À Meylan, le nouveau cirque Triomphe dans le collimateur du collectif pour des cirques sans animaux

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FIL INFO – À Meylan, un collectif s’oppose à la venue sur un terrain privé du nouveau cirque Triomphe, dénonçant des maltraitances envers les animaux mais aussi une occupation illégale du terrain.

 

 

Animaux du Nouveau cirque Triomphe attaché à un arbre à Fontaine. © Place Gre'net

Le cirque Triomphe à Fontaine en 2017. © Place Gre’net

Après Fontaine en 2017, et quelques jours après son passage à Sassenage, le nouveau cirque Triomphe fait à nouveau parler de lui, en traînant derrière lui son lot de détracteurs.

 

Cette fois, c’est à Meylan, où le cirque se produit ce dimanche 7 avril après-midi, que les opposants entendent faire entendre leur voix. Tous sont regroupés sous le collectif grenoblois pour des cirques sans animaux et soutenus par l’antenne grenobloise de The Save movement organizer,

 

 

« Aucune autorisation écrite n’a été donnée »

 

Le collectif dénonce des maltraitances envers les animaux, mais également une occupation illégale de terrain. Car le terrain de la faculté de pharmacie qu’occupe le cirque n’est pas une parcelle publique mais privée, propriété de l’Université Grenoble Alpes. « Aucune autorisation écrite n’a été donnée au cirque Triomphe », assure le maire Jean-Philippe Blanc dans un courrier.

 

Jean-Philippe Blanc, le maire de Meylan. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Jean-Philippe Blanc, maire de Meylan. © Joël Kermabon

« Ils se sont apparemment installés sans titre, ni droit, ce qui constitue au regard du droit une infraction pénale. »

 

Mais précise-t-il : « Seul le propriétaire des lieux peut porter plainte ou agir en référé auprès du tribunal administratif pour demander l’évacuation des lieux ».

 

Le collectif grenoblois pour des cirques sans animaux qui demandait à occuper le domaine public pour pouvoir manifester s’est, quant à lui, vu opposer une fin de non-recevoir. En cause, « des risques de troubles avec le public hostile ou les représentants du cirque » invoqués par le maire.

 

Un refus dont s’indigne le collectif, pour qui « il n’est pas légal pour un maire d’interdire la tenue d’une manifestation, à moins d’avoir la preuve tangible d’un trouble à l’ordre public et/ou que des dégradations des biens de la ville soit apportée ».

 

Jean-Philippe Blanc, lui, appelle au calme et se dit vigilant. « Si des constats de mauvais traitements devaient exister, j’interviendrais pour donner toutes les suites qui s’imposent. Je pense que le meilleur acte qu’il est possible de faire pour celles et ceux qui partagent cette position est de ne pas se rendre dans de tels cirques et d’inciter ceux qui nous entourent à en faire autant. »

 

PC

 

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