Center Parcs : les travaux arrêtés, les recours continuent…

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Malgré la suspension par la justice des travaux du Center Parcs à Roybon, les opposants continuent de monter au créneau. L’association Pour les Chambarans sans Center Parcs vient de déposer un recours en cassation devant le Conseil d’État. Celui-ci réaffirme ses arguments contre la destruction d’espèces protégées par le chantier de Pierre et Vacances.

 

 

Alors que le juge des réfé­rés de Grenoble a ordonné dans son juge­ment du 23 décembre der­nier la sus­pen­sion des tra­vaux du Center Parcs des Chambarans au titre de la loi sur l’eau, les oppo­sants réunis au sein de l’association Pour les Chambarans sans Center Parcs (PCSCP) entendent aller plus loin.

 

Manifestation des opposants au Center parc des Chambaran lundi lors du démarrage des travaux.

Manifestation des oppo­sants au Center Parcs des Chambarans lors du démar­rage des tra­vaux en octobre 2014. © Patricia Cerinsek

Le juge n’avait pas retenu le recours en référé intro­duit par PCSCP au titre des espèces pro­té­gées* ? Qu’à cela ne tienne, l’association locale a déposé un recours en cas­sa­tion devant le Conseil d’État.

 

« Malgré le fait que notre asso­cia­tion a fait valoir un cer­tain nombre de faits acca­blants quant à l’urgence de stop­per l’autorisation pré­fec­to­rale de des­truc­tion d’espèces pro­té­gées, le juge des réfé­rés n’a pas conclu à sa sus­pen­sion », sou­ligne le pré­sident de l’association, Stéphane Péron, dans un com­mu­ni­qué.

« C’est pour­quoi, esti­mant que le juge n’a pas pris suf­fi­sam­ment en compte nos argu­ments, nous nous pour­voyons en cas­sa­tion afin que cette auto­ri­sa­tion soit, elle aussi, sus­pen­due. »

 

 

 

Pierre et Vacances aussi…

 

 

Pour rap­pel, le groupe Pierre et Vacances a, de son côté, déposé un recours en cas­sa­tion devant le Conseil d’État, suite à la déci­sion du juge gre­no­blois de sus­pendre les tra­vaux.

 

La Frapna, qui avait éga­le­ment déposé un recours en référé au titre des espèces pro­té­gées, s’en tient à la déci­sion du juge, pré­fé­rant « se foca­li­ser sur le fond », a pré­cisé son ser­vice juri­dique en Isère. En effet, les magis­trats doivent se pro­non­cer sur le fond du dos­sier avant l’été 2015.

 

 

Patricia Cerinsek

 

 

 

* Seul le recours déposé par la Fédération de pêche et de pro­tec­tion du milieu aqua­tique de la Drôme concer­nant l’autorisation pré­fec­to­rale au titre de la loi sur l’eau a été retenu par le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif.

 

 

 

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