Fermeture partielle de la gare de Lus-la-Croix-Haute : des usagers s’invitent chez SNCF Réseau

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FIL INFO – Le Collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes s’est invité dans les locaux de SNCF Réseau de Chambéry, ce jeudi 1er mars. Les militants entendaient faire entendre leur colère après l’annonce d’une fermeture partielle du croisement en gare de Lus-la-Croix-Haute, prévue pour le 10 mars.

 

 

« Nous, ce qu’on voudrait vraiment savoir, c’est pourquoi vous tenez tant à fermer Lus. » Telle est la question que les membres du Collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes sont allés poser directement à la direction de la circulation de la SNCF, ce jeudi 1er mars à Chambéry. Motif de leur colère : la fermeture partielle du croisement en gare de Lus-la-Croix-Haute, annoncée pour le samedi 10 mars.

 

Après l'annonce d'une fermeture partielle de la gare de Lus-la-Croix-Haute, le Collectif de l'étoile ferroviaire de Veynes investit la SNCF Réseau.Le Collectif de l'étoile ferroviaire de Veynes dans les locaux de SNCF Réseau jeudi 1er mars à Chambéry. © Seau

Le Collectif de l’étoile ferroviaire de Veynes dans les locaux de SNCF Réseau, jeudi 1er mars à Chambéry. © Seau

 

Faute de pouvoir obtenir un rendez-vous avec le directeur territorial de SNCF Réseau, le collectif s’est donc invité, banderole à l’appui, dans les locaux chambériens de la société pour faire passer son message. Un message teinté d’ironie, face notamment aux dénégations de la SNCF qui affirmait, écrit le Collectif, qu’aucune décision n’était prise… jusqu’à ce qu’elle soit finalement rendue publique, au grand dam des usagers.

 

 

6 000 voyageurs par an utilisent la gare

 

« Sans que personne n’en ait été informé au préalable, on apprend que le hall de la gare de Lus sera fermé jusqu’à nouvel ordre lorsque l’agent ne sera pas présent, soit le plus clair du temps », écrivent les « usagères et usagers pas encore usagés ». Une décision qui passe mal, alors que les tensions perdurent autour de la ligne Grenoble-Gap, et particulièrement son tronçon menacé Clelles-Lus-la-Croix-haute.

 

« Pour rappel, c’est au bas mot, plus de 6 000 voyageurs qui utilisent cette petite gare située à 1 000 mètres d’altitude, tous les ans », a expliqué le Collectif. Qui précise encore, photographies de trains bondés à l’appui, que la ligne Grenoble-Gap transporte 1 000 voyageurs par jour. Pour ceux qui utilisent la gare de Lus, une fermeture signifierait ainsi « attendre des trains en retard sans aucune information […] dans une congère, sur le quai de la gare avec un gros vent du Nord ».

 

 

La SNCF invoque de son côté une « gestion rigoureuse », mais l’argument est largement contesté. « Les cheminots nous disent qu’en fait, avec les coûts de personnels détachés, de réouverture et toute l’organisation compliquée que va impliquer l’ouverture partielle du croisement, vous n’allez rien gagner du tout », écrivent-ils. Tout en s’amusant du fait que la direction ne semble guère apprécier ce dialogue entre cheminots et voyageurs…

 

FM

 

 

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Commentaires 2
  1. Ping : Mars 18 : petite revue de presse

  2. Ces voyageurs (dont je fais partie) sont autant de gens qui ne prennent pas la voiture, qui ne polluent pas et qui n’engorgent pas les autoroutes saturées. Ce sont autant de personnes à ne pas aller chercher sur la route lorsque la neige, chose tout à fait normale en hiver, bloque les cols du sud isère. Le remplacement par des cars de ces trains, c’est l’assurance d’une perte de confort, de rapidité, de sécurité, d’attractivité et de voitures en plus sur les routes. En revanche, un train plus confortable et optimisé le rendra plus attractif, ce qui favorisera le report modal et réduira d’autant les voitures en circulation.

    Si tous ceux qui s’insurgent contre le «dogmatisme» des choix réalisés par la Métropole pour réduire la place de la voiture en ville au profit des autres modes de transport, pouvaient être aussi vigoureux dans leurs propos (voire leurs recours…) contre les décisions profondément mauvaises de la SNCF, du département (il est raisonnable de préférer la route… mais bien sûr monsieur Barbier 😬 ) et de la région (acceptant tout de même de financer des travaux de rénovation si d’autres participent) et de l’état… ils se montreraient en effet de vrais protecteurs de la qualité de l’air à Grenoble.

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