FOCUS – Ce lundi 14 mai, la mairie de Grenoble entend faire voter en conseil municipal un protocole de relogement pour les locataires du 10 – 20 de la galerie Arlequin, quartier de la Villeneuve. Un double passage en force dénonce Droit au logement. Primo : l’association représentant les locataires n’a pas eu son mot à dire. Secundo, l’Agence nationale du renouvellement urbain n’a pas encore acté ces démolitions… refusées par de nombreux locataires.

Conférence de presse du Droit au logement (Dal) dénonçant le protocole de relogement du 10 – 20 galerie de l’Arlequin de la Villeneuve, que la Ville de Grenoble s’apprête à voter le 14 mai 2018. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
Dans le parc de la Villeneuve à Grenoble, ce mercredi 9 mai, Mireille, Virgile, Béatrice, Mélanie, Felipe, entre autres… sont en colère.
Membres de l’association des Résidents du 10 – 20 Galerie de l’Arlequin réunissant une cinquantaine de membres, ils viennent d’apprendre que la Ville de Grenoble* envisage de délibérer sur une charte de relogement, lors du prochain conseil municipal, ce lundi 14 mai.
Pour les locataires, cette nouvelle manœuvre de la Ville, de la Scic Habitat et de Grenoble Alpes Métropole vise ni plus ni moins à précipiter leur expulsion du 10 et 20 de la Galerie Arlequin pour pouvoir détruire les bâtiments. Ils commettent une grave erreur d’appréciation, prévient Béatrice, jeune trentenaire révoltée par ces décisions qui viennent d’en haut : « J’ai toujours connu ce quartier. Et la Ville de Grenoble nous parle du vivre ensemble ? Nous sommes un exemple de vivre ensemble, dans un quartier accueillant, qui intègre et ils veulent tous casser ! »
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