Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on Twitter

La Préfecture détaille son plan d’hébergement hivernal, très critiqué par les associations

sep article

La Préfecture de l’Isère dresse le bilan de son dispositif d’hébergement d’urgence pour la période hivernale 2017-2018, confirmant le chiffre de 320 places supplémentaires ouvertes et appelant les citoyens à composer le 115 face à une personne en difficulté. De quoi agacer les associations qui dénoncent de leur côté un plan insuffisant et le retour du « délit de solidarité ».

 

 

« Un dispositif renforcé en Isère », c’est ainsi que les services de la Préfecture de l’Isère présentent le dispositif d’hébergement d’urgence pour la période 2017-2018. Ouvert officiellement le premier novembre, quand bien même la réunion en dessinant les contours ne s’est tenue que le 15 du même mois, ce plan prévoit l’ouverture de 320 places d’hébergement supplémentaires.

 

Yves Dareau, sous-préfet de l’Isère en charge de la cohésion sociale, face aux salariés du 115 en grève et leurs soutiens en 2016 © Florent Mathieu – Place Gre’net

Yves Dareau, sous-préfet de l’Isère en charge de la cohésion sociale, face aux salariés du 115 en grève et leurs soutiens en 2016 © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

L’Isère compte actuellement 1 180 places d’hébergement pérennes, dont 280 ont été créées en 2017, fait savoir l’État. Quant aux 320 places promises pour la période hivernale, elles se mettent progressivement en place. La Préfecture indique que « 211 places sont déjà ouvertes » et que « l’ouverture de 140 places est programmée sur les trois prochaines semaines ». Les amateurs de calcul mental apprécieront.

 

Les services du Préfet de l’Isère rappellent encore que la mobilisation d’équipements collectifs, tels que des gymnases, est prévue en cas de vague de grand froid ou d’épisodes climatiques importants comme des chutes de neige. Et renouvellent les messages de prévention, appelant chacun à composer le numéro d’urgence le 115 s’il est en contact avec une personne en difficulté, en se montrant précis dans le signalement de la personne, son “adresse” et les difficultés repérées.

 

 

Les associations dénoncent un dispositif insuffisant

 

Un appel au « devoir citoyen » qui risque de faire grincer des dents beaucoup de personnes. Le 115 est bien souvent dans l’incapacité de répondre aux nombreuses demandes d’hébergement, et le collectif AUI-Alerte dénonçait récemment le retour du « délit de solidarité ». « Nous avons vu réapparaître des poursuites de l’État contre des citoyens qui avaient mis à l’abri des personnes en situation irrégulière », écrivait-il.

 

Des demandeurs d'asile occupant une salle de l'Université Grenoble Alpes, à l'initiative d'associations et de collectifs. © Manuel Pavard, Place Gre’net

Des demandeurs d’asile occupant une salle de l’Université Grenoble Alpes, à l’initiative d’associations et de collectifs. © Manuel Pavard, Place Gre’net

 

Quant aux places supplémentaires, elles sont jugées insuffisantes. Les personnes en demande d’hébergement seraient actuellement plus de 3 000 sur le département, un chiffre en nette augmentation depuis quatre ans. Et si 280 places ont bien été pérennisées au sortir du dispositif hivernal 2016-2017, rien de tel ne semble pour le moment prévu en 2018, déplorent encore les acteurs de terrain.

 

FM

 

Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on Twitter
commentez lire les commentaires
509 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.