Schneider Electric inaugure son Technopole à Grenoble, « vitrine des savoir-faire » du groupe

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FOCUS – Schneider Electric a inauguré Technopole, un nouveau bâtiment “intelligent”, ce 12 juillet à Grenoble, en présence de Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Une étape majeure du projet GreenOValley initié par le spécialiste mondial de la gestion de l’énergie et des automatismes. Ce nouveau site a pour ambition de s’imposer désormais comme le centre référent, à l’échelle mondiale, de la R&D de l’activité Energy de Schneider Electric.

 

 

 Frédérique Vidal et Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric, lors de l'inauguration du Technopole. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Frédérique Vidal et Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric, lors de l’i­nau­gu­ra­tion du Technopole. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Le plan de lutte contre les chan­ge­ments cli­ma­tiques est l’une des prio­ri­tés du Président de la République. L’effort sur le bâti­ment intel­li­gent est majeur au sein de ce plan et votre ini­tia­tive vient très à pro­pos », lance à l’a­dresse des diri­geants de Schneider Electric, Frédérique Vidal, la ministre de l’en­sei­gne­ment supé­rieur, de la recherche et de l’in­no­va­tion. La repré­sen­tante de l’État a fait le dépla­ce­ment à Grenoble à l’oc­ca­sion de l’i­nau­gu­ra­tion en grande pompe, ce mer­credi 12 juillet, du bâti­ment Technopole édi­fié par la mul­ti­na­tio­nale gre­no­bloise spé­cia­liste de la ges­tion de l’éner­gie et des auto­ma­tismes.

 

C’est dans l’im­mense ave­nue cen­trale du bâti­ment que se sont dérou­lés les dis­cours por­tant sur les fonds bap­tis­maux ce nou­veau bâti­ment. Le tout devant un aréo­page consti­tué de très nom­breuses per­son­na­li­tés poli­tiques, de direc­teurs de Schneider Electric – dont notam­ment Jean-Pascal Tricoire, PDG, et Christel Heydemann, pré­si­dente de Schneider Electric France –, sans oublier de nom­breux sala­riés du groupe.

 

Retour en images sur cette inau­gu­ra­tion et la visite des lieux menée au pas de charge par la Ministre*.

 

 


Reportage Joël Kermabon

 

 

Regrouper le personnel  pour renforcer la collaboration entre les équipes

 

Technopole est un bâti­ment Smart grid ready – “com­pa­tible avec les réseaux élec­triques intel­li­gents” en bon fran­çais –, le pre­mier construit dans le cadre du pro­jet GreenOValley ini­tié par Schneider Electric. Les objec­tifs de ce der­nier ? Optimiser et ren­for­cer la col­la­bo­ra­tion entre les équipes : inno­va­tion, mar­ke­ting, com­merce, fonc­tions sup­port… en les regrou­pant sur cinq sites alors qu’ils sont aujourd’hui dis­sé­mi­nés sur treize implan­ta­tions répar­ties sur toute l’ag­glo­mé­ra­tion.

 

Frédérique Vidal, la ministre de la recherche, de l'enseignement supérieur et de l'innovation s'entretient avec de jeunes alternants, lors de l'inauguration du Technopole. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Frédérique Vidal, la ministre de la recherche, de l’en­sei­gne­ment supé­rieur et de l’in­no­va­tion s’en­tre­tient avec de jeunes alter­nants. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Il concré­tise éga­le­ment les ambi­tions du groupe en matière d’innovation, de per­for­mance éner­gé­tique, de tra­vail col­la­bo­ra­tif et de recherche et déve­lop­pe­ment 

 

Le tout offrant, pro­met Schneider Electric, un haut niveau de qua­lité tant pour ce qui concerne les condi­tions de vie que celles de tra­vail de ses col­la­bo­ra­teurs.

 

Le bâti­ment Technopole occupe une super­fi­cie totale de 38 000 m2, dont 18 000 m2 de construc­tion neuve, qui se répar­tissent entre 10 400 m2 consa­crés aux labo­ra­toires et 7 700 m2 aux acti­vi­tés ter­tiaires. Ce nou­veau site réunit désor­mais les 550 col­la­bo­ra­teurs de la divi­sion Energy pro­ducts & equip­ments (EPE) de l’activité Energy et les 400 col­la­bo­ra­teurs des acti­vi­tés Open inno­va­tion, Développement durable et Global labs.

 

 

GreenOValley : un investissement de 120 millions d’euros

 

Pour ce pro­jet de construc­tion de deux nou­veaux bâti­ments, l’ac­teur his­to­rique de la région gre­no­bloise – qui y emploie plus de 5 000 col­la­bo­ra­teurs –, a investi 120 mil­lions d’eu­ros en 2016. Qualifié de « véri­table labo­ra­toire vivant » ou encore de « vitrine des savoir-faire » du groupe, ce nou­veau site gre­no­blois accueille près de 1 000 col­la­bo­ra­teurs et entend désor­mais s’imposer comme le centre réfé­rent à l’échelle mon­diale de la R&D de l’activité Energy (dis­tri­bu­tion élec­trique moyenne ten­sion) de Schneider Electric. Quant au second bâti­ment prévu pour accueillir la direc­tion de l’in­no­va­tion, il devrait sor­tir de terre cou­rant 2019.

 

Présentation des solutions Schneider Electric, lors de l'inauguration du Technopole. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Présentation des solu­tions Schneider Electric. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Vous avez su ins­crire votre pro­jet dans le cadre du plan cli­mat de Grenoble [de Grenoble-Alpes Métropole, ndlr] […] grâce au regrou­pe­ment des équipes, à la construc­tion de bâti­ments per­for­mants, à l’u­ti­li­sa­tion des modes de trans­port », a sou­li­gné Frédérique Vidal, saluant la démarche éco­res­pon­sable de l’en­tre­prise.

 

Avec son pro­jet GreenOValley, Schneider Electric contri­bue effec­ti­ve­ment au Plan air éner­gie cli­mat de Grenoble-Alpes Métropole et au Plan de dépla­ce­ments inter-entre­prises (PDIE) Grenoble Presqu’île. Ce der­nier vise notam­ment à favo­ri­ser les modes de trans­port alter­na­tifs à la voi­ture ther­mique pour les dépla­ce­ments pro­fes­sion­nels.

 

 

Réduire significativement l’empreinte carbone du patrimoine immobilier

 

De par sa concep­tion, Technopole par­ti­cipe à l’ob­jec­tif de Schneider Electric de réduire signi­fi­ca­ti­ve­ment l’empreinte car­bone de son patri­moine immo­bi­lier à l’ho­ri­zon 2030. Les ingé­nieurs visent ainsi une consom­ma­tion éner­gé­tique de la struc­ture infé­rieure à 45 kWh par an et par m2, en s’ap­puyant sur deux solu­tions dédiées au bâti­ment connecté et éla­bo­rées en interne. En l’oc­cur­rence,  EcoStruxure for Buildings et EcoStruxure Grid.

 

Christel Heydemann, présidente de Schneider Electric France, lors de l'inauguration du Technopole. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Christel Heydemann, pré­si­dente de Schneider Electric France. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Comparativement à celle d’un bâti­ment clas­sique, le bâti devrait ainsi consom­mer 40 % d’éner­gie et de CO2 de moins que des bâti­ments de construc­tion clas­sique. Cerise sur le gâteau, les équipes de l’activité Energy de Schneider Electric uti­li­se­ront éga­le­ment ces solu­tions dans le cadre de leur tra­vail quo­ti­dien.

 

 

Pour autant, avant de savoir si cet objec­tif sera atteint, il fau­dra se munir d’un peu de patience. « Une année com­plète sera néces­saire pour obte­nir des résul­tats mesu­rés et défi­ni­tifs. Les don­nées col­lec­tées per­met­tront de mieux appré­hen­der le fonc­tion­ne­ment opti­mal du bâti­ment », pré­vient Schneider Electric. Qui pré­cise qu’elles ser­vi­ront « d’ou­tils réfé­rents pour des actions de recherche et d’innovation ». Autre inno­va­tion à signa­ler : le site sera éga­le­ment connecté à d’autres bâti­ments situés à proxi­mité (écoles, loge­ments, entre­prises par­te­naires, etc.) dans le cadre d’un micro­grid, ou, autre­ment dit, un micro-réseau élec­trique intel­li­gent.

 

 

« Le futur sera électrique, décentralisé décarboné et digital »

 

Jean-Pascal Tricoire, président directeur général de Schneider Electric. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Jean-Pascal Tricoire, pré­sident direc­teur géné­ral de Schneider Electric. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Par ce sym­bole, nous conso­li­dons notre place dans l’é­co­sys­tème gre­no­blois avec un bâti­ment ouvert à nos par­te­naires et à nos par­ties pre­nantes pour accé­lé­rer et favo­ri­ser l’in­no­va­tion ouverte », se féli­cite Jean-Pascal Tricoire, pré­sident direc­teur géné­ral de Schneider Electric.

 

Le PDG en est convaincu, à l’a­ve­nir le monde de l’éner­gie sera dif­fé­rent. « Il sera élec­trique, décen­tra­lisé, décar­boné et digi­tal […] La source d’éner­gie la moins chère, la plus facile à mettre en œuvre et dont per­sonne ne parle suf­fi­sam­ment sera l’ef­fi­ca­cité éner­gé­tique », augure le diri­geant. Verdict dans quelques années.

 

 

Joël Kermabon

 

 

 

  • * La visite éclair de Frédérique Vidal n’a pas per­mis aux jour­na­listes pré­sents de lui poser quelques ques­tions. Notamment au sujet d’une autre entre­prise de pointe à Grenoble, à savoir GE Hydro, sur laquelle pèse la menace de 345 sup­pres­sions d’emplois.

 

 

 

Pays Voironnais, un jour, une activité
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