Après Alstom, l’État va-t-il assister impuissant au démantèlement d’Ecopla ?

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DÉCRYPTAGE – L’appel des ex-Ecopla après le choix du tribunal de commerce de Grenoble de céder leur entreprise au repreneur italien Cuki Cofresco est-il recevable ? De la réponse à cette question, le 20 octobre, dépend l’avenir du dernier fabricant français de barquettes alimentaires en aluminium. Une réponse juridique à un dossier politique, économique et social, qui soulève bien des questions. Celle notamment de l’impuissance des pouvoirs publics face la désindustrialisation d’une vallée. Celle aussi du fonctionnement des tribunaux de commerce que le gouvernement échoue à réformer.

 

 

 

Audience d'appel mercredi 5 octobre au tribunal de commerce de Grenoble : les ex-Ecopla contestent la décision du juge commissaire du choix de l'Italien Cuki comme repreneur du dernier fabricant français de barquettes alimentaires en aluminium

Les ex-Ecopla contestent la déci­sion du juge com­mis­saire : le choix de l’Italien Cuki comme repre­neur du der­nier fabri­cant fran­çais de bar­quettes ali­men­taires en alu­mi­nium. © Patricia Cerinsek

Dans dix jours, le sort d’Ecopla, der­nier fabri­cant fran­çais de bar­quettes ali­men­taires en alu­mi­nium, sera scellé. Le 20 octobre, le tri­bu­nal confir­mera, ou non, le choix fait par le juge com­mis­saire en pre­mière ins­tance du repre­neur ita­lien Cuki au détri­ment du pro­jet de Scop des ex-sala­riés.

 

Sur quoi va se jouer l’avenir d’Ecopla ? Sur l’argument éco­no­mique, le tour de table ayant per­mis de col­lec­ter 2,8 mil­lions d’euros, depuis que la Région a abondé à hau­teur de 400 000 euros ? Sur l’intérêt géné­ral, comme le font valoir les poli­tiques, can­di­dats à la Présidentielle qui, tour à tour, ont défilé pour sou­te­nir les ex-Ecopla ?

 

Des argu­ments qu’a balayés mer­credi 5 octobre la pré­si­dente du tri­bu­nal. « Le juge sta­tuera en droit et non dans un réflexe citoyen ou autre ». Le sort d’Ecopla devrait donc se jouer sur la rece­va­bi­lité de l’appel. Celui qu’ont formé les ex-sala­riés, sou­te­nus par l’union régio­nale des Scop, contre l’ordonnance du juge com­mis­saire. Le 16 juin 2016, Thierry Faure avait jus­ti­fié son choix par la pro­po­si­tion de l’Italien de reprendre pour 1,5 mil­lion d’euros, outre le parc de machines, la dette sociale de l’entreprise. Mais sans les 77 sala­riés…

 

 

Impuissance des pouvoirs publics

 

 

Le tri­bu­nal ne devrait donc pas reve­nir sur la déci­sion prise en pre­mière ins­tance. Et tant pis si le fond du dos­sier – l’impuissance et le silence des pou­voirs publics pen­dant deux ans comme le choix du tri­bu­nal de pri­vi­lé­gier le rem­bour­se­ment des créan­ciers –, pose ques­tion.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste et la sénatrice communiste Annie David aux côtés de Christophe Chevalier un des fers de lance de la résistance à Ecopla.

Pierre Laurent, secré­taire natio­nal du parti com­mu­niste et la séna­trice com­mu­niste Annie David aux côtés de Christophe Chevalier, un des fers de lance de la résis­tance à Ecopla. © Patricia Cerinsek

 

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