Fin de la trêve hivernale : le Dal 38 dénonce les remises à la rue suite à la fermeture des centres d’hébergement

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FOCUS – Lundi 1er avril, la fin de la trêve hivernale n’avait rien d’un canular pour les personnes occupant les centres d’hébergement d’urgence Perce-Neige de Grenoble et Picasso d’Échirolles. Si le premier avait été déserté par ses locataires avant l’intervention des forces de l’ordre, le second a été évacué par les vigiles et la police municipale d’Échirolles. Et ceci après une annonce de prolongation d’ouverture non suivie d’effet.

 

 

Les mili­tants du Dal 38 (Droit au loge­ment) ne déco­lèrent pas. Lundi 1er avril, la fin de la trêve hiver­nale s’est tra­duite par la fer­me­ture de deux centres d’hé­ber­ge­ment hiver­nal : celui du Perce-Neige à Grenoble, et celui du gym­nase Pablo-Picasso d’Échirolles. Une fer­me­ture qui repré­sente une remise à la rue pure et simple pour nombre de per­sonnes héber­gées dans ces centres, en grande majo­rité des hommes seuls*.

 

Le samedi 30 mars, le DAL 38 s'alliait aux Gilets jaunes pour dénoncer la fin de la trêve hivernale et faire valoir ses revendicatons © Joël Kermabon - Place Gre'ent

Le samedi 30 mars 2019, le Dal 38 s’al­liait aux Gilets jaunes pour dénon­cer la fin de la trêve hiver­nale et faire valoir ses reven­di­ca­tions. © Joël Kermabon – Place Gre’ent

 

Des hommes seuls ? Des struc­tures per­met­tant l’hé­ber­ge­ment de familles res­tent en effet ouvertes au-delà de la seule période hiver­nale. C’est par exemple le cas du centre de Comboire, éga­le­ment situé à Échirolles, qui compte parmi ses occu­pants de nom­breux enfants et devrait res­ter ouvert jus­qu’au mois de juin. Ou encore des centres d’hé­ber­ge­ment de Voreppe et de Seyssinet qui connaissent aussi une pro­lon­ga­tion de leur ouver­ture.

 

 

Malgré les annonces, le gymnase Picasso a bel et bien fermé

 

Quid des per­sonnes héber­gées dans les centres fer­més ? Au perce-neige, nombre d’entre elles avaient fait leurs bagages avant même l’in­ter­ven­tion des forces de l’ordre, le lundi 1er avril dès 7 heures du matin. La situa­tion est d’au­tant plus com­pli­quée pour les sans-abris qui rési­daient dans ce centre que celui-ci est l’un des seuls de l’ag­glo­mé­ra­tion à accep­ter les chiens. Un obs­tacle récur­rent pour per­mettre à cer­tains d’ac­cé­der à des places d’hé­ber­ge­ment.

 

Rassemblement devant le gymnase Picasso le lundi 1er avril © Capture d'écran vidéo France 3

Rassemblement devant le gym­nase Picasso le lundi 1er avril. © Capture d’é­cran vidéo France 3

 

Quant aux habi­tants du gym­nase Picasso, qui pen­saient béné­fi­cier d’une semaine de répit, leur joie a été de courte durée… En effet, lors que les mili­tants du Dal s’é­taient mobi­li­sés dès le matin devant le local, l’é­lue de la Ville d’Échirolles à l’Action sociale Sylvette Rochas annon­çait sur France 3 une pro­lon­ga­tion de son ouver­ture d’une semaine. Pourtant, lorsque les occu­pants sont reve­nus à 18 heures, ils ont trouvé leurs affaires sur le trot­toir tan­dis que le local était gardé par des vigiles… et cinq poli­ciers muni­ci­paux d’Échirolles.

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