L’union de quartier Grenoble-Confluence, ex-Arago Jean-Macé Martyrs, affirme ses revendications

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FIL INFO – L’union de quartier Arago Jean-Macé Martyrs est devenue l’union de quartier Grenoble-Confluence à l’issue de sa dernière assemblée générale, le 7 décembre 2018. Un changement de nom qui s’inscrit dans la dynamique d’unification de ce quartier en pleine construction. Et qui s’est accompagné de nombreuses revendications à destination de la mairie.

 

 

Après Lyon Confluence, voici Grenoble-Confluence. Un « clin d’œil » à la capitale des Gaules confirme Julien Minet, président de l’union de quartier nouvellement renommée. Oubliez le Rhône et la Saône, c’est ici l’Isère et le Drac qui assurent les délimitations de ce quartier en bout de presqu’île. Un point de confluence « qui n’était pas encore mis en avant à Grenoble », observe Julien Minet.

 

 

Un nom pour les rassembler tous

 

Le nouveau nom se veut cohérent avec le but de l’union de quartier : unir les habitants des différents pôles de vie de la presqu’île. À Jean-Macé, Martyrs et Arago, il fallait encore ajouter Cambridge, nouveau quartier de logements et de commerces du secteur.

 

L'union de quartier Grenoble-Confluence regroupe des habitants du Nord de la Presqu'île de Grenoble. © Chloé Ponset - Place Gre'net

L’union de quartier Grenoble-Confluence regroupe des habitants du Nord de la Presqu’île de Grenoble. © Chloé Ponset – Place Gre’net

Plutôt qu’un interminable « Union de quartier Arago Jean-Macé, Martyrs Cambridge », le choix s’est porté sur le plus digeste « Grenoble-Confluence ». « On a déjà un quartier morcelé. Pas besoin d’amplifier ce morcellement par le nom de notre union », explique Julien Minet.

 

L’union de quartier n’en est toutefois pas à son premier changement de nom. Née en 1935, elle s’appelait à l’origine « Union de quartiers des Abattoirs et de la cité Jean-Macé ». À l’époque, le quartier comptait 300 habitants. Ils sont près de 5 000 aujourd’hui.

 

 

De nombreux points de désaccords avec la municipalité

 

L’assemblée générale du 7 décembre n’a pas uniquement été l’occasion d’un changement de nom. Les habitants du quartiers en ont profité pour manifester leur mécontentement sur certains points face à plusieurs élus de la Ville. Des désaccords concernant notamment le quartier Cambridge, la passerelle vers l’Esplanade et le parc Tarze.

 

Secteur en pleine construction, le quartier Cambridge est le théâtre d'incessants travaux depuis 2016. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Secteur en pleine construction, le quartier Cambridge est le théâtre d’incessants travaux depuis 2016. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Dans le secteur Cambridge, les habitants se désolent des chantiers quotidiens qui constituent leur cadre de vie. La construction de ce projet urbain est cependant planifié jusqu’à 2034. Pas moins de 900 logements, 2 300 m2 de commerces, une crèche, un parc… Une vision à long terme défendue par la Ville mais difficile à entendre pour des riverains installés depuis parfois deux ans.

 

Les habitants de la presqu’île nourrissent également de fortes attentes concernant la construction d’une passerelle vers la rive droite de l’Isère. « À ce jour, les habitants de la rive gauche sont les oubliés du tram E », écrivent-ils dans un communiqué publié à la suite de leur assemblée générale. Et ceux-ci de demander l’inscription du projet au programme pluriannuel d’investissement (PPI) de la Métro.

 

 

Tarze, le parc de la discorde

 

C’est le parc Tarze qui cristallise le plus les tensions depuis que les habitants ont appris que la société d’économie mixte (Sem) Innovia convoitait l’espace vert pour des projets immobiliers. Une requalification d’un terrain en friche pollué selon la mairie, quand l’union de quartier Grenoble-Confluence y voit la disparition d’un parc utilisé et apprécié.

 

Les habitants du quartier craignent que le parc Tarze disparaisse au profit d'un projet immobilier. DR

Les habitants du quartier craignent que le parc Tarze disparaisse au profit d’un projet immobilier. DR

Le collectif demande ainsi que le parc soit « dépollué et rendu aux habitants ».

 

Malgré les sujets de désaccords nombreux, le président de l’union de quartier Julien Minet a bon espoir : « On a donné un signe d’ouverture à la municipalité sans se mettre dans une position de blocage.

 

Nous avons appuyé là où ça fait mal pour pouvoir avancer. » Le collectif attend maintenant des réponses de la municipalité. Et les espèrent dans son sens. Sollicitée par Place Gre’net, la Ville n’avait pas répondu au moment de la publication de cet article.

 

Jules Peyron

 

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