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Faire mieux avec autant : le défi de la nouvelle présidente de la Chambre régionale des comptes

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FOCUS – La Chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes s’est réunie en audience solennelle ce vendredi 8 septembre en présence du Premier président de la Cour des comptes Didier Migaud, afin de procéder à l’installation de sa nouvelle présidente, Marie-Christine Dokhelar. Avec quarante magistrats financiers œuvrant sur douze départements, la deuxième chambre régionale des comptes de France ne chôme pas. Et chômera encore moins demain. Car, si son budget est préservé, la liste de ses missions, et surtout des établissements contrôlés, s’allonge. Elle devra donc faire plus à moyens constants pour contrôler l’utilisation des deniers publics.

 

 

Marie-Christine Dokhelar, nouvelle présidente de la chambre régionale des comptes Auvergne Rhône-Alpes.

Marie-Christine Dokhelar, nouvelle présidente de la chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes. © Patricia Cerinsek

Après Catherine de Kersauson, c’est à nouveau une femme qui est à la tête de la deuxième chambre régionale des comptes de France.

 

Marie-Christine Dokhelar connaît bien la maison : après une première carrière de chercheuse en biologie, elle a rejoint la cour des comptes en 2001, avant de présider la chambre régionale des comptes de Franche-Compté en 2012.

 

 

Entre temps, elle aura fait un détour par le corps préfectoral, nommée préfète du Cher puis de la Vienne entre 2013 et 2017. Les collectivités territoriales, elle les connaît donc bien. Dotée d’une “forte capacité d’adaptation”, avec une prédilection pour les “thématiques concrètes”, Marie-Christine Dokhelar est aussi connue pour sa “grande ténacité”, soulignait le premier président de la cour des comptes, Didier Migaud, lors de son installation à la tête de la CRC Auvergne Rhône-Alpes, ce vendredi 8 septembre.

 

 

Faire plus mais à moyens constants. Comprendre être plus efficace. Didier Migaud, premier président de la cour des comptes, entend appliquer à sa propre juridiction l’austérité budgétaire qu’il a appelée de ses vœux lors de la remise au gouvernement en juin dernier de l’audit sur les finances publiques de la France. Des finances pas vraiment glorieuses… Vendredi, lors de l’audience d’installation de Christine Dokhelar, nouvelle présidente de la chambre régionale des comptes Auvergne Rhône-Alpes, le premier président n’a pas dit autre chose.

 

 

« Il y a des marges d’efficience considérables », estime Didier Migaud

 

 

Les budgets sont contraints. Partout. Les chambres régionales des comptes n’y échappent donc pas. Celle d’Auvergne Rhône-Alpes, la deuxième de France, tourne à plein régime. Son effectif est au complet, ce qui est désormais un petit exploit dans le milieu judiciaire… En tout, quarante magistrats financiers sont chargés de contrôler les comptes des collectivités territoriales, des syndicats mixtes, des services départementaux d’incendie et de secours, mais aussi des hôpitaux, des chambres consulaires ou des écoles d’architecture.

 

La chambre régionale des comptes au complet : en tout, quarante magistrats financiers sont chargés de contrôler 1 600 établissements.

La chambre régionale des comptes au complet : en tout, quarante magistrats financiers sont chargés de contrôler 1600 établissements. © Patricia Cerinsek

 

La liste n’est pas close. S’y ajoutent désormais les cliniques et autres établissements médico-sociaux privés. En tout, 1 600 établissements à contrôler sur douze départements. Et la CRC va, de 2017 à 2023, expérimenter la certification des comptes des collectivités locales des départements du Rhône et de la Savoie.

 

Les magistrats financiers vont-ils devoir se mettre en quatre ? A cela, Didier Migaud répond « efficacité ». État, collectivités territoriales, chambres régionales des comptes… même combat. « Il y a des marges d’efficience considérables. La France est le pays qui a le niveau de dépenses publiques le plus élevé dans le monde. Or, on a des résultats en décalage, qui ne sont pas à la hauteur des crédits que nous consacrons. Il y a des marges d’efficacité dans la politique du logement, de l’emploi. Il y a des effets d’aubaine, des doublons. Derrière un euro mal utilisé, il y a du monde. Et il y en a qui ont pris quelques habitudes… »

 

[…]

 

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