Crise au 115 : les salariés veulent agir sur le terrain avec les associations

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REPORTAGE – Les salariés du 115 faisaient grève et manifestaient mardi 8 novembre devant les locaux de la Direction départementale de la cohésion sociale, où la préfecture lançait sa campagne hivernale 2015 – 2016. Un mouvement de protestation qui a fédéré les associations contre le mal-logement, dont les militants ont donné de la voix et interpelé les représentants de l’État.

 

 

« Soutien aux gré­vistes du 115 » Les mots rédi­gés au mar­queur sur une pan­carte de for­tune annoncent la cou­leur : la grève et la mani­fes­ta­tion des sala­riés du 115, relayés par dif­fé­rentes asso­cia­tions, ont mobi­lisé mardi 8 novembre bien au-delà du seul centre d’ap­pel pour l’hé­ber­ge­ment d’ur­gence.

 

Une cin­quan­taine de mili­tants étaient ainsi pré­sents devant les locaux de la Direction dépar­te­men­tale de la cohé­sion sociale, au moment où les ser­vices de la pré­fec­ture se réunis­saient pour le lan­ce­ment de la cam­pagne hiver­nale 2016 – 2017. Des visages fami­liers du Droit au loge­ment (Dal), de la Patate chaude, de la Coordination isé­roise de soli­da­rité avec les étran­gers migrants (Cisem) : tous venaient éga­le­ment por­ter le mes­sage du mal-loge­ment.

 

Le sous-préfet Yves Dareau, est venu s'entretenir avec les manifestants . © Florent Mathieu - Place Gre'net

Visage fermé, le sous-pré­fet Yves Dareau vient s’en­tre­te­nir avec les mani­fes­tants. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Pour leur répondre sous une pluie bat­tante, le sous-pré­fet Yves Dareau demeure aussi stoïque que cour­tois. Il évoque la loi, le manque de moyens, la prio­ri­sa­tion néces­saire. « L’État fran­çais ne veut entendre les citoyens que sous la pluie ! », s’a­gace une mili­tante. « Je vous entends, Madame, et je vous écoute », répond le sous-pré­fet. Mais l’é­change a tout du dia­logue de sourds. Suivront un concert de cas­se­roles, et le slo­gan « Un toit c’est un droit ! »

 

 

 

« On nous enferme derrière notre téléphone »

 

 

Cette mobi­li­sa­tion des asso­cia­tions, Marilyne Jacquot ne s’y atten­dait pas et cela lui fait chaud au cœur. Écoutante socio-édu­ca­tive au 115, elle ne connaît pas ce réseau mili­tant. « On ne sort jamais de nos bureaux : on nous enferme der­rière notre télé­phone alors qu’on aime­rait en sor­tir, ren­con­trer les asso­cia­tions, faire des per­ma­nences, des choses construc­tives ! »

 

[…]
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