L’université Grenoble-Alpes adopte soixante mesures pour améliorer le bien-être au travail

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FIL INFO – L’Université Grenoble-Alpes vient d’adopter soixante mesures pour améliorer le bien-être au travail sur le campus. L’accord-cadre signé entre la présidence de l’université et les partenaires sociaux devrait se traduire par une meilleure prise en compte des risques psycho-sociaux mais aussi des violences sexuelles ou racistes.

 

 

L'Université Grenoble-Alpes vient d'adopter soixante mesures pour améliorer le bien-être au travail sur le campus. L'accord-cadre signé entre la présidence de l'université et les partenaires sociaux devrait se traduire par une meilleure prise en compte des risques psycho-sociaux et des violences sexuelles ou racistes. © Patricia Cerinsek - placegrenet.fr

Université Grenoble-Alpes. © Patricia Cerinsek – placegrenet.fr

L’Université Grenoble-Alpes (UGA) vient de signer avec les partenaires sociaux un accord-cadre dans lequel elle s’engage à mettre en œuvre soixante actions pour améliorer la qualité de vie au travail.

 

L’UGA affirme être la première université en France à adopter un tel document dans ce domaine, signé à la fois par la présidence et les organisations syndicales.

 

C’est à la quasi-unanimité que cet accord-cadre a été signé. En fait à l’exception de la CGT – qui s’est abstenue – toutes les organisations représentant le personnel se sont entendues pour arrêter une série de mesures destinées à améliorer le bien-être au travail.

 

Ainsi, le télétravail expérimenté en 2017-2018 et qui a permis à 109 agents de travailler à distance va être déployé plus largement. Un parcours de formation à l’entrée dans la carrière d’enseignant-chercheur va être élaboré.

 

Le dispositif de veille et de prise en charge des risques psycho-sociaux va être renforcé, en même temps que doit être adopté un autre dispositif, contre les violences sexuelles et sexistes.

 

 

Également en projet, une crèche et une maison des personnels

 

Autre promesse, les agents absents pour raison de santé seront mieux accompagnés à leur retour, et des formations à la fonction managériale sont sur les tablettes. L’intranet va aussi être revu de fond en comble. Également en projet, une crèche et une maison des personnels qui vont faire l’objet d’études de faisabilité.

 

L'Université Grenoble-Alpes vient d'adopter soixante mesures pour améliorer le bien-être au travail sur le campus. L'accord-cadre signé entre la présidence de l'université et les partenaires sociaux devrait se traduire par une meilleure prise en compte des risques psycho-sociaux et des violences sexuelles ou racistes.Patrick Lévy, ex-président de la Comue aujourd'hui président de l'UGA et Lise Dumasy, ex-UGA et désormais à la tête de la Communauté université Grenoble Alpes

Patrick Lévy, président de l’UGA, ici aux côtés de Lise Dumasy © Patricia Cerinsek

Cet accord-cadre, signé par le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et le comité technique de l’université, est le fruit d’une vaste concertation-évaluation.

 

Cette dernière s’était notamment appuyée sur une enquête menée en janvier 2017 auprès des 5 800 personnels de l’UGA, au terme de laquelle plus de 40 % des agents s’étaient exprimés.

 

Patrick Lévy, président de l’UGA et coordonnateur de l’Idex, se félicite pour sa part dans un communiqué d’un accord-cadre porté par « la conviction partagée qu’une bonne qualité de vie au travail de l’ensemble des personnels est le socle de sa performance sociale. »

 

Et celui-ci d’ajouter : « Cet engagement en faveur du bien-être au travail est inscrit dans le premier projet stratégique 2016-2020 de l’Université Grenoble-Alpes et devra fonder durablement les remarques des organisations syndicales consistant à rester collectivement vigilants sur les délais de mise en œuvre et les moyens alloués à cet accord-cadre ».

 

 

PC

 

 

 

UN POINT D’APPUI POSITIF POUR LA FSU ET FO MAIS LIMITÉ

 

Si pour les élus FSU et FO, l’accord constitue une avancée, elle reste limitée. Signataires du texte, les deux syndicats le précisent dans une déclaration commune : « notre signature au bas de ce texte ne vaut pas quitus de la politique mise en œuvre par les présidences successives de l’UGA depuis sa création ».

 

Pour eux, la détérioration des conditions de travail depuis 2016 impose des mesures fortes et rapides, et notamment « le respect des préconisations des rapports des instances et le respect des engagements pris ». Les deux syndicats ne veulent pas d’un énième document, « sans mise en œuvre effective ».

 

« C’est donc bien au président de l’université Grenoble Alpes que nous nous adressons car il est de sa responsabilité que la politique sociale qu’il affirme vouloir conduire se traduise en actes. La possibilité même du dialogue social en dépend ».

 

 

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