Thomas Huriez, pionnier du made in France participatif avec Modetic

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Festival oenologique et musical Le Millésime à Grenoble du 5 au 20 octobre 2019

PORTRAIT – Saviez vous qu’Eric Piolle, maire de Grenoble, et le chanteur Hugues Aufray ont un point commun ? Celui de porter des jeans de la marque 1083, éco-conçus et fabriqués en France. A l’origine de ce pari fou mais réussi, le Grenoblois Thomas Huriez, fondateur de l’entreprise Modetic. Rencontre avec cet aventurier passionné, chantre du “made in France” et de l’économie circulaire.

 

 

 

Thomas Huriez, au siège de Modetic, à Romans. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Thomas Huriez, au siège de Modetic, à Romans. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Relocalisation, économie circulaire, emplois durables… De bien belles idées que Thomas Huriez a rendues concrètes. Depuis deux ans, il fabrique jeans, baskets, pulls et bientôt tee shirts… en France.

 

Déjà plus de 10.000 unités vendues par an. Treize emplois créés directement et, bien sûr, du travail pour beaucoup de petits artisans, industriels du textile français qui ont vu Thomas Huriez toquer à leur porte, tel le père Noël débarquant le 24 décembre au soir.

 

L’entrepreneur qui vend ses créations sur Internet possède deux boutiques, l’une à Romans (où est également basé le siège de la société), l’autre à Grenoble, dans le quartier de Bonne, depuis septembre 2014. « Ce qui nous plaît, à Grenoble, c’est d’être voisin de H&M et de Décathlon et d’être visibles et connus par tout le monde. Et pas seulement des militants écolos ! »

 

Recrutée comme vendeuse à la boutique de Grenoble, Aude, tout sourire, parle de son employeur avec admiration : « C’est un entrepreneur atypique qui a plein d’idées, une grande créativité, une éthique et de la cohérence. Rien ne lui semble infaisable ! ».

 

 

Thomas nous reçoit au siège de Modetic, à Romans, à quelques mètres seulement de Marques Avenue, village de la mode réunissant 400 marques de vêtements. Il porte un bermuda en jean, des sneakers et un tee-shirt rouge, ses bébés, tous éco-conçus et fabriqués en France. Affairé dans un petit open space, le jeune homme barbu de 34 ans est entouré de ses proches collaborateurs : Grégoire, son frère cadet, Luc, son graphiste, Aurélie, sa modéliste… Il y a aussi sa vendeuse qui circule à l’étage.

 

Brainstorming éclair à propos du QR Code dans la poche du Jean 1083 : l’une des dernières idées de Thomas. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Brainstorming éclair à propos du QR Code dans la poche du Jean 1083 : l’une des dernières idées de Thomas. © Séverine Cattiaux

A Modetic, Thomas en bon leader donne le cap. « Il est très créatif, fourmille d’idées. Il faut suivre ! », assure Grégoire, son frère. Davantage dans le back office, ce dernier gère les tableaux, les commandes de vêtements, le stock, etc., tandis que Luc, graphiste, conçoit les visuels et les logos.

 

« Thomas n’arrête pas de bosser ! », souligne ce dernier. Et cela porte ses fruits. Modedic prospère et s’étoffe. Charlotte, ingénieure textile, va d’ailleurs rejoindre l’équipe en août.

 

Au quotidien, chacun des membres de l’équipe est invité à donner son avis.

 

Par exemple, ce matin, il faut se décider sur le QR Code du Jean 1083 : poche de gauche ou de droite ? Et dans quel sens ? Mini brainstorming… En cinq minutes, l’affaire est rondement menée. Et pliée.

 

 

 

« Ce qui m’intéresse dans le vêtement c’est qu’on est tous obligés d’en porter ! »

 

 

Attentif à son interlocuteur et parlant de façon pédagogique, Thomas ne rechigne pas, pour la énième fois sans doute, à raconter comment il a relancé des filières textiles pour fabriquer des jeans et des chaussures françaises, tous deux de la marque 1083. Mais aussi des pulls français, à base de fibres recyclées, de la marque Le tricolore.

 

A l’origine, Thomas était informaticien. Un métier qu’il a exercé pendant quatre ans à Wesford Grenoble, école de commerce qui a fait faillite en 2012 avant d’être rachetée et relancée sous un autre nom, un an plus tard. Le projet a émergé peu à peu… « On est parti pour travailler huit heures par jour pendant au moins quarante ans ! Je voulais mettre à profit ce temps pour des choses vertueuses. » Mais alors, pourquoi le textile ?

 

[…]

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