La Métropole grenobloise veut réduire ses déchets de 50 % d’ici 2030. Voici comment

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FOCUS – La Métropole vient de présenter son plan d’action qui vise à réduire de moitié la production de déchets sur l’agglomération grenobloise à l’horizon 2030. Un projet « ambitieux mais réaliste » permettant de s’aligner sur la Loi de transition énergétique qui prévoit 65 % de déchets valorisés en 2025.

 

 

« C’est l’élément fort de ce man­dat » pour « faire de Grenoble une ville exem­plaire en matière de trai­te­ment et de valo­ri­sa­tion des déchets », a assuré Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole lors de la pré­sen­ta­tion du schéma direc­teur de la poli­tique publique « Nos déchets demain ».

 

La Métropole présentait son plan d'action qui vise à réduire de moitié la production de déchets sur l'agglomération grenobloise à l'horizon 2030.

Georges Oudjaoudi et Christophe Ferrari lors de la pré­sen­ta­tion du schéma direc­teur de la poli­tique publique « Nos déchets demain ». © Anaïs Mariotti

 

Fruit d’un tra­vail de réflexion mené sur deux ans en par­te­na­riat avec plus de mille acteurs et inter­lo­cu­teurs, ce pro­jet vise à réduire de moi­tié les ordures ména­gères sur l’agglomération gre­no­bloise à l’horizon 2030. Et offre un « nou­veau modèle à construire » en faveur de la tran­si­tion éco­lo­gique.

 

 

Grenoble « mauvaise élève » en matière de déchets

 

 

Et ce n’est pas du luxe. Car la Métropole gre­no­bloise se place comme « l’une des plus mau­vaises élèves » en matière de trai­te­ment des déchets, recon­naît le pré­sident de la Métropole : 70 % des déchets conte­nus dans les pou­belles grises pour­raient être valo­ri­sés et 40 % d’entre eux pour­raient être recy­clés. Quant aux pou­belles de tri, elles contiennent en moyenne 35 à 40 % d’“intrus”. Des erreurs d’ai­guillage qui engendrent des coûts impor­tants et sur­tout un impact majeur sur l’environnement.

 

Poubelles et déchets, place Grenette. © Chloé Ponset – Place Gre’net

« Les résul­tats ne sont pas à la hau­teur. En dépit des efforts de sen­si­bi­li­sa­tion, nous n’enregistrons pas d’amélioration signi­fi­ca­tive depuis 1998 », admet Georges Oudjaoudi, le vice-pré­sident délé­gué à la pré­ven­tion, la col­lecte et la valo­ri­sa­tion des déchets. D’où la néces­sité de mettre en œuvre une poli­tique publique éco­lo­gique moderne et citoyenne pour « accom­pa­gner les chan­ge­ments envi­ron­ne­men­taux de demain », explique-t-il. C’est pour­quoi la Métropole s’est fixé des objec­tifs « ambi­tieux mais réa­listes » pour par­ve­nir à divi­ser par deux la pro­duc­tion d’ordures ména­gères à l’ho­ri­zon 2030.

 

 

Objectif : 50 % de déchets en moins à l’horizon 2030

 

 

En somme, l’i­dée est de pou­voir « réduire de moi­tié le poids de la pou­belle grise par an et par habi­tant », résume le pré­sident de la Métropole. Actuellement, seule­ment 48 % des déchets sont recy­clés sur l’ag­glo­mé­ra­tion. L’objectif est de par­ve­nir à en recy­cler les deux tiers, soit un taux de 67 % de recy­clage pour 2030.

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Commentaires 4
  1. Quant à la police de l’en­vi­ron­ne­ment, c’est une farce.
    La police de la salu­brité, dans laquelle tombe la « police de l’en­vi­ron­ne­ment » sont des pré­ro­ga­tives de police exclu­sives des Maires, exer­cées par la police muni­ci­pale qui seule peut consta­ter et ver­ba­li­ser. Cette com­pé­tence ne peut être délé­guée à un EPCI (Communauté de com­munes, métro­poles etc.)
    Donc leur « Police de l’Environnement » ne pourra pas sanc­tion­ner, ce ne sera donc pas une police.

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    • Définition de « police » dans wiki­pe­dia :
      « Le terme « police » désigne de manière géné­rale l’ac­ti­vité consis­tant à assu­rer la sécu­rité des per­sonnes, des biens et main­te­nir l’ordre public en fai­sant appli­quer la loi.  »
      Je ne vois pas pour­quoi s’il n’y a pas « sanc­tion », il n’y a pas de police, il n’y a pas que le côté répres­sif dans la police, il y a aussi (ou devrait y avoir) un côté pré­ven­tion, expli­ca­tion de la loi, très impor­tant. Depuis Sarko et son inter­dic­tion faite aux poli­ciers de jouer au foot avec les jeunes, on oublie bien trop sou­vent la pré­ven­tion.

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      • Ma pauvre dame, nous lisons ce qui écrit dans le CGCT, pas dans Wikipédia, car nous sommes des gens sérieux.Merci

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  2. Encore une énorme argu­tie alors que le pro­blème des déchets ne se crée par en bout de chaîne mais en aval. Ce ne sont pas les ménages qui créent les déchets mais les indus­triels, et l’im­mense majo­rité pro­vient de embal­lages (on met les déchets « tech­niques » de côté, genre ordi­na­teurs, écrans CRT, élec­tro­mé­na­ger etc. qui sont une autre pro­blé­ma­tique bien plus grave)

    On sait aujourd’­hui que le tri sélec­tif dès qu’il va au delà du orga­nique – non orga­nique est à la fois éco­no­mi­que­ment et éco­lo­gi­que­ment inef­fi­cace, sauf pour la filière du recy­clage qui elle est finan­cée par l’argent public, donc le contri­buable…
    Imposer comme par exemple en Allemagne ou les pays scan­di­naves des consignes sur tout les réci­pients – verre, alu, pas­tique – non, ça ne serait venu à l’i­dée de per­sonne. Surtaxer les embal­lages allus et plas­tiques qui ne peuvent être uti­li­sés qu’une fois avant recy­clage contrai­re­ment au verre, non…

    Preuve s’il en est de l’in­ca­pa­cité totale des élus de pen­ser le pro­blème dans son ensemble, que ce soit au niveau natio­nal comme local.

    Prenons sim­ple­ment leur his­toire de pou­belle RFID bad­gée et de déchets payés au poids : une imbé­cil­lité monstre qui ne va pas résoudre quoique ce soit, et va sans doute faire empi­rer les choses – outre le fait que la mesure est fon­da­men­ta­le­ment inéga­li­taire. Pour rap­pel https://groupedanalysemetropolitain.com/2017/11/10/en-matiere-de-collecte-des-dechets-la-metro-prend-le-meme-chemin-que-naples/

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