Tétraplégies, obésité maligne, Tocs… Clinatec se lance dans les premiers essais cliniques

sep article

Festival oenologique et musical Le Millésime à Grenoble du 5 au 20 octobre 2019

CLINATEC ÉPISODE 3 – Depuis le milieu du XXe siècle, les sciences transforment les corps, la vie des hommes, leur espérance de vie. Clinatec, centre de recherche biomédicale grenoblois spécialisé dans le développement de dispositifs implantables dans le cerveau, mise sur l’alliance des technologies et des neurosciences pour allonger la durée de vie en bonne santé. Sa cible ? Les maladies neurodégénératives, les affections malignes telles que le cancer, mais aussi les handicaps moteurs. Les premiers essais cliniques sont déjà sur les rails.

 

 

 

Que cherchent exactement médecins et technologues dans ce centre de recherche “futuriste” [1] ? Leur cheval de bataille : s’atteler, dans le respect des normes appliquées aux dispositifs médicaux [2], à sortir des impasses thérapeutiques, en utilisant les dernières innovations technologiques.

 

CEA Grenoble sur la presqu'île scientifique. © Morel

CEA Grenoble sur la presqu’île scientifique. © Morel

Parier sur l’alliance des technologies et des neurosciences au point d’y dédier un centre de recherche biomédicale n’est pas une idée incongrue qui a germé à Grenoble par hasard. « Il y a une culture de la technologie à Grenoble. Donc, plutôt que s’orienter vers les microbiologistes qui vont développer par exemple des thérapies géniques, la neurochirurgie à Grenoble se tourne vers les technologues pour trouver des solutions. Et ce, d’autant plus facilement qu’il y a vingt ans, le développement de la stimulation cérébrale profonde (SCP) a prouvé toute son efficacité », explique Stephan Chabardès, neurochirurgien au centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes (Chuga), conseiller scientifique et responsable du secteur sujet-patient à Clinatec.

 

Parmi les objectifs affichés des chercheurs : retarder, par exemple, l’apparition des maladies neurodégénératives – Parkinson et peut-être ultérieurement Alzheimer – en augmentant la puissance des cellules nerveuses avec la lumière infrarouge. Ainsi, rendues plus résistantes, ces dernières meurent moins vite (cf. encadré en bas d’article).

 

Neuroprothèse : l'implant Wimagine® et ses 64 électrodes de mesure pour capter l'électrocorticogramme. © Clinatec

Neuroprothèse : l’implant Wimagine® et ses 64 électrodes de mesure pour capter l’électrocorticogramme. © Clinatec

Autre projet phare, permettre à des paralysés de marcher avec un exosquelette (prothèse externe) grâce à une interface [ou neuroprothèse, ndlr] cerveau-machine. Le projet, nommé BCI (Brain computer interface), a déjà été présenté dans un précédent article publié sur Place Gre’net.

 

 

 

Le cap des essais cliniques en passe d’être franchi

 

 

Inauguré en 2012, le centre de recherche s’inscrit dans le droit-fil de son slogan : « Les malades n’ont pas le temps d’être patients ». De fait, après quatre ans de ce rapprochement entre médecins et technologues du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives de Grenoble (CEA-Grenoble), les recherches à Clinatec portent leurs premiers fruits.

 

[…]

La suite du contenu est réservé aux abonnés

Connectez vous…

Veuillez vous connecter pour accéder à cette page.
S'inscrire

 

…ou choisissez votre abonnement ci-dessous !

commentez lire les commentaires
4048 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.