Nouvelle déchèterie de Saint-Martin-d’Hères : un premier pas vers la “révolution des déchets” de la Métro ?

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EN BREF – La nouvelle déchèterie de Saint-Martin-d’Hères doit ouvrir ses portes en juin 2018. Cette déchèterie « nouvelle génération », qui remplacera l’actuelle de la commune ainsi que celle de Gières, s’inscrit dans la « révolution des déchets » annoncée par Grenoble-Alpes Métropole. Objectif fixé : quatorze nouvelles déchèteries sur le territoire métropolitain d’ici 2030.

 

 

C’est une déchèterie « nouvelle génération » qui verra le jour dans la zone des Glairons de Saint-Martin-d’Hères en juin 2018. Un espace de 4000 m2, soit 1400 m2 de plus que l’actuelle déchèterie de Saint-Martin-d’Hères et que celle de Gières, toutes deux destinées à fermer. Tout un symbole, et un modèle, pour Grenoble-Alpes Métropole.

 

Visuel (idyllique) de la nouvelle déchèterie de Saint-Martin-d'Hères © Grenoble-Alpes Métropole

Visuel (idyllique) de la nouvelle déchèterie de Saint-Martin-d’Hères © Grenoble-Alpes Métropole

 

Parmi les avantages de ce nouveau lieu d’accueil de nos déchets ? Plus de sécurité, décrivent les services de la Métro, avec l’installation de garde-corps, un local spécifique aux déchets dangereux, ainsi qu’un équipement en vidéo-surveillance.

 

Mais aussi plus de confort pour les usagers : deux voies de services séparent ainsi les véhicules légers et les véhicules lourds, et la rampe d’accès permet le stockage de plusieurs véhicules afin d’éviter des phénomènes d’encombrement.

 

 

Compostage, ressourcerie et paisibilité

 

Le traitement des déchets verts se fait sur deux plate-formes dédiées : La Buisse et Saint-Quentin-en-Isère. © Patricia Cerinsek - Place Gre'net

Le traitement des déchets verts se fait sur deux plate-formes dédiées : La Buisse et Saint-Quentin-en-Isère. © Patricia Cerinsek – Place Gre’net

La nouvelle déchèterie de Saint-Martin-d’Hères se veut aussi proche des besoins de certains citoyens, via la mise à disposition de compost gratuit (voir encadré). Un service que l’on ne trouve actuellement que dans les déchèteries de Vaulnaveys-le-Haut, de Vif et de Meylan.

 

De plus, une ressourcerie permettra aux associations de récupérer les objets en bon état ou ne nécessitant que de légères réparations, afin de leur trouver un nouvel usage.

 

Pour Georges Oudjaoudi, vice-président de la Métro en charge de la prévention, de la collecte et de la valorisation des déchets, la nouvelle déchèterie de Saint-Martin-d’Hères est exemplaire par rapport au plan d’action décidé par le conseil métropolitain.  Il vante ainsi « un meilleur accueil et plus de paisibilité dans le geste » qui permettront, espère-t-il, d’accroître les performances.

 

 

La « révolution des déchets »

 

Actuellement, Grenoble-Alpes Métropole compte 22 déchèteries, qui enregistrent au total pas moins de 800 000 entrées par an. 110 000 tonnes de déchets annuels sont ainsi collectées, un chiffre représentant 45 % de l’ensemble des déchets produits sur le territoire métropolitain. Deux objectifs ont été fixés : réduire de 20 % le nombre de déchets produits, et améliorer le taux de valorisation pour le faire passer de 78 à 85 %.

 

Christophe Ferrari et Georges Oudjaoudi visitent le chantier de la déchèterie de Saint-Martin-d'Hères © Florent Mathieu - Place Gre'net

Christophe Ferrari et Georges Oudjaoudi visitent le chantier de la déchèterie de Saint-Martin-d’Hères © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Une « révolution des déchets«  dans laquelle les nouvelles déchèteries devront jouer tout leur rôle. Dans la lignée de Saint-Martin-d’Hères, quatre autres chantiers sont prévus pour les villes d’Échirolles, de Sassenage, de Varces-Allières-et-Risset et de Grenoble. Le début d’une longue série ? Le conseil métropolitain table sur un total de quatorze déchèteries crées ou rénovées à l’horizon 2030.

 

Des ambitions qui, sans surprise, représentent un investissement non négligeable. « 32 millions d’euros » d’ici 2030, annonce le président de la Métro Christophe Ferrari. « Un effort important », confirme Georges Oudjaoudi. Qui mentionne l’existence d’un « plan de sécurisation » s’élevant à 1,6 million d’euros pour « résorber les incivilités » courantes lors du remplacement d’une déchèterie par une autre.

 

Florent Mathieu

 

 

DU MATÉRIEL DE COMPOSTAGE GRATUIT POUR LES HABITANTS DE LA MÉTRO

 

 

Pour mieux « accompagner les habitants au tri à la source des déchets alimentaires », la Métro a annoncé vouloir équiper 30 000 foyers supplémentaires en composteurs individuels d’ici 2030. Soit « un gisement évitable de plus de 1 300 tonnes annuelles ».

 

Le Grésivaudan met également à disposition des composteurs collectifs sur son territoire © Grésivaudan

Le Grésivaudan met également à disposition des composteurs collectifs sur son territoire © Grésivaudan

Pour y parvenir, Grenoble-Alpes Métropole a proposé lors du conseil métropolitain du 6 avril de mettre gratuitement à disposition des habitants le matériel de compostage. Soumise aux voix, la proposition a été approuvée à l’unanimité.

 

 

Participation obligatoire à des ateliers de lombricompostage

 

À compter du 1er mai 2018, les particuliers en logement individuel, les gestionnaires de logements collectifs comme les professionnels ou administrations pourront ainsi bénéficier de ce matériel. À quelles conditions ? « La mise à disposition [des lombricomposteurs] est assujettie à la participation du bénéficiaire à un atelier découverte du lombricompostage », précise la Métro.

 

Un atelier de découverte du lombricompostage © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Un atelier de découverte du lombricompostage © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

De la même manière, dans le cadre de sites de compostage partagé, les services métropolitains demandent au bénéficiaire de « pouvoir justifier de la participation d’au moins deux personnes à la formation “référent de site de compostage partagé” ».

 

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Commentaires 2
  1. Petite question : comment peuvent faire les personnes qui n’ont pas de voiture mais aimeraient aller à la déchetterie entreposer leurs « déchets » ?
    Avant, il y avait fort longtemps, de temps en temps des bennes « Lelly » étaient entreposées pendant quelques jours au bas d’un immeuble pour tout un quartier.
    Maintenant, il n’y a plus rien.

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