Des associations dénoncent la suppression du TGV Annecy-Marseille et demandent des lignes entre les Alpes et la Provence

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FIL INFO – Dans un communiqué commun, trois associations de défense du ferroviaire dénoncent la suppression annoncée des TGV reliant Annecy à Marseille, assurés durant les périodes de forts trafic. Une décision qui, selon elles, constitue un « gâchis financier » au regard des investissements réalisés sur la ligne.

 

 

Pour les associations, c’est un enterrement « sans fleurs ni couronnes ». Dans un communiqué commun, la Fnaut Auvergne-Rhône-Alpes, l’ADTC et l’ARDSL* dénoncent la suppression par la SNCF du TGV Annecy-Marseille. Et publient à cette occasion un « avis de décès », en faisant remarquer que la société ferroviaire n’a pas communiqué sur l’abandon de cette ligne assurée lors des périodes de trafic important.

 

Un train TGV. DR

Un train TGV. DR

 

Désormais, notent les défenseurs du rail, les Annéciens devront se rendre soit à Lyon Part-Dieu, soit à Valence TGV pour pouvoir prendre un TGV en direction de Marseille. Et ce n’est pas le seul “coup” porté à la liaison TGV avec Annecy, puisque deux des sept allers-retours Annecy-Paris devraient également être supprimés d’ici la fin de l’année 2018.

 

 

Un gâchis financier pour les collectivités, clament les associations

 

Au-delà même de l’aspect pratique pour les usagers, les associations dénoncent un gâchis financier. En effet, afin de pouvoir assurer cette liaison, la SNCF avait procédé au raccordement du tronçon Grenoble-Valence à la ligne grande vitesse (LGV). Montant de l’investissement ? Près de 40 millions d’euros, dont 14 millions apportés par l’État, la Région, les Départements de la Drôme et de l’Isère ainsi que la Métro.

 

Gare de Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Gare de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Or, affirment les associations, ce raccordement sera désormais inutilisé, sauf en cas de détournements exceptionnels de TGV Paris-Grenoble. « Un tel gaspillage d’argent public par nos élus est déplorable », jugent-elles. Tout en considérant que « le train ne joue pas le rôle qu’il devrait avoir dans les déplacements entre les villes alpines et la Provence ». Une situation qui pousse les voyageurs à se tourner vers les déplacements automobiles…

 

C’est pourquoi le communiqué appelle les élus du sillon alpin à « s’emparer du dossier des relations entre les Alpes et le Sud de la France » afin de créer ou recréer des lignes entre les deux parts de l’Hexagone. Sont ainsi demandés des dessertes TER quotidiennes entre Grenoble et Avignon, des TER entre Grenoble et Marseille via la ligne des Alpes, ainsi que des TGV (ou des TER grande vitesse) assurant un tracé Turin-Marseille.

 

FM

 

 

* Respectivement Fédération nationale des associations d’usagers des transports, Association développement transports en commun et Association rail Dauphiné Savoie Léman.

 

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