! Grenoble Métropole. Le ton est donné : climat d’abord, politique politicienne ensuite.

 

 

« Nous assistons à des dérives autoritaires »

 

« Chaque jour les inégalités grandissent, entre les plus riches et les plus pauvres mais aussi entre les campagnes et les villes, les centres villes et les quartiers populaires », affirme Carole Billon, la référente de Génération.s Grenoble Métropole. « Chaque jour nous constatons les bouleversements majeurs provoqués par le changement climatique, menaçant la pérennité de nos sociétés et l’avenir de l’humanité. »

 

Paul Bron et Carole Billon. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Paul Bron et Carole Billon. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Et la jeune femme ne se berce guère d’illusions. « Loin d’apporter des solutions, libéraux, nationalistes et conservateurs répondent en attaquant les droits des travailleurs », explique-t-elle. « Les politiques qu’ils mènent contribuent à défaire la trame de ce qui constitue notre société, au risque de provoquer son éclatement. »

 

Son constat ? « Nous assistons à des dérives autoritaires qui bafouent nos libertés individuelles et fondamentales », décrit la référente. Avant de déclarer que son groupe n’accepte pas ces « alternatives délétères » et propose d’agir collectivement « avec une détermination à hauteur de cet enjeu ».

 

 

Écrire une nouvelle page de la gauche écologiste

 

« Nous aspirons à une société respectueuse de notre environnement et des êtres vivants. Nous aspirons à une société garante du bien commun. Nous aspirons à une société juste, respectueuse de toutes les femmes et de tous les hommes. Nous aspirons à une démocratie renforcée. Nous aspirons à une société du vivre-ensemble », plaide encore Carole Billon. Une autre manière de dire que le groupe a bien entendu l’appel du PCF autant que la réponse d’EELV s’inscrivant dans sa suite.

 

Paul Bron, en compagnie de Benoît Hamon. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Paul Bron, en compagnie de Benoît Hamon. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Quant à l’échelle locale, Carole Billon se dit persuadée de la capacité des métropolitains à faire preuve « d’intelligence collective » pour la construction d’une « future maison commune ». En tout état de cause, elle l’assure, « Générations.s répond présent, et participera à l’écriture de cette nouvelle histoire de la gauche écologiste. »

 

 

« Menace de destruction » du mandat de la « majorité rouge-verte-citoyenne »

 

Bernard Macret, 4ème adjoint à la solidarité internationale à la Ville de Grenoble, à la conférence de presse du 10 février : " II ème rencontre paneuropéennes des villes contre TAFTA-CETA-TISA"

Bernard Macret, conseiller métropolitain membre du collectif Ensemble ! Grenoble Métropole © Placegrenet.fr

Pour le collectif Ensemble ! Grenoble Métropole, les prochaines élections pourraient bien mettre à mal l’image de marque de Grenoble, en matière de transition écologique et d’avancées sociales. « La menace de destruction de tout ce qui a été initié et bâti durant ce mandat par la majorité rouge-verte-citoyenne est bien réelle. »

 

Quid des autres candidats ? « Le retour aux manettes du paquebot municipal d’une droite réactionnaire, violente et corrompue n’est certainement pas à sous-estimer », met en garde le collectif. Qui poursuit, en taclant cette fois-ci LREM, « …laquelle serait facilitée par l’irruption d’une droite affairiste et profondément inégalitaire toute aux ordres d’un président des riches à l’autoritarisme aveugle ». N’en jetez plus !

 

Au-delà de la gestion de la ville, Ensemble ! évoque également le « chaos climatique dans lequel l’humanité toute entière est entrée […] l’explosion des inégalités sociales sur fond de déplétion des ressources et d’effondrement de la biodiversité ». La solution, donc ? L’unité pour mieux régner.

 

 

La raison fait la force

 

Une chose est sure, ces rapprochements s’apparentent à un « mariage de raison plus que d’amour ». « Si toutes les sensibilités sont légitimes, la raison commande l’union des forces de la gauche émancipatrice, écologiste et démocratique » écrit ainsi Ensemble ! Grenoble Métropole dans sa réponse à l’appel du PC.

 

Marche pour le climat à Grenoble le 24 mai 2019 © Florent Mathieu - Place Gre'net

Marche pour le climat à Grenoble le 24 mai 2019 © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Reste à savoir si, comme en 2015, l’union de raison fera la force de la gauche grenobloise écologiste. Génération.s affirme en tout cas vouloir rester « fidèle à son identité et à son souhait de participer à la construction d’une future « maison commune » Et « participera à l’écriture de cette nouvelle histoire de la gauche écologiste ».

 

Pas mieux pour Ensemble ! Grenoble qui dit s’associer « pleinement à l’esprit des communiqués des sections locales du PCF, d’EELV et Génération.s […] » Avec l’objectif de « construire ce projet local de transformation sociale et de transition écologique, résolument de gauche, foncièrement démocratique, pour la Ville de Grenoble et la Métropole ».

 

Avant de conclure optimiste, paraphrasant une citation attribuée à Lénine : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin ! ».

 

JK et NS

 

Précision ajoutée le 22 juillet à 14 h 55

 

Le mouvement Ensemble ! Isère précise que Ensemble! Grenoble Métropole est le résultat d’une scission minoritaire survenue en son sein à l’automne 2016. Qui étaient les transfuges ? Ni plus, ni moins que « les membres favorables à un soutien inconditionnel à l’actuelle majorité en place à Grenoble ».

 

Logo du mouvement Ensemble! Isère. © Ensemble! Isère

Logo du mouvement Ensemble! Isère. © Ensemble! Isère

Pour sa part,  « la majorité de Ensemble! Isère a toujours souhaité garder sa liberté d’appréciation et de critique », souligne le mouvement. Pour qui, « toute proposition politique pour les municipales de Grenoble passe par un bilan contradictoire du mandat écoulé ». Notamment en matière de démocratie locale, et par la « construction de propositions avec la population et les forces engagées dans les mouvements sociaux porteurs de progrès social et environnemental ».

 

Lever toute ambiguïté sur le positionnement politique d’Ensemble ! Isère

 

Le mouvement signale par ailleurs que c’est cette conception de la politique qui a guidé l’action de Guy Tuscher et de Bernadette Richard-Finot. Ces anciens élus de la majorité d’Éric Piolle ont effectivement fait sécession pour fonder, dans la foulée, le groupe « Ensemble à Gauche » au conseil municipal de Grenoble.

 

« Une discussion est en cours  dans ce cadre-là entre différents acteurs et forces politiques, dont Ensemble! Isère », assure le mouvement. « Vis à vis des nos sympathisants et de nos partenaires de discussion, il est important de lever toute ambiguïté sur notre positionnement politique », veut encore appuyer Ensemble ! Isère.

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Commentaires 4
  1. Jolie pièce de théâtre mais c’est du déjà vu.
    Acte I : Appel au rassemblement par les communistes des beaux quartiers à Meylan, soudain devenus écologistes (MDR …). Acte II : le groupe le plus extrême de la majorité municipale répond à l’appel.
    J’attends impatiemment la suite de la pièce. Ils ont prévu quoi au nom de l’écologie rouge ?
    Le ralliement de la CNT, le syndicat anarcho-libertaire au chat noir dont provient l’un des membres de ce groupe ?
    https://blogs.mediapart.fr/stephane-ortega/blog/300818/alternative-municipale-grenoble-le-pouvoir-est-il-maudit
    Le ralliement surprise des grenopolitains (ex communs métropolitains, sans le « iste »), autre montage de la majorité municipale ?
    https://www.ledauphine.com/isere-sud/2017/01/24/les-communs-prennent-de-l-essor-et-se-reunissent-ce-soir-a-grenoble

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  3. Sachant que seuls ils n’auraient aucune chance, Piolle y compris.

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  4. les elcteurs trancheront : ca va saigner

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