Bientôt un “Biolab” sur Grenoble ? L’association Nemeton lance une campagne de financement participatif

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FIL INFO — L’association Nemeton lance une campagne de financement participatif pour aider à la création d’un biolab sur Grenoble. Adepte de la « biologie participative », l’association veut rendre accessible un laboratoire à des biologistes amateurs, tout en organisant des sessions d’initiation et des ateliers. Première thématique ? Comment fabriquer soi-même son vin.

 

 

Après la démocratie participative, la « biologie participative » ? C’est l’objectif de l’association Nemeton et de sa campagne de financement participatif sur la plateforme régionale Kocoriko pour la création d’un « biolab » sur Grenoble. Autrement dit, un « labo de biologie accessible sur abonnement à des gens qui ne sont pas forcément biologistes de métier ».

 

 

Un première session sur la fabrication du vin

 

Actuellement installée au sein la pépinière d’associations Cap Berriat, Nemeton entend commencer ses actions par des sessions d’initiations à travers des workshops étalés sur trois séances s’adressant à des groupes de six personnes. Première thématique ? « Viens transformer du jus de raisin en vin ». Ou comment faire découvrir à des néophytes le principe de fermentation et fabriquer, in fine, leur propre bouteille de vin rouge.

 

L'association Nemeton lance une campagne de financement participatif pour la création d'un "biolab", laboratoire de biologie participative sur Grenoble.Le principe de fermentation au cœur du premier atelier d'initiation de Nemeton © Nemeton

Le principe de fermentation au cœur du premier atelier d’initiation de Nemeton. © Nemeton

 

Ainsi, la somme récoltée par l’association permettra-t-elle d’acheter l’équipement nécessaire à ces premiers ateliers. Soit tout le matériel de fermentation comme d’embouteillages, mais aussi des microscopes, un tableau blanc et d’autres accessoires nécessaires à toute démarche pédagogique. Sur les 3 000 euros demandés, un peu plus de 400 avaient été récoltés au matin du 12 novembre, vingt jours avant la fin de la campagne.

 

 

De nouveaux ateliers en vue

 

Par la suite, l’association espère trouver un lieu où installer son laboratoire, et permettre à ses abonnés de concrétiser leurs projets. Des exemples ? « Une étudiante en design qui va bosser sur des emballages biodégradables fabriqués par des bactéries qui produisent de la cellulose, (…) un jardinier qui veut savoir si la terre de son jardin contient des métaux lourds (…), une équipe qui veut développer un équipement médical open source et à bas prix », détaille Nemeton.

 

Le vin comme premier objet d'études biologiques © Nemeton

Le vin comme premier objet d’études biologiques. © Nemeton

 

Et pour ceux qui n’ont pas de projets définis, le biolab compte bien continuer à organiser des ateliers et des initiations. « Il y a pas mal de trucs de prévus », écrit encore l’association, qu’il s’agisse de la fabrication d’un microscope, de « faire pousser des chaises »… voire d’apprendre à élever soi-même des insectes comestibles.

 

FM

 

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