Restauration scolaire annulée le 9 mai à Grenoble… sur fond de préavis de grève pour toute la semaine

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FIL INFO – Suite à un préavis de grève national et local, la restauration scolaire est annulée dans les écoles maternelles et élémentaires de Grenoble le jeudi 9 mai. Mais d’autres annulations sont à prévoir, un préavis de grève déposé localement sur l’ensemble de la semaine pouvant perturber le bon fonctionnement des services.

 

 

La Ville de Grenoble annonce une nouvelle annulation de la restauration scolaire le jeudi 9 mai. Une annulation liée à un préavis de grève intersyndical national, mais également local. Face à « l’impossibilité de garantir par avance la production et la livraison, le service des repas et l’encadrement des enfants dans chacune des écoles », la municipalité grenobloise préfère annuler le service, ainsi qu’elle l’explique dans un courrier adressé aux familles.

 

La restauration scolaire est annulée sur Grenoble jeudi 9 mai © Joël Kermabon – Place Gre'net

La restauration scolaire est annulée sur Grenoble jeudi 9 mai. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Comme toujours, les enfants pourront être accueillis avec un repas froid dans les écoles maternelles comme élémentaires, sous condition de personnel en nombre suffisant. Les parents d’élèves sont invités à se renseigner auprès des agents municipaux. Il en va de même pour la garderie du matin et le périscolaire de 16 heures, qui ne seront assurés qu’en fonction des effectifs présents sur place.

 

 

D’autres annulations possibles dans la semaine

 

Mais cette annulation risque de ne pas être la seule, écrit encore la Ville. Trois organisations syndicales (Sud, la CNT et FO) ont ainsi déposé un préavis de grève sur l’ensemble de la semaine, soit les les lundi 6, mardi 7, jeudi 9 et vendredi 10 mai de 11h30 à 13h30.. Un appel à cesser le travail qui s’inscrit dans un contexte de bras de fer récurrent entre municipalité et syndicats des personnels des écoles. Qui n’ont de cesse, à longueur de manifestations, de s’estimer « précaires et sous-payés ».

 

Banderole des personnels des écoles de Grenoble, manifestation pour la Journée internationale des Droits des femmes 2019 © Florent Mathieu - Place Gre'net

Personnels des écoles de Grenoble manifestant pour la Journée internationale des Droits des femmes 2019. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« La Ville a ouvert rapidement des négociations avec l’ensemble des organisations syndicales sur la résorption de la précarité des personnels des écoles », écrit la municipalité. Avant d’annoncer des mesures mises en œuvre à la rentrée 2019, en faveur des agents d’entretien, des Atsem comme des animateurs. Au programme : augmentations de temps de travail, créations de nouveaux postes et de « pool de remplaçants », et annualisation des contrats pour le périscolaire.

 

 

Les syndicats maintiennent la pression

 

« Ceux qui ont signé l’accord sont ceux qui n’ont jamais participé au mouvement ! », répond-on du côté de Sud. Loin de se satisfaire du protocole d’accord adopté entre la municipalité et les syndicats CGT, CFDT et CFTC, l’intersyndicale contestataire estime dans un communiqué que celui-ci ne remplit pas son rôle de « déprécarisation » des agents. En cause ? Des contrats fluctuants ou payés un « demi-Smic », dénoncent-ils.

 

Des ATSEM de l'école maternelle Nicolas-Chorier en plein essayage de nouvelles blouses. © Charles Thiebaud - Place Gre'net

Des Atsem de l’école maternelle Nicolas-Chorier en plein essayage de nouvelles blouses. © Charles Thiebaud – Place Gre’net

Et d’ajouter : « La mairie de Grenoble fait la sourde oreille et refuse de répondre favorablement à nos revendications de résorption de la précarité. La municipalité assume le risque pendant la grève de gaspiller chaque jour des milliers de repas et laisse les parents dans l’incertitude. » Tout en jugeant que le courrier adressé aux familles relève de la communication politique, sous couvert d’information pratique.

 

Pour défendre sa position, la Ville de Grenoble explique pour sa part que certaines revendications se heurtent au statut même de la fonction publique, tout en étant incompatibles avec le fonctionnement des écoles et en représentant un « impact financier très important ». Elle dit par ailleurs « regretter que ce nouveau préavis soit déposé avant même la mise en œuvre des mesures du protocole et leur évaluation ».

 

FM

 

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