Gem crée une nouvelle chaire pour étudier la confiance collective dans la santé

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Le 19 septembre 2017, Grenoble École de management (Gem) a lancé la nouvelle chaire de recherche “Public trust in health” dans le cadre de sa Fondation Gem, school for business and for society. Celle-ci étudiera les mécanismes de confiance collective dans la santé.

 

 

La confiance joue un rôle cen­tral dans la rela­tion des patients avec les orga­ni­sa­tions de santé et les autres acteurs du sec­teur. Notamment, les orga­ni­sa­tions pres­ta­taires de soins, pro­fes­sion­nels, déci­deurs et auto­ri­tés publiques de santé, entre­prises phar­ma­ceu­tiques…

 

Médecins, personnel soignant, hopital couple enfant, CHU La tronche© Chloé Ponset - Place Gre'net

CHU Grenoble-Alpes. © Chloé Ponset – Place Gre’net

Or, le champ sani­taire n’é­chappe pas à la ten­dance à la défiance du public qui touche la sphère poli­tique, l’in­dus­trie notam­ment agroa­li­men­taire, les inno­va­tions tech­no­lo­giques…

 

« Nos tra­vaux per­met­tront de mieux com­prendre com­ment naît la défiance publique [dans le domaine de la santé] et com­ment les acteurs peuvent y remé­dier », pré­cise Charles-Clemens Rüling, coor­di­na­teur de la nou­velle chaire “Public trust in health” (confiance du public dans la santé) de Grenoble École de mana­ge­ment (Gem), inau­gu­rée le 19 sep­tembre 2017.

 

 

Quatre axes de recherche

 

 

Il est attendu de “Public trust in health” le décryp­tage des dif­fé­rents méca­nismes d’évolution de la confiance col­lec­tive dans la santé. Pour les trois ans à venir, les recherches s’ar­ti­cu­le­ront autour quatre axes. Au pre­mier plan des­quels, la déter­mi­na­tion des fac­teurs contri­buant aux crises de confiance dans le sec­teur de la santé, mais aussi, com­ment se déroulent ces crises.

 

Les cher­cheurs se concen­tre­ront éga­le­ment sur les épi­neuses ques­tions de l’é­vo­lu­tion de la confiance du public dans le contexte de l’in­no­va­tion médi­cale et de la contri­bu­tion de l’ex­pé­rience client à la construc­tion de la confiance. Enfin, les moyens de (re)construire la confiance seront mis en œuvre par la créa­tion de jeux sérieux (ou “serious games”).

 

Nouvelle chaire « Public trust in health » à Grenoble École de management (Gem) pour étudier les mécanismes de confiance collective dans la santé.. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Parvis de Grenoble école de mana­ge­ment. © Joël Kermabon – Place Gre’net

La chaire s’appuiera sur l’expertise recon­nue de Gem dans les domaines de la théo­rie ins­ti­tu­tion­nelle, de l’é­va­lua­tion sociale, de l’ex­pé­rience client et de la gami­fi­ca­tion (ou ludi­fi­ca­tion)*.

 

Créée dans le cadre de la Fondation Gem School for busi­ness and for society, “Public trust in health” pourra éga­le­ment comp­ter sur le sou­tien d’un par­te­naire privé Bristol-Myers Squibb France, labo­ra­toire bio­phar­ma­ceu­tique pion­nier dans la voie thé­ra­peu­tique de l’immuno-oncologie, engagé à sou­te­nir une recherche aca­dé­mique indé­pen­dante.

 

 

« Comprendre les mécanismes de cette défiance »

 

 

« J’ai conscience que notre sec­teur phar­ma­ceu­tique est par­ti­cu­liè­re­ment mal aimé et mar­qué par la crise de confiance à laquelle nous assis­tons, assure pour sa part Jean-Christophe Barland, direc­teur géné­ral de Bristol-Myers Squibb France. Je n’envisage pas que Bristol-Myers Squibb France puisse être un inno­va­teur aveugle et soli­taire – au contraire – je sou­haite que mon entre­prise soit citoyenne, ouverte aux enjeux de notre sec­teur. C’est pour­quoi je sou­haite com­prendre les méca­nismes de cette défiance pour redon­ner confiance dans notre indus­trie et dans l’innovation, qui par­ti­cipent à com­battre la mala­die », pour­suit le direc­teur géné­ral pour expli­quer son enga­ge­ment aux côtés de Gem dans “Public trust in health”.

 

Une des pre­mières réa­li­sa­tions de la chaire a été le déve­lop­pe­ment du jeu de rôle Tech it « Santé et bien-être » pour inno­ver autour des pro­blé­ma­tiques de santé : nou­velles attentes des patients, vieillis­se­ment de la popu­la­tion, désert médi­caux, accès aux soins…

 

 

VM

 

 

* La gami­fi­ca­tion consiste à trans­po­ser les méca­nismes du jeu dans un domaine non ludique, pour résoudre des pro­blèmes de la vie réelle ou amé­lio­rer une offre.

 

Festival du film France Nature Environnement
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Commentaires 2
  1. Il existe déjà des cohortes d’é­co­no­mistes de la santé et de socio­logues beau­coup plus qua­li­fiés qui tra­vaillent sur la ques­tion.
    Une école de com­merce ? Pour expli­quer aux labos com­ment dire « faites nous confiance ? ».

    On sait très bien com­ment naît la défiance « col­lec­tive » en matière de santé, par ailleurs.
    La psy­cho­lo­gie cog­ni­tive a répondu à cette ques­tion depuis long­temps.

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    • Peut être
      Mais eux ne se contentent pas de ce qu’ils ont.
      ils élar­gissent leur champ et prennent de nou­velles com­pé­tence
      Est ce en lien avec le rap­pro­che­ment avec l’EM Lyon (et tout le pôle chi­mique /pharmaceutique)?
      je n’ai pas un amour fou de GEM, ca me fat rire de lire le (s) com­men­taire, comme si tout était fait ou finis. ben oui, et après on arrête la recherche 😀
      bon, en tout cas posi­tif ou néga­tif, c’est sur­tout une réus­site et que tous ceux qui veulent lut­ter contre la « pro­pa­gande » des labos s’ins­pirent du modèle GEM qui fonc­tionne (certes sur les frais étu­diants etc… mais que l’on aime ou pas (et j’aime pas trop) ca fonc­tionne)

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