Des usagers des TER Auvergne-Rhône-Alpes dénoncent une « désorganisation » de la SNCF et demandent un remboursement à 100 % des abonnements.

Le Collectif de l’Étoile fer­ro­viaire de Veynes appelle les élus… et les gilets jaunes à mani­fes­ter le samedi 2 mars

Le Collectif de l’Étoile fer­ro­viaire de Veynes appelle les élus… et les gilets jaunes à mani­fes­ter le samedi 2 mars

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

FIL INFO – Le col­lec­tif de l’Étoile fer­ro­viaire de Veynes accuse l’État de lais­ser sciem­ment « pour­rir » la ligne fer­ro­viaire Grenoble-Veynes-Gap en jouant la montre sur les études à réa­li­ser. Et appelle à un ras­sem­ble­ment le 2 mars autant des élus que des gilets jaunes. Soutenus par de nom­breuses col­lec­ti­vi­tés, les tra­vaux à réa­li­ser sur l’axe fer­ro­viaire semblent en effet trans­cen­der les cli­vages politiques.

Face à un État accusé de « jouer la montre », le Collectif de l’Étoile fer­ro­viaire de Veynes en appelle aux écharpes tri­co­lores des élus… et aux gilets jaunes. Une mani­fes­ta­tion est ainsi pré­vue le samedi 2 mars à 14 h 30 sur le rond-point du Fau, à Monestier-de-Clermont. Objectif ? Exiger du gou­ver­ne­ment qu’il s’en­gage finan­ciè­re­ment dans les tra­vaux de régé­né­ra­tion de la voie fer­ro­viaire Grenoble-Veynes-Gap.

Un train en gare de Clelles, sur la ligne Grenoble-Veynes-Gap © Collectif de l'étoile ferroviaire de Veynes

Un train en gare de Clelles, sur la ligne Grenoble-Veynes-Gap. © Collectif de l’é­toile fer­ro­viaire de Veynes

Motif de la colère du col­lec­tif ? L’État s’est engagé à mener des études, en lien avec les col­lec­ti­vi­tés pour iden­ti­fier les axes fer­ro­viaires prio­ri­taires pou­vant béné­fi­cier d’une aide. Confiée au pré­fet François Philizot, la mis­sion est cen­sée prendre fin en mars 2019. Pourtant, aucune étude n’a pour l’heure été réa­li­sée sur la ligne Grenoble-Gap. Une situa­tion que Grenoble-Alpes-Métropole a d’ailleurs dénon­cée auprès du pré­fet de région.

Une ques­tion qui trans­cende les cli­vages politiques

Pour le col­lec­tif, la situa­tion est d’au­tant plus absurde que plu­sieurs acteurs publics se disent prêts à mettre la main au por­te­feuille. C’est le cas de la Métro, qui a voté un bud­get mobi­li­sable de 2 mil­lions. C’est aussi le cas du Conseil dépar­te­men­tal de l’Isère et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Ces der­niers ont ainsi cha­cun adopté un vœu actant leur inten­tion de par­ti­ci­per finan­ciè­re­ment à des tra­vaux sur la ligne, dans le cadre du contrat de plan État-région (CPER).

Le Collectif de l'étoile ferroviaire de Veynes multiplie les actions, comme ici en mars 2018 dans les locaux de la SNCF Réseau Chambéry © SEAU

Le Collectif de l’é­toile fer­ro­viaire de Veynes mul­ti­plie les actions, comme ici en mars 2018 dans les locaux de la SNCF Réseau Chambéry. © Seau

La Communauté de com­munes du Trièves, les com­munes isé­roises de Lalley ou de Gresse-en-Vercors, ou la drô­moise Lus-la-Croix-haute se disent, elles aussi, prêtes à par­ti­ci­per. De même que le Département des Hautes-Alpes et la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Face à cet engoue­ment mas­sif des col­lec­ti­vi­tés, les usa­gers de l’Étoile fer­ro­viaire de Veynes s’é­tonnent du silence de l’État, soup­çonné de lais­ser sciem­ment « pour­rir la voie ».

La ques­tion semble trans­cen­der les cli­vages poli­tiques. Ainsi, plu­sieurs élus ont-ils annoncé leur par­ti­ci­pa­tion ou leur repré­sen­ta­tion à la mani­fes­ta­tion. Parmi les­quels le député En marche des Hautes-Alpes Joël Giraud et la maire de Clelles et conseillère régio­nale Les Républicains Marie-Claire Terrier. Sans oublier le séna­teur “rouge-vert¨ de l’Isère Guillaume Gontard ou le vice-pré­sident de la Métro en charge des Déplacements Yann Mongaburu.

FM

LA FNAUT DÉNONCE DES TER AUVERGNE-RHÔNE-ALPES SURCHARGÉS

Le Collectif de l’Étoile fer­ro­viaire de Veynes n’est pas seul à pro­tes­ter. La Fnaut Aura (Fédération natio­nale des asso­cia­tions d’u­sa­gers des trans­ports) dénonce ainsi « une situa­tion qui dure » : la sur­charge des trains régio­naux en Auvergne-Rhône-Alpes. En cause ? Des trains trop courts, qui n’offrent pas des capa­ci­tés suf­fi­santes pour les passagers.

Sur les réseaux sociaux (ici Twitter), les usagers ne manquent pas de dénoncer des trains TER bondés sur les lignes Auvergne-Rhône-Alpes

Sur les réseaux sociaux (ici Twitter), les usa­gers ne manquent pas de dénon­cer des trains TER bon­dés sur les lignes Auvergne-Rhône-Alpes.

En 2018, la Fnaut avait déjà inter­pellé la Région Auvergne-Rhône-Alpes comme la SNCF sur cette ques­tion. « La SNCF expli­quait alors que cette situa­tion était conjonc­tu­relle et était liée à des immo­bi­li­sa­tions pour pannes, mise au point de nou­veaux maté­riels, répa­ra­tions pour acci­dent… », écrit-elle. Problème : un an après, rien n’a changé, selon la Fédération.

La SNCF et la Région sur le gril

Parmi les photographies qui circulent sur les réseaux sociaux : Un TER Roanne-Lyon bondé, décembre 2018. DR

Photographie qui cir­cule sur les réseaux sociaux : un TER Roanne-Lyon bondé, décembre 2018. DR

« Les années passent et l’inaction devient inac­cep­table », fait ainsi savoir la Fnaut. Qui attend la mise en place de trains adap­tés en taille à leur fréquentation.

Le regrou­pe­ment d’u­sa­gers exige ainsi de la SNCF qu’elle trouve une solu­tion à ses pro­blèmes de main­te­nance, et de la Région qu’elle achète ou loue du maté­riel sup­plé­men­taire pour aug­men­ter le nombre de places.

Parmi les solu­tions pro­po­sées, la Fnaut sug­gère ainsi à la Région de faire appel à d’autres conseils régio­naux pour se faire prê­ter des trains, « comme la Région Ile de France vient de le faire ». Et la Fédération de rap­pe­ler que le fer­ro­viaire consti­tue une réponse pos­sible aux embou­teillages et à la pol­lu­tion atmo­sphé­rique. Avant de conclure : « Encore faut-il avoir suf­fi­sam­ment de trains ! ».

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Florent Mathieu

Auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

A lire aussi sur Place Gre'net

Les fameux vélos jaunes en location du service Métrovélo, rebaptisé Mvélo+ en octobre 2021. près de l'agence de la gare vendredi 25 février 2022 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net
Harcèlement, dys­fonc­tion­ne­ments, perte de sens… le ser­vice de loca­tion MVélo+, ex Métrovélo est-il en train de “s’ef­fon­drer” ?

ENQUÊTE - Que se passe-t-il à Mvélo+ (ex-Métrovélo) ? Depuis la grève inédite de septembre 2021, le malaise perdure. Le service de location de vélos Lire plus

La justice ordonne la suspension de l'arrêté organisant les piétonnisations Place(s) aux enfants sur Grenoble
La jus­tice ordonne la sus­pen­sion de l’ar­rêté orga­ni­sant les pié­ton­ni­sa­tions Place(s) aux enfants sur Grenoble

FIL INFO — Le tribunal administratif de Grenoble ordonne à la Ville de Grenoble la suspension de l'arrêté organisant les piétonnisations siglées Place(s) aux enfants. Lire plus

Conseil métro­po­li­tain : le groupe Une métro­pole d’a­vance demande au gou­ver­ne­ment de décla­rer « l’é­tat d’ur­gence climatique »

FOCUS - Le groupe Une métropole d'avance (Uma) a formulé un vœu demandant au gouvernement de déclarer l'état d'urgence climatique lors du conseil métropolitain de Lire plus

La Ville de Grenoble lance une phase de concertation autour des usages de ses Place(s) aux enfants
Place(s) aux enfants : nou­velles polé­miques autour de la pié­ton­ni­sa­tion de plu­sieurs rues à Grenoble

FOCUS - Alors que la Ville de Grenoble vient de présenter (de nouveau) le déploiement du dispositif Place(s) aux enfants, la colère contre la piétonnisation d'une dizaine Lire plus

Fermeture d'Esclangon: Grenoble coupe-t-elle les ponts avec la Ville de Fontaine et la Métropole?
Fermeture d’Esclangon : Grenoble coupe-t-elle les ponts avec la Ville de Fontaine et la Métropole ?

FOCUS - La décision de la Ville de Grenoble de ne pas rouvrir, comme attendu, le pont Esclangon dans son sens Grenoble-Fontaine provoque la colère Lire plus

Les colonnes Morris estampillées JCDecaux de retour à Grenoble sept ans après leur disparition
Les colonnes Morris estam­pillées JCDecaux de retour à Grenoble sept ans après leur disparition

FOCUS - Sept ans après leur disparition, les colonnes Morris JCDecaux refont leur apparition dans le paysage urbain grenoblois. De quoi susciter l'ironie du groupe Lire plus

Flash Info

|

27/06

15h07

|

|

27/06

11h44

|

|

27/06

11h06

|

|

27/06

10h59

|

|

24/06

13h49

|

|

24/06

10h01

|

|

24/06

8h54

|

|

23/06

15h35

|

|

23/06

13h00

|

|

23/06

10h34

|

Les plus lus

A écouter| Chronique Place Gre’net – RCF épi­sode 35 : « Le second tour des légis­la­tives en Isère »

Législatives| Carte inter­ac­tive légis­la­tives 2022 : l’en­semble des résul­tats du second tour en isère

Législatives| Résultats des légis­la­tives 2022 en Isère : 4 dépu­tés Ensemble, dont Olivier Véran, 4 élus Nupes, un LR et un RN

Agenda

Je partage !
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin