Appel Forêt -
Thomas Huriez sur sa borne 1083. © Modetic

Thomas Huriez, pionnier du made in France participatif avec Modetic

Thomas Huriez, pionnier du made in France participatif avec Modetic

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

PORTRAIT – Saviez vous qu’Eric Piolle, maire de Grenoble, et le chanteur Hugues Aufray ont un point commun ? Celui de porter des jeans de la marque 1083, éco-conçus et fabriqués en France. A l’origine de ce pari fou mais réussi, le Grenoblois Thomas Huriez, fondateur de l’entreprise Modetic. Rencontre avec cet aventurier passionné, chantre du “made in France” et de l’économie circulaire.

 

 

 

Thomas Huriez, au siège de Modetic, à Romans. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Thomas Huriez, au siège de Modetic, à Romans. © Séverine Cattiaux – pla​ce​gre​net​.fr

Relocalisation, éco­no­mie cir­cu­laire, emplois durables… De bien belles idées que Thomas Huriez a ren­dues concrètes. Depuis deux ans, il fabrique jeans, bas­kets, pulls et bien­tôt tee shirts… en France. 

 

Déjà plus de 10.000 uni­tés ven­dues par an. Treize emplois créés direc­te­ment et, bien sûr, du tra­vail pour beau­coup de petits arti­sans, indus­triels du tex­tile fran­çais qui ont vu Thomas Huriez toquer à leur porte, tel le père Noël débar­quant le 24 décembre au soir.

 

L’entrepreneur qui vend ses créa­tions sur Internet pos­sède deux bou­tiques, l’une à Romans (où est éga­le­ment basé le siège de la société), l’autre à Grenoble, dans le quar­tier de Bonne, depuis sep­tembre 2014. « Ce qui nous plaît, à Grenoble, c’est d’être voi­sin de H&M et de Décathlon et d’être visibles et connus par tout le monde. Et pas seule­ment des mili­tants écolos ! »

 

Recrutée comme ven­deuse à la bou­tique de Grenoble, Aude, tout sou­rire, parle de son employeur avec admi­ra­tion : « C’est un entre­pre­neur aty­pique qui a plein d’idées, une grande créa­ti­vité, une éthique et de la cohé­rence. Rien ne lui semble infaisable ! ».

 

 

Thomas nous reçoit au siège de Modetic, à Romans, à quelques mètres seule­ment de Marques Avenue, vil­lage de la mode réunis­sant 400 marques de vête­ments. Il porte un ber­muda en jean, des snea­kers et un tee-shirt rouge, ses bébés, tous éco-conçus et fabri­qués en France. Affairé dans un petit open space, le jeune homme barbu de 34 ans est entouré de ses proches col­la­bo­ra­teurs : Grégoire, son frère cadet, Luc, son gra­phiste, Aurélie, sa modé­liste… Il y a aussi sa ven­deuse qui cir­cule à l’étage.

 

Brainstorming éclair à propos du QR Code dans la poche du Jean 1083 : l’une des dernières idées de Thomas. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Brainstorming éclair à pro­pos du QR Code dans la poche du Jean 1083 : l’une des der­nières idées de Thomas. © Séverine Cattiaux

A Modetic, Thomas en bon lea­der donne le cap. « Il est très créa­tif, four­mille d’idées. Il faut suivre ! », assure Grégoire, son frère. Davantage dans le back office, ce der­nier gère les tableaux, les com­mandes de vête­ments, le stock, etc., tan­dis que Luc, gra­phiste, conçoit les visuels et les logos.

 

« Thomas n’arrête pas de bos­ser ! », sou­ligne ce der­nier. Et cela porte ses fruits. Modedic pros­père et s’é­toffe. Charlotte, ingé­nieure tex­tile, va d’ailleurs rejoindre l’é­quipe en août.

 

Au quo­ti­dien, cha­cun des membres de l’équipe est invité à don­ner son avis.

 

Par exemple, ce matin, il faut se déci­der sur le QR Code du Jean 1083 : poche de gauche ou de droite ? Et dans quel sens ? Mini brains­tor­ming… En cinq minutes, l’affaire est ron­de­ment menée. Et pliée.

 

 

 

« Ce qui m’intéresse dans le vêtement c’est qu’on est tous obligés d’en porter ! »

 

 

Attentif à son inter­lo­cu­teur et par­lant de façon péda­go­gique, Thomas ne rechigne pas, pour la énième fois sans doute, à racon­ter com­ment il a relancé des filières tex­tiles pour fabri­quer des jeans et des chaus­sures fran­çaises, tous deux de la marque 1083. Mais aussi des pulls fran­çais, à base de fibres recy­clées, de la marque Le tricolore.

 

A l’origine, Thomas était infor­ma­ti­cien. Un métier qu’il a exercé pen­dant quatre ans à Wesford Grenoble, école de com­merce qui a fait faillite en 2012 avant d’être rache­tée et relan­cée sous un autre nom, un an plus tard. Le pro­jet a émergé peu à peu… « On est parti pour tra­vailler huit heures par jour pen­dant au moins qua­rante ans ! Je vou­lais mettre à pro­fit ce temps pour des choses ver­tueuses. » Mais alors, pour­quoi le textile ?

 

Poursuivez votre lecture

Il vous reste 72 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.

Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Séverine Cattiaux

Auteur

A lire aussi sur Place Gre'net

Une partie de l'équipe de Grenoble nouvel air entoure Olivier Noblecourt lors de la présentation du plan de relance écologique.. © Joël Kermabon - Place Gre'net
L’emploi et la « relance écologique » au centre du dernier acte de campagne d’Olivier Noblecourt

FOCUS - Redoutant les effets de la crise sanitaire sur l'économie et l'emploi, la liste Grenoble nouvel air d'Olivier Noblecourt a détaillé, ce 24 juin Lire plus

Argent, économie, pièces de monnaies et billets d'euros, carte banquaire © Chloé Ponset - Place Gre'net
Grenoble lance un dispositif pour accompagner les associations dans leurs campagnes de crowdfunding

FOCUS - La Ville de Grenoble met en place un dispositif “Crowdfunding”. Son objectif : accompagner en amont les associations qui le désirent dans leur Lire plus

Julie et Michaël, initiateurs du projet de financement participatif pour un four à bois dans leur boulangerie bio d'Autrans. DR
Les Pains du Vercors vous invitent à mettre la main à la pâte pour une boulangerie-biscuiterie bio

EN BREF - Réunis par la passion de la boulangerie, Julie et Michaël ont commencé à construire leur fournil grâce à leurs économies personnelles. Ayant Lire plus

L’association Anamounto organise un concert de soutien et une campagne de financement participatif

L'association Anamounto, porteuse du festival le Col des 1000 à Miribel-les-Échelles depuis vingt ans, se dit aujourd'hui en « grand danger financier ». C'est pourquoi elle fait Lire plus

Wafinu fait appel au financement participatif au profit des animaux abandonnés

La startup meylanaise Wafinu, qui vend des autocollants et produits amusants au profit d'un refuge pour animaux abandonnés, fait une campagne de financement participatif pour Lire plus

Bientôt un café couture sur Grenoble avec le Thé à coudre

Cinq jeunes femmes se sont rassemblées autour du projet du Thé à coudre, un salon de thé mêlant petite restauration bio et locale et ateliers Lire plus

Flash Info

|

29/07

19h56

|

|

28/07

16h27

|

|

28/07

12h09

|

|

28/07

9h40

|

|

27/07

20h21

|

|

27/07

12h00

|

|

27/07

10h43

|

|

26/07

10h46

|

|

25/07

12h06

|

|

22/07

19h24

|

Les plus lus

Tourisme de l'Isère : VAE en montagne

Société| Tourisme : le Département de l’Isère place l’été 2021 sous le signe de la santé et du bien-être

Flash info| Grenoble accueille les championnats de France individuels de tennis-fauteuil, du 24 au 27 juin 2021

Émilie Gindre et Joséfa Gallardo de La Rampe - la Ponatière. © Tim Buisson – Place Gre’net

Culture| Échirolles : La Rampe – La Ponatière lance sa saison 2021 – 2022 après plusieurs mois sans spectacles

Abonnement| Le magasin en ligne de produits bio et locaux Oclico​.com fête ses dix ans

David Smétanine

Abonnement| Le Grenoblois David Smétanine candidat pour être porte-drapeau paralympique aux Jeux de Tokyo

Agenda

Je partage !
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin