Avrillier et Carignon, son meilleur ennemi, à nouveau sur le devant de la scène

sep article

Creative Mobilities Mou

FOCUS – Raymond Avrillier, maire adjoint honoraire, et son vieil ennemi Alain Carignon, ancien ministre et maire de Grenoble, reviennent occuper le devant de la scène politique grenobloise. Le conseil municipal de ce lundi 19 décembre a en effet statué sur la demande de mise en œuvre de la protection fonctionnelle et juridique sollicitée par Raymond Avrillier, le 14 octobre dernier. En cause, le tract « Wanted » réalisé par le parti Les Républicains l’été dernier. Une campagne que l’ancien élu qualifie de « chasse à l’homme ».

 

 

 

TractsEtAffichesWanted-1Des demandes de protection fonctionnelles il y en a à presque tous les ordres du jour du conseil municipal de la Ville de Grenoble. C’est un peu la routine.

 

Mais celle sur laquelle a statué l’assemblée délibérative ce 19 décembre, après sept heures de délibérations, n’avait rien d’anodin.

 

Et pour cause puisqu’il s’agissait, selon les termes de la délibération, de « mettre en œuvre la protection fonctionnelle sollicitée par M. Raymond Avrillier en date du 14 octobre 2016 et de prendre en charge les frais de procédure et honoraires d’avocats dus par la collectivité en lien avec le tract intitulé Wanted. »

 

 

Des actes de menaces et d’intimidation

 

 

Sur les visuels incriminés – tracts recto-verso et affiches – qui reprennent le graphisme des affiches de recherche de hors-la-loi du Far West, figurent les portraits de vingt-cinq personnalités politiques grenobloises ayant pris part aux affaires de la Ville au cours des vingt dernières années. Dont celui de Raymond Avrillier, ainsi désigné comme faisant partie des personnes recherchées. Le tout, assorti de la légende « Ils ont ruiné Grenoble ! ».

 

Raymond Avrillier, militant écologiste, adjoint au logement à Grenoble de 1995 à 2001.

Raymond Avrillier, militant écologiste, adjoint au logement à Grenoble de 1995 à 2001.

L’affiche avait été largement diffusée dans la ville et le tract distribué dans les boîtes à lettres et relayé par la presse ainsi qu’en des termes vitriolés sur le site du collectif Les Républicains Grenoble, le changement animé par François Tarantini, secrétaire départemental adjoint des Républicains de l’Isère. À la tête du collectif : l’ancien ministre et maire de Grenoble, bête noire de Raymond Avrillier, Alain Carignon, en mal de retour sur la scène politique.

 

Dans son courrier très circonstancié, Raymond Avrillier, détaille et argumente longuement sur des faits qui relèvent, selon lui, « d’actes de menaces et d’intimidation » et constituent à ses yeux des motifs suffisants pour que sa protection fonctionnelle soit prise en charge par la Ville.

 

Ce dernier ne cache d’ailleurs pas son intention de saisir le ministère public « afin de prendre les mesures de prévention et [d’] agir suivant la loi […] compte tenu de la gravité de la mise en cause de l’élu et de la large diffusion du document et afin de prévenir des actes entraînés ou favorisés par l’appel de M. Alain Carignon à la chasse à l’homme, actes qu’il a organisé avec ses proches et qui sont relayés par l’extrême-droite […] », expose Raymond Avrillier. Qui fait valoir, pour justifier la protection fonctionnelle, « que les faits rapportés sont liés à l’exercice passé des fonctions de conseiller municipal et [d’] adjoint au maire de Grenoble ».

 

 

« À chaque fois que Carignon manque d’oxygène, ils arrivent avec la bonbonne ! »

[…]

La suite du contenu est réservé aux abonnés

Connectez vous…

Veuillez vous connecter pour accéder à cette page.
S'inscrire

 

…ou choisissez votre abonnement ci-dessous !

commentez lire les commentaires
3949 visites | 5 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 5
  1. La question est : faut-il traiter par le mépris les accusations ciniques carignonesques ou faut-il essayer de faire en sorte que Cargnon arrête de polluer la vie politique grenobloise ?

    Il est fort dommage que Raymond Avriller soit le seul à porter plainte. Les autres pointes sur l’affiche « wanted » n’ont pas l’air troublé … Que faut-il penser d’eux ?
    Ils sont accusés d’avoir ruiné Grenoble. Il est donc normal que Grenoble paye leurs frais de justice. C’est aussi montrer que la ville est solidaire de ses anciens dirigeants diffamés.

    sep article
    • Caro pouvez vous sérieusement croire à ce que vous dites ? Les jeux de scènes dans l’opposition politique sont monnaie courante. Parfois je me demande si l’Ades ne vous a pas déjà fait tourner la tête…les autres sont juste réalistes, et Avrillier a fait sa pub ne soyons pas naïfs…Ades toujours ! Avrillier encore ! Il y en assez…

      sep article
    • « il est fort dommage que Avriller seul… » je ne partage pas ce point de vue. Les propos ne sont au plus politiques « mis en scène », mais il n’y a aucun montant, aucune date, etc…les classer de diffamatoires, c’est un peu rapide.
      Qu’Avriller se ridiculise cette fois (j’ai du respect pour ses actions passées, beaucoup moins dans le ridicule de réagir à des polémiques sans fond), et qu’il assume ses frais d’avocat, mais arrêtons de financer sur le dos des contribuables des récits du passé.

      Les témoignages qui se succédent devraient plutôt appeler à un sursaut pour enfin tourner la page à ses fantomes du passé, Carignon Destot Avriller, etc…ça suffit.

      Que Piolle continue à travailler avec l’ADES il inscrira son nom à cette liste.
      Avançons il serait (grand) temps et pour avancer cessons de parler du passé, il serait temps, on pourra toujours discuter au cas par cas, mais l’urgence n’est pas là !

      sep article
  2. Ah, Raymond, notre Droopy à moustache qui fait partie de la culture grenobloise et qui au mitant des années 90 , nous fait rêver (mais oui !), nous à redonné la pêche en faisant tomber « main basse sur la ville » Carignon……
    Ah, Raymond, notre Saint Just, qui a failli rendre dingue Destot par ses recours contre le Stade des Alpes, et qui voulait transformer le trou creusé en plan d’eau pour les petits grenoblois..
    Raymond, si vous êtes dans le besoin, on se cotise, promis. Mais pas ces petites magouilles politicardes ; pas vous !!! pas maire adjoint honoraire ! Vous avez sans doute assez avalé de couleuvres ces derniers temps, non ?

    sep article
  3. Quand les mêmes dénoncent toujours le passé, et quand les mêmes utilisent toujours la dénonciation, et l’utilisation de la judiciarisation de tout et de rien.

    L’opposition fait son boulot, la forme est contestable, fortement contestable chez Carignon, mais il faut aussi accepter de ne pas se comporter comme monarque, adepte des procédures judiciaires à la Avrillier.

    Voilà comment à Grenoble on perd son temps dans la maison commune pour parler toujours et encore du passé, merci la droite, merci l’ADES, dommage pour Piolle dommage par le PS.

    Vivement que tout ce petit monde tire enfin sa révérence, et laisse la place de nouveau à une gauche nouvelle éloignée de ces sphères d’influences néfastes pour enfin sortir de ces querelles populo.

    sep article