À Grenoble, des demandeurs d’asile campent depuis trois mois dans un parc pollué

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REPORTAGE – Arrivés de Macédoine et de Serbie, une trentaine de demandeurs d’asile, dont de jeunes enfants et des personnes malades, campent depuis trois mois sur un terrain pollué du parc Henri-Tarze de Grenoble. Alors que ni la Ville ni l’État n’ont jusqu’ici engagé de mesures de mise à l’abri, cet accueil des plus spartiates devient critique avec l’arrivée du froid…

 

 

Quartier Jean Macé à Grenoble, une trentaine de familles de demandeurs d'asile massés sur le terrain pollué du parc Henri-Tarze, depuis trois mois pour la plupart d'entre eux. dimanche 27 octobre © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Une trentaine de familles de demandeurs d’asile sont massées sur un terrain pollué, pour la plupart d’entre elles depuis trois mois. Dimanche 28 octobre. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Les temps sont durs pour cette trentaine de migrants venus chercher refuge à Grenoble et contraints de dormir sous des tentes depuis plusieurs semaines. Un campement de fortune installé dans le parc Henri-Tarze, quartier Jean Macé, pollué par des remblais contaminés.

 

Avec l’arrivée soudaine du mauvais temps, les familles ont dû renforcer les tentes à l’aide de sacs plastiques. De bien piètres renforts face aux pluies battantes et à la neige que la météo annonce…

 

 

« Ils nous ont dit qu’ils s’en foutent ! »

 

« La préfecture a relevé nos empreintes, expliquent les migrants. On nous a demandé de remplir des papiers et cela fait des semaines qu’on attend ici. » Certains sont à Grenoble depuis six mois, comme Ferdi. Tous sortent de leur poche leur attestation de demandeur d’asile, leur visa pour un avenir meilleur. Du moins, l’espèrent-ils.

 

Quartier Jean Macé à Grenoble, une trentaine de familles de demandeurs d'asile massés sur le terrain pollué du parc Henri-Tarze, depuis trois mois pour la plupart d'entre eux. dimanche 27 octobre © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Famille de demandeurs d’asile qui campe sur un terrain pollué du parc Henri-Tarze dans le quartier Jean Macé à Grenoble. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Si la loi française dispose que ces personnes doivent être hébergées dans des centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada), aucune ne s’est vu proposer un hébergement. Ni même de solution de mise à l’abri provisoire, dans un gymnase ou un hôtel.

[…]

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Commentaires 5
  1. Les demandeurs d’asile sont du ressort exclusif de la Préfecture. C’est elle qui doit les loger. Il n’y a pas que ces familles à la rue … et encore … elles ont des tentes, il y a des dizaines de demandeurs d’asile à la rue, surtout des personnes isolées.
    S’il y a des malades dus au sol pollué, j’espère que la préfecture sera attaquée sur son non observation de ses obligations et mise en danger de la vie d’autrui.

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    • « j’espère que la préfecture sera attaquée »

      Trop bien , ça sera le contribuable qui va payer et on va augmenter les impots… (ou par exemple,mettre moins d’effectif dans l’education national, pour compenser les nouvelles depenses…)

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      • Si vous voulez faire des économies, demandez donc au préfet d’arrêter de délivrer des OQTF à tour de bras, à des étrangers en France depuis des années, qui travaillent, très souvent en CDI et qui vont devant le Tribunal Administratif pour contester les OQTF, avec l’aide d’avocats ne recevant comme tout salaire, que l’aide juridictionnelle.
        Ce n’est pas 1 procès qui va creuser le déficit par une dépense démesurée, ce sont bien les OQTF et les expulsions etc qui occupent les personnels de la préfecture, les policiers et les magistrats et coûtent horriblement cher aux contribuables.

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  3. Merci l’union européenne pour avoir rétabli les bidonvilles en périphérie de nos villes…

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