Le nouveau schéma de mobilité du Grand Sud grenoblois fait la part belle au covoiturage

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EN BREF – A compter de ce lundi 4 septembre, les habitants des vingt communes du Grand Sud grenoblois, des vallées de Vif et de Vizille, devraient trouver moyen de se déplacer plus aisément – sans polluer – aussi bien sur leur territoire qu’en direction des territoires voisins. Pas moins de trois systèmes de covoiturage leur sont en effet désormais proposés.

 

 

« Les habi­tants du Grand Sud gre­no­blois devraient être un peu moins dépen­dants de leur voi­ture pour se dépla­cer et joindre les ter­ri­toires voi­sins », annonce Yann Mongaburu, pré­sident du Syndicat mixte des trans­ports en com­mun (SMTC). Car, dès cette ren­trée, le « nou­veau schéma de mobi­lité Grand Sud » entre en œuvre et conti­nuera de se déployer durant plu­sieurs années.

 

Mobilité dynamisée dans le Grand Sud grenoblois : TER Grenoble-Gap mieux relié au réseau de bus, nouvelles dessertes de bus et trois services de covoiturageYann Mongaburu, président du SMTC lors de la "Rentrée des mobilités" vendredi 1er septembre 2017. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Yann Mongaburu, pré­sident du SMTC, lors de la « Rentrée des mobi­li­tés » ven­dredi 1er sep­tembre 2017. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Concrètement, sont lan­cées une nou­velle ligne Proximo 23, une nou­velle des­serte locale avec la ligne Flexo 70, une offre ren­for­cée sur la ligne 65, qui est notam­ment pro­lon­gée d’Eybens jusqu’à Grand Place… Les habi­tants du Sud gre­no­blois vont, dès ce lundi 4 sep­tembre, pou­voir mul­ti­plier leurs pos­si­bi­li­tés de des­ti­na­tions. Plusieurs expé­ri­men­ta­tions sont par ailleurs lan­cées : des racks à vélos der­nière les bus sur la ligne 67, le ser­vice de covoi­tu­rage de proxi­mité « TAG&Car », ainsi qu’un ser­vice d’« auto-stop orga­nisé » avec l’association Rezo Pouce. Enfin,  des amé­na­ge­ments de pistes cyclables struc­tu­rantes et sécu­ri­sant la marche démar­re­ront en jan­vier 2018.

 

 

« Un enjeu d’équité sociale »

 

 

« Nous vou­lons his­ser les ser­vices de mul­ti­mo­da­lité de ce ter­ri­toire au niveau du cœur his­to­rique de la métro­pole. Il s’agit d’un enjeu d’équité sociale », sou­tient le pré­sident du SMTC. Car le Grand Sud et ses vingt com­munes ne sont rat­ta­chés à la métro­pole gre­no­bloise que depuis le 1er jan­vier 2014.

 

Yann Mongaburu, président du SMTC lors de la "Rentrée des mobilités" vendredi 1er septembre 2017. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Yann Mongaburu, pré­sident du SMTC lors de la « Rentrée des mobi­li­tés », 1er sep­tembre 2017. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

La pré­pa­ra­tion du « schéma de mobi­lité Grand Sud », pilo­tée par le SMTC et Grenoble-Alpes Métropole, a quant à elle été enga­gée en 2016.

 

« La phi­lo­so­phie de ce schéma a consisté à venir ren­for­cer l’armature fer­ro­viaire de la ligne TER Grenoble-Gap, qui est le pre­mier élé­ment de trans­port en com­mun de ce ter­ri­toire », explique le pré­sident du SMTC. Les habi­tants ont été concer­tés toute une année, à tra­vers, entre autres, un « panel citoyens ».

 

 

Au choix, trois systèmes de covoiturage 

 

 

Débarque pour cette ren­trée, sur le ter­ri­toire du sud gre­no­blois exclu­si­ve­ment, l’expérimentation « TAG&Car », un sys­tème de covoi­tu­rage de proxi­mité, repo­sant sur une appli numé­rique, qui met en contact auto­mo­bi­listes volon­taires et pas­sa­gers. Les conduc­teurs sont indem­ni­sés pour le ser­vice rendu.

 

Tag&Car, nouveau service de covoiturage de proximité expérimenté sur le territoire du sud grenoblois, à partir de septembre 2017

Tag&Car, ser­vice de covoi­tu­rage de proxi­mité expé­ri­menté sur le ter­ri­toire du sud gre­no­blois, à par­tir de sep­tembre 2017

Les com­munes de Vizille, Brié-et-Angonne et Eybens, et plus géné­ra­le­ment tous les auto­mo­bi­listes qui empruntent l’axe RD5 sont concer­nés au pre­mier chef par ce ser­vice testé par le SMTC et la Sémitag, en par­te­na­riat avec Transdev et la Roue Libre.

 

En octobre, un autre nou­veau ser­vice d’autostop dit « orga­nisé », avec la créa­tion de points d’arrêt iden­ti­fiés, est quant à lui déployé sur Claix et Saint-Paul-de-Varces, en col­la­bo­ra­tion avec Rezo Pouce. Enfin, le ser­vice « Covoit’OùRA ! », piloté par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, est encore un autre moyen de covoi­tu­rer. Avec ce der­nier sys­tème, il est de bon ton de par­ta­ger les frais de trans­port entre conduc­teurs et covoi­tu­rés.

 

 

Séverine Cattiaux

Pays Voironnais, un jour, une activité
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Commentaires 5
  1. 😀
    si le seul pro­jet d’in­ves­tis­se­ment est le covoi­tu­rage, je ne dis pas qu’il faut s’in­quié­ter, mais ca sent le cache misère / absence de solu­tion ou d’in­ves­tis­se­ment.

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  2. Là où, il y a quelque années, il était pos­sible de mon­ter dans un bus à Claix et gagner le centre ville de Grenoble d’une traite, il faut aujourd’­hui comp­ter au moins 2 cor­res­pon­dances 1 bus/ le tram ; le tram/ 1 autre bus ; Tout au long de l’an­née et depuis plu­sieurs années, pen­dant deux à trois mois, voire plus, ( sans comp­ter les impré­vus) les trains sont sup­pri­més sur la ligne Grenoble Gap, pour, offi­ciel­le­ment, cause de tra­vaux ; dans les faits, il s’a­git ni plus ni moins que de rendre dis­sua­sive sa fré­quen­ta­tion jus­qu’à la sup­pri­mer ; actuel­le­ment, le rem­pla­ce­ment , dans ces cas-là, des trains par un auto­car d’une société pri­vée doit coû­ter un oeil au contri­buable, pour le trans­ports des rares pas­sa­gers qui résistent : là où le train met 8 mn ( Grenoble PdC) le car met autant de temps qu’une voi­ture, bien sûr. Détail : .le pro­jet de dépla­ce­ment de la gare de PdC , au droit du futur ter­mi­nus de la pro­lon­ga­tion à venir de la ligne A , prive com­plè­te­ment l’u­sa­ger de la pers­pec­tive de se rendre à Claix à pieds … Là où on peut espé­rer mettre moins de trois quarts d’heure pour gagner PdC (au mieux bus+tram C), il ne faut pas en espé­rer autant si on use du tram A jus­quà sa pro­lon­ga­tion à PdC ( + bus pour rejoindre Claix) …
    Enfin, à vélo, la remon­tée ou la des­cente du cours Jean Jaurès – de la Libération – par les contre-allées est extrế­me­ment dan­ge­reuse, une vague piste cyclable qui accom­pagne la ligne A depuis PdC se ter­mine lamen­ta­ble­ment dans un gigan­tesque car­re­four hyper dan­ge­reux ( prox. ex. Allibert) et on met depuis, autant de temps à rejoindre le centre ville que de temps pas­ser à y arri­ver depuis PdC… reste que le tra­jet à vélo n’est pas plus long qu’en voi­ture : un amé­na­ge­ment des digues du Drac serait bien­venu.
    La mau­vaise grâce des gens de l’ADTC à répondre aux ques­tions sur l’op­por­tu­nité de dépla­cer la gare de Pont de Claix pour pro­lon­ger de quelques mètres la ligne A, plu­tôt que de se battre pour le main­tien de la ligne SNCF ( mais peut-être suis-je tom­bée sur la mau­vaise per­sonne) me porte à croire que les moti­va­tions des uns et des autres n’ont rien à voir avec le confort des voya­geurs ; il serait utile d’in­ter­vie­wer les per­sonnes qui des­cendent du Trièves tous les jours pour tra­vailler , il est évident que ce qui se pré­pare c’est la fin de la ligne SNCF. Et ça, le petit mon­sieur pré­sident du SMTC ne peut l’i­gno­rer, son silence sur la ques­tion, ou cet aveu dis­si­mulé : « La phi­lo­so­phie de ce schéma a consisté à venir ren­for­cer l’armature fer­ro­viaire de la ligne TER Grenoble-Gap, qui est le pre­mier élé­ment de trans­port en com­mun de ce ter­ri­toire  » , doit être dénoncé pour être déve­loppé.

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  3. sep article
    • on doit aussi impo­ser les par­ti­cules fines et le CO2 qui va avec le « libre choix de la voi­ture » ?

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  4. La seule ques­tion qui vaille est : les auto­mo­bi­listes vont-il faire la part belle au co-voi­tu­rage ? Va t‑on encore nous assé­ner des chiffres fan­tai­siste comme avec le vélo ?

    C’est mar­rant tout de même le SMTC qui fait tout pour ne pas inves­tir dans les trans­ports en com­mun, alors que c’est le seul report qui vaille de la voi­ture…

    On est dans le grand n’im­porte quoi…

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