A480 : la climatologue Valérie Masson-Delmotte « stupéfaite » des doutes des commissaires enquêteurs

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FIL INFO – Dans un tweet, la climatologue française Valérie Masson-Delmotte se dit stupéfaite de la réponse apportée par les commissaires-enquêteurs à une question en lien avec l’enquête publique sur le projet d’élargissement de l’A480. La commission d’enquête, qui s’est dite favorable au projet porté par Area, a en effet ouvertement douté des conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

 

 

DR

Dans un tweet, la cli­ma­to­logue fran­çaise Valérie Masson-Delmotte se dit « stu­pé­faite » de la réponse appor­tée par les com­mis­saires-enquê­teurs à une ques­tion en lien avec le pro­jet d’é­lar­gis­se­ment de l’A480 dans sa tra­ver­sée de Grenoble.

 

La com­mis­sion d’en­quête a en effet rendu publiques les réponses aux ques­tions posées par les contri­bu­teurs, en marge de ses conclu­sions, favo­rables au pro­jet porté par Area (moyen­nant simples recom­man­da­tions). En réponse à l’un de ces contri­bu­teurs, qui s’é­ton­nait qu’un tel pro­jet puisse voir le jour deux ans après la signa­ture par la France de l’Accord de Paris et alors que le Giec s’ap­prê­tait à publier un énième rap­port alar­mant, la com­mis­sion d’en­quête s’é­tait mon­trée pour le moins dubi­ta­tive…

 

 

Après Eric Piolle, c’est la climatologue Valérie Masson-Delmotte qui réagit

 

« La Cop 21 a démon­tré son échec, les prin­ci­pales puis­sances pla­né­taires (États-Unis, Russie, Inde et sur­tout Chine) n’ayant pas répondu favo­ra­ble­ment à l’ac­cord sou­haité », sou­lignent les com­mis­saires-enquê­teurs.

 

L'A480 est bouchée à plusieurs heures de la journée.

L’A480 dans la tra­ver­sée de Grenoble.

L’assertion a fait bon­dir la cli­ma­to­logue fran­çaise qui a contri­bué aux 4e et 5e rap­ports du Groupe d’experts inter­gou­ver­ne­men­tal sur l’évolution du cli­mat, publiés en 2007 et 2013.

 

D’autant que, quelques lignes plus loin, la com­mis­sion d’en­quête ajoute, enfon­çant le clou : « les conclu­sions du Giec sont actuel­le­ment contre­dites par un cer­tain nombre de scien­ti­fiques. Qui croire ? »

 

Des pro­pos qui ont déjà fait réagir Eric Piolle, et ce dès la publi­ca­tion du rap­port. Le maire éco­lo­giste de Grenoble a ainsi immé­dia­te­ment inter­pellé le pré­fet et le ministre de la Transition éco­lo­gique. Jusqu’ici, sans résul­tat. Il a, à cette occa­sion, clai­re­ment accusé la com­mis­sion d’en­quête de relayer les argu­ments des cli­mato-scep­tiques à quelques jours de l’ou­ver­ture à Katowice, en Pologne, de la 24e Conférence des Nations unies sur le cli­mat.

 

PC

 

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Commentaires 2
  1. En quoi l’é­lar­gis­se­ment de l’A480 modi­fie­rait le cli­mat de la pla­nète ? Les « scien­ti­fiques » en ques­tion pour­raient répondre à cette ques­tion, sachant que l’en­semble du CO2 émis par la France ne cor­res­pond qu’à 0,92% des émis­sions anthro­piques de la pla­nète !
    Balayer d’un revers de la main les argu­ments des vilains cli­mato-scep­tiques est un peu léger de la part de scien­ti­fiques pour qui le doute doit être la ligne direc­trice : où est la DÉMONSTRATION de la mal­fai­sance du CO2 ? peut-être ont-ils peur pour le finan­ce­ment de leurs labos, mais je n’ose l’i­ma­gi­ner.

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  2. Ce com­mis­saire-enquê­teur a des cir­cons­tances atté­nuantes. Contrairement à un élève de fin de pri­maire ou à un col­lé­gien, il ne sait pas qu’il ne faut pas mélan­ger des mesures dif­fé­rentes (kilo­mètre et mètre) dans un cal­cul de sur­face. Voir son cal­cul de l’aire de l’au­to­route concerné par l’é­lar­gis­se­ment : 8,5 kms [sic ! avec un “s”] x 2 x 18m de large = 306 km². Alors for­cé­ment, avoir un avis scien­ti­fique sur le cli­mat, c’est peut-être lui deman­der beau­coup à ce brave homme.

    Enfin tout n’est pas néga­tif ! Grâce à lui, on a la démons­tra­tion qu’on peut être nul en maths et finir com­mis­saire-enquê­teur. C’est quand même un point posi­tif 😀

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