Baisse des APL : pendant l’examen au parlement, la fronde continue à Grenoble

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La fronde continue après la décision du gouvernement de réduire le montant des aides au logement. Alors que l’article 52 du projet de loi de finances, amendé par les députés, doit être examiné par le Sénat fin novembre, les bailleurs sociaux réclament un moratoire. Ils se sont mobilisés à Grenoble ce mardi 7 novembre.

 

 

Mobilisation de l’Opac 38 et d’Actis place de Verdun © Opac 38

L’Opac 38 et Actis conti­nuent de se mobi­li­ser après la déci­sion du gou­ver­ne­ment de bais­ser les aides au loge­ment social.

 

Dirigeants et repré­sen­tants syn­di­caux se sont à nou­veau ras­sem­blés, ce 7 novembre au matin, cette fois devant la pré­fec­ture de l’Isère pour pro­tes­ter contre la baisse de loyers engen­drée par la mesure et deman­der que l’ar­ticle 52 du pro­jet de loi de finances fasse l’ob­jet d’un mora­toire.

 

Depuis l’an­nonce de la baisse de 1,7 mil­liard des APL ver­sés aux loca­taires de HLM, les bailleurs sociaux ne déco­lèrent pas. « La baisse des loyers annon­cée par le gou­ver­ne­ment remet en cause le modèle du loge­ment social et menace l’é­qui­libre éco­no­mique », dénoncent l’Opac 38 et Actis dans un com­mu­ni­qué com­mun.

 

Pour les ges­tion­naires d’of­fices HLM, la baisse des loyers est infon­dée. « L’argument qui consiste à répé­ter que l’APL a un effet infla­tion­niste n’a aucun impact sur le parc social puisque les loyers des loge­ments HLM sont pla­fon­nés. Les loyers du parc social sont deux fois moins éle­vés que ceux du parc privé sur l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise. »

 

 

« La baisse des loyers est mortifère »

 

Deux poids deux mesures ? Une pre­mière baisse des APL, de 5 euros par mois, tou­chant le public comme le privé, était pas­sée comme une lettre à la poste au beau milieu de l’été. Mais cette fois, la mesure, plus dra­co­nienne, ne concerne que le sec­teur public. Les bailleurs sociaux ont fait leurs cal­culs : 1,7 mil­liard d’é­co­no­mies annon­cées par le gou­ver­ne­ment, c’est une baisse des APL d’une cin­quan­taine d’eu­ros par mois. Et en contre­coup, une baisse équi­va­lente des loyers.

 

Actis, cours Jean-Jaurès. © Véronique Magnin – placegrenet.fr

« La baisse des loyers est mor­ti­fère car elle fait por­ter un risque sys­té­mique majeur au loge­ment social, dont les consé­quences n’ont mani­fes­te­ment pas été éva­luées. » Coup d’ar­rêt à la construc­tion de loge­ments sociaux, à la réno­va­tion éga­le­ment…

Elle vient aussi s’a­jou­ter à d’autres pré­lè­ve­ments pré­vus sur les orga­nismes HLM.

 

Entre la baisse de l’APL, la contri­bu­tion au fonds natio­nal d’aide à la pierre et le gel des loyers, ce sont ainsi 2 mil­liards d’eu­ros qui vont être ponc­tion­nés en 2018.

 

Et ce n’est pas la main ten­due par le gou­ver­ne­ment qui a calmé la grogne. Vendredi der­nier, les dépu­tés ont en effet enté­riné un amen­de­ment per­met­tant aux bailleurs sociaux d’é­ta­ler sur trois ans – et non plus sur un an – la baisse de loyers pour com­pen­ser la dimi­nu­tion des APL. Les séna­teurs doivent se pro­non­cer le 24 novembre.

 

 

PC

 

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