Printemps du Livre : littérature, musique et images pour cette 15e édition

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FOCUS – Pour sa quinzième édition, du 5 au 9 avril prochains, le Printemps du Livre promet de réunir toutes les générations de lecteurs. Au menu : pas moins de quarante-deux écrivains, près de 95 rencontres publiques, et des nouveautés autour de la musique et de l’image. Suivez le guide !

 

 

 

« Le Printemps du Livre est l’un des rares fes­ti­vals orga­ni­sés par un réseau de biblio­thèques », affirme Corinne Bernard, adjointe à la culture à la Ville de Grenoble. En mul­ti­pliant les par­te­na­riats avec les librai­ries, les asso­cia­tions et les éta­blis­se­ments sco­laires et uni­ver­si­taires, « la Ville de Grenoble et les biblio­thèques encou­ragent la lit­té­ra­ture sous tous ses aspects », pour­suit l’é­lue.

 

Les récents évé­ne­ments – liés à la fer­me­ture de cer­taines biblio­thèques gre­no­bloises – n’auraient pas per­turbé le bon dérou­le­ment et la solide coopé­ra­tion entre la Ville et le réseau des biblio­thé­caires, à en croire Carine d’Inca, res­pon­sable du fes­ti­val, et Annie Brigant, direc­trice des biblio­thèques.

 

Printemps du livre. Photo © Anaïs Mariotti

Carine D’Inca, Corinne Bernard, et Annie Brigant, le 23 mars 2016. © Anaïs Mariotti – placegrenet.fr

 

Tout au contraire, le fes­ti­val s’est diver­si­fié. Cette année, il accueille qua­rante-deux écri­vains d’horizons très divers. De la lit­té­ra­ture pour enfants à la celle pour adultes, en pas­sant par la BD aux des­sins de presse, sans oublier la poé­sie et la phi­lo­so­phie, le fes­ti­val réunit des auteurs emblé­ma­tiques de la ren­trée lit­té­raire.

 

De plus, les espaces publics, mis à dis­po­si­tion par la Ville pour accueillir le fes­ti­val, offrent de plus grandes capa­ci­tés de créa­tion artis­tique. « Cette année, le musée et le théâtre de Grenoble ouvrent leurs portes au fes­ti­val et s’in­ves­tissent véri­ta­ble­ment dans ce pro­jet », explique Carine D’Inca.

 

 

 

« Littérature musicale » au théâtre de Grenoble 

 

 

Trois des écri­vains invi­tés au Printemps du Livre sont aussi musi­ciens ; un mélange de deux uni­vers com­plé­men­taires. L’ancien chan­teur et paro­lier du groupe Zebda, Magyd Cherfi, ani­mera ainsi une lec­ture musi­cale au Théâtre de Grenoble, le samedi 8 avril.

 

L'écrivain et compositeur Théo Hakola, © Printemps du Livre

L’écrivain et com­po­si­teur Théo Hakola, © Printemps du Livre

 

Autre créa­tion inédite pour le Printemps du Livre, l’a­dap­ta­tion musi­cale du roman Idaho Babylone. Un récit sur les dérives extré­mistes, reli­gieuses et poli­tiques, aux États-Unis. L’écrivain Théo Hakola a aussi com­posé la musique de ce spec­tacle, qui réunit sur scène un pia­niste, une vio­lo­niste et l’ac­trice Dominique Reymond. Rendez-vous le 9 avril au Théâtre de Grenoble pour le décou­vrir.

 

 

 

Place à l’image et à la photographie

 

 

Carine D'inca, responsable du Printemps du livre © Anaïs Mariotti

Carine D’inca, res­pon­sable du Printemps du livre © Anaïs Mariotti

Même si l’illus­tra­tion était déjà mise sous les pro­jec­teurs lors de la der­nière édi­tion, la pro­gram­ma­tion lui accorde cette fois une place toute par­ti­cu­lière. Aucun pro­fil n’a été oublié : des­si­na­teurs de presse, de BD, d’al­bums, de romans, pour enfants et adultes… Mais aussi des pho­to­graphes qui ani­me­ront de mul­tiples ren­contres et expo­si­tions.

 

Autre nou­veauté, des lec­tures vivantes sont pro­gram­mées au Musée de Grenoble, dans une logique de « cor­res­pon­dances bau­de­lai­riennes ». Des écri­vains réci­te­ront un extrait de leur livre, en réso­nance avec une œuvre de la col­lec­tion du musée. En mêlant lit­té­ra­ture et beaux-arts, l’i­ni­tia­tive per­met un autre rap­port à l’i­mage. « Les auteurs en sont ravis », cer­ti­fie Carine d’Inca.

 

 

 

L’exil et la solidarité, thèmes forts du festival

 

 

En plein dans l’ac­tua­lité, l’exil et l’ac­cueil des réfu­giés sont aussi au cœur des romans de Natacha Appanah, de Velibor Colic, et du phi­lo­sophe Guillaume le Blanc. Tous ani­me­ront des confé­rences pour pré­sen­ter, à tra­vers leurs ouvrages, leurs visions de la soli­da­rité inter­na­tio­nale.

 

Deux expo­si­tions pho­to­gra­phiques mon­tre­ront par ailleurs la réa­lité de l’exil. Celle du pho­to­jour­na­liste Vincent Nguyen, « Mayotte terre d’é­cueils », offre un éclai­rage sur la pré­ca­rité des sans-papiers de l’Océan Indien.

 

Exposition du photographe Vincent Nguyen, "Mayotte, terre d'écueil" © Vincent Nguyen

Exposition du pho­to­graphe Vincent Nguyen, « Mayotte, terre d’é­cueil ». © Vincent Nguyen

 

« Mauvais temps » retrace quant à elle l’his­toire et le par­cours de migrants syriens, ira­kiens ou afghans, à leur arri­vée en Grèce. La pho­to­graphe, Maryvonne Arnaud, décrit ses œuvres tein­tées d’hu­ma­nisme comme une « inci­ta­tion à s’im­pli­quer dans ce moment de notre his­toire. À regar­der en face ces femmes et ces hommes, à se mettre dans leur peau, et enfin peut-être à se recon­naître ».

 

 

Anaïs Mariotti

 

 

Ouverture Musée Champollion
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