Métropole d’avenir se désolidarise du projet métropolitain et dégaine son contre-projet

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FIL INFO – Alors que le projet métropolitain 2030 bat son plein, les vingt élus d’opposition de droite regroupés sous la bannière de Métropole d’avenir s’en désolidarisent. Et font leurs contre-propositions.

 

 

Pour les élus d'opposition Métropole d'avenir, le projet métropolitain est d'abord un projet politique piloté en sous-main par le maire de Grenoble.Une partie des vingt élus de Métropole d'avenir, réunis pour parler de leur contre-projet Métropole 2030 © Patricia Cerinsek

Une par­tie des vingt élus de Métropole d’a­ve­nir, réunis pour par­ler de leur contre-pro­jet Métropole 2030 © Patricia Cerinsek

Après le pro­jet métro­po­li­tain 2030, voici le contre-pro­jet. Il y a un an, la Métro avait en effet mis sur les rails son pro­jet de ter­ri­toire. Objectif ? Identifier d’ici fin 2018 les enjeux et leviers de déve­lop­pe­ment pour la métro­pole gre­no­bloise à l’ho­ri­zon 2030 en asso­ciant élus et habi­tants.

 

Un an plus tard, les portes claquent. « Bien loin d’un pro­jet métro­po­li­tain col­lec­tif et par­tagé, c’est sur la base d’un contrat de majo­rité, dont le socle est le pro­gramme muni­ci­pal de l’ac­tuel maire de Grenoble, que se sont jus­ti­fiées la plu­part des orien­ta­tions poli­tiques por­tées par l’exé­cu­tif métro­po­li­tain », s’in­surge Jean-Damien Mermillod-Blondin, le pré­sident du groupe Métropole d’a­ve­nir.

 

La Métro, pro­jet pure­ment poli­tique ? « Nous sommes la seule métro­pole de France où la sen­si­bi­lité la plus impor­tante sur le plan numé­rique n’est ni dans le bureau, ni dans l’exé­cu­tif. Pour une majo­rité qui parle de co-construc­tion… »

 

 

Place à un syndicat des transports en commun élargi et à une police intercommunale ?

 

Intégrés aux groupes de tra­vail mis en place depuis 2017, les vingt élus issus des rangs de la droite répu­bli­caine, divers-droite et UDI, ont fait un pas de côté. Alors que le pro­jet métro­po­li­tain touche au but – sa rédac­tion est pré­vue cet été avant d’être pré­sen­tée au conseil métro­po­li­tain d’ici fin 2018 – Métropole d’a­ve­nir s’en déso­li­da­rise. « Nous asso­cier au comité édi­to­rial serait faire des élus de notre groupe des cau­tions d’une poli­tique que nous ne par­ta­geons pas dans les grandes lignes », expliquent-ils.

 

Grenoble Alpes Métropole. © Léa Raymond

Grenoble Alpes Métropole entend repen­ser son péri­mètre pour déve­lop­per des par­te­na­riats avec les ter­ri­toires voi­sins pour Métropole d’a­ve­nir © Léa Raymond

Les griefs sont nom­breux. Les contre-pro­po­si­tions tout autant. L’actuelle poli­tique de dépla­ce­ments ? Métro-cen­trée. La solu­tion ? Créer sur un ter­ri­toire allant de Grenoble au Voironnais et au Grésivaudan un seul syn­di­cat de trans­ports publics. Le câble urbain ? Il ne doit pas se can­ton­ner à un tracé trans­ver­sal, mais ser­vir à “désa­tu­rer” les axes Voreppe-Grenoble ou Crolles-Grenoble, voire s’ou­vrir à d’autres champs en des­ser­vant des espaces de loi­sirs en mon­tagne.

 

Déploiement de la vidéo­pro­tec­tion dans les bus, acqui­si­tion de vélos et voi­tures élec­triques, mise en place d’a­larmes sonores et de pan­neaux de signa­li­sa­tion adap­tés aux han­di­caps visuels, par­cours adap­tés pour les per­sonnes âgées et han­di­ca­pées font par­tie des pro­po­si­tions. Tout comme le déploie­ment d’une police inter­com­mu­nale ou la mise en place d’un dis­po­si­tif de pré­emp­tion des locaux com­mer­ciaux pour faci­li­ter la reprise des com­merces.

 

Métropole d’a­ve­nir pro­pose aussi, pêle-mêle, de déve­lop­per les chan­tiers d’in­ser­tion par le tra­vail, d’ins­tal­ler des espaces de co-wor­king dans chaque quar­tier popu­laire, de déve­lop­per un ser­vice civique métro­po­li­tain, de sou­te­nir l’ins­tal­la­tion d’é­coles hors contrat avec l’État ou de créer une banque de don­nées des stages. Liste non exhaus­tive.

 

 

Repenser le périmètre de la Métro

 

Pour Métropole d’a­ve­nir, il faut repen­ser la Métro. Et se poser aussi la ques­tion du péri­mètre qui englobe aujourd’­hui qua­rante-neuf com­munes, pour ne pas res­ter dans l’ombre du Grand Lyon et de ses satel­lites sté­pha­nois et cler­mon­tois. « Les métro­poles ont été conçues pour être plus fortes à plu­sieurs […] Dépasser cet état de concur­rence, pour la Métropole de Grenoble, est pos­sible en créant dès aujourd’­hui des liens de par­te­na­riat et de com­plé­men­ta­rité avec les ter­ri­toires voi­sins ». Avec le Grand Lyon ou, plus proche, le Voironnais et le Grésivaudan.

 

« Il faut s’in­ter­ro­ger sur la nou­velle iden­tité de la Métro pour tra­vailler sur ce qui nous relie plu­tôt que ce qui nous dif­fé­ren­cie, sou­li­gnait Jean Lovera, le maire de Sarcenas. Aujourd’hui, ce sen­ti­ment d’ap­par­te­nance à un ter­ri­toire est pure­ment vir­tuel. »

 

 

PC

 

 

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Commentaires 1
  1. La Métropole à la botte de Piolle et ses amis, tout est dit.

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