Appel Forêt -
Mont Aiguille.

C’est l’été : partez en randonnée !

C’est l’été : partez en randonnée !

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SÉRIE ÉTÉ – Vous êtes coincé(e) tout l’été à Grenoble et vous n’irez pas vous délasser à Bora-Bora cette année ? Pas de panique ! La rédaction vous a concocté une petite sélection des plus belles randonnées à faire à proximité de l’agglomération. Suivez le guide !

 
 

 

Randonneurs montagne © chartreuse-tourisme.com

© char​treuse​-tou​risme​.com

Envie d’é­va­sion et pas de moyen de loco­mo­tion ? Aucun pro­blème ! Nous avons sélec­tionné pour vous un cer­tain nombre de ran­don­nées à faire non loin de l’ag­glo­mé­ra­tion. Quelles que soient vos aspi­ra­tions et contraintes, vous trou­ve­rez for­cé­ment che­min à votre pied.
 
La plu­part des ran­don­nées à faire autour de Grenoble sont acces­sibles sans voi­ture. Soit à pied depuis les dif­fé­rentes com­munes de l’ag­glo­mé­ra­tion, soit grâce au réseau de bus Transisère, dont le point de départ se situe à la gare de Grenoble.
 

 

Vous avez peu de temps ?

 
 
Optez pour la mon­tée de la Bastille. Classique mais effi­cace. Cela vous pren­dra envi­ron 45 minutes. Tout Grenoblois qui se res­pecte a déjà au moins une fois grimpé jus­qu’au fort de la Bastille. « Mais ce que beau­coup de gens ignorent, c’est qu’une fois en haut, d’autres che­mins per­mettent de conti­nuer à grim­per. Certains vont même assez loin » rap­pelle Bertrand Canin, res­pon­sable du bureau d’in­for­ma­tion de la Maison de la mon­tagne à Grenoble. L’ascension du Mont Jalla, qui peut se faire par un petit sen­tier assez raide à tra­vers les prai­ries, donne un joli point de vue. Quant à la mon­tée au Rachais, elle se fait par un sen­tier ou bien en lon­geant la crête.
 
Vue depuis le Fort de la Bastille. CC Milky - Wikipédia

Vue depuis le Fort de la Bastille. CC Milky – Wikipédia

 
 

Vous recherchez un superbe point de vue ?

 
 
« Un des plus beaux points de vue de l’ag­glo­mé­ra­tion est, sans conteste, le fort du Saint-Eynard » assure Bertrand Canin.
 
L’itinéraire est assez simple et ne néces­site aucun moyen de trans­port. « De Grenoble centre, il suf­fit d’al­ler jus­qu’à la Porte de France et de mon­ter jus­qu’au som­met de la Bastille. Une fois en haut, il faut emprun­ter le GR9, qui passe juste der­rière le res­tau­rant du Pèr’Gras, et suivre le che­min à tra­vers toutes les crêtes du mont Rachais. »
 
Fort du Saint-Eynard randonneur chien belle vue beau temps rambarde agglomération grenobloise

Vue impre­nable garan­tie depuis le fort du Saint-Eynard !              © Maison de la montagne

Au bout d’un moment, vous arri­ve­rez direc­te­ment  sur le col de Vence, au des­sus de Corenc. A par­tir de là, il suf­fit de remon­ter par le GR9 jus­qu’au fort du Saint-Eynard. « Le che­min conti­nue sur les crêtes, en bor­dure de falaise, ajoute Bertrand Canin. On domine la val­lée de plus de 1 000 mètres, avec en face une vue impre­nable sur la chaîne de Belledonne et au bout de 2 kilo­mètres, le che­min redes­cend sur le Sappey. »
 
Le che­min est par­fois assez ver­ti­gi­neux, mais rien d’in­sur­mon­table. Comptez envi­ron six heures de marche effec­tive pour arri­ver en haut. « Il y a quand même près de 1 100 mètres de déni­velé. La dif­fi­culté n’est pas excep­tion­nelle, il est pos­sible de faire la balade avec des enfants, mais il faut bien faire atten­tion à ce qu’ils ne courent pas comme des fous, notam­ment en bor­dure de falaise. »
 
Le pano­rama est, lui, très varié. « On passe du fond de la val­lée (à 200 mètres d’al­ti­tude) à 1 300 mètres au fort ! Ce qui fait qu’on évo­lue d’un envi­ron­ne­ment urbain à un pay­sage de cam­pagne. Puis on tra­verse une petite clai­rière et une forêt, avant d’ar­ri­ver sur les crêtes en plein soleil. » Quant au fort du Saint-Eynard, c’est l’un des plus beaux points de vue de l’ag­glo­mé­ra­tion. Et pour cause : il n’y a aucun vis-à-vis en haut de la falaise.
 
Prévoyez une carte topo­gra­phique pour vous repé­rer. Et un mini­mum de maté­riel. « Ce n’est pas de l’al­pi­nisme mais il faut quand même être conscient de la lon­gueur et du déni­velé. Il faut une bonne paire de chaus­sures, éven­tuel­le­ment des bâtons et sur­tout de l’eau en quan­tité car il n’y a pas de points d’eau en cours de che­min. » Et puis de quoi se cou­vrir éga­le­ment (coupe vent, polaire) car, une fois en haut, la tem­pé­ra­ture est envi­ron 10 à 15° C infé­rieure à celle de la ville.
 
Le soir, il vous sera pos­sible de reprendre, depuis le fort du Saint-Eynard, le bus Transisère qui rentre à Grenoble. Mais atten­tion ! Il n’y a qu’un seul pas­sage, aux alen­tours de 17 h 40.
 
Vue panoramique de la partie sud de la chaîne de Belledonne. CC Jean-René Bouvier - Wikipédia

Vue pano­ra­mique de la par­tie sud de la chaîne de Belledonne. CC Jean-René Bouvier – Wikipédia

 

 

Vous souhaitez une randonnée tranquille avec vos enfants ?

 
 
Prenez la route du Vercors ! A la gare rou­tière, pre­nez le bus Transisère 5 100 pour vous rendre jus­qu’à Villard-de-Lans. Direction le val­lon de la Fauge. « Celui-ci a la par­ti­cu­la­rité d’ac­cueillir une petite rivière (la Fauge), ce qui est plu­tôt rare dans ces mas­sifs cal­caires. » En cours de route, il y a même une cas­cade dans laquelle les enfants peuvent faire trempette.
 
La balade est chau­de­ment recom­man­dée par Bertrand Canin. « Les pay­sages tra­ver­sés sont très variés. Une fois pas­sée la cas­cade, on arrive direc­te­ment dans des prés et, ensuite, on se retrouve sous les falaises. C’est vrai­ment très joli ! »
 
Le Col Vert accessible depuis le vallon de la Fauge. © grenoble-montagne.com

Le Col Vert acces­sible depuis le val­lon de la Fauge. © gre​noble​-mon​tagne​.com

 
Pour arri­ver jusque-là, emprun­tez au départ un che­min qui se situe le long de la Fauge. « Si l’on est en voi­ture, on peut se garer un petit peu plus haut que le centre de Villard, dans les petits hameaux qui sont au-des­sus. Avec le bus Transisère, on part de plus bas car le bus vous dépose à la gare rou­tière du vil­lage. » La déten­tion d’une carte topo­gra­phique est vive­ment conseillée pour s’y retrou­ver. « C’est dans l’en­semble très bien balisé, avec des pan­neaux direc­tion­nels qui indiquent le nom du lieu-dit sui­vant. Sauf que, sans carte, les noms des lieux-dits ne per­mettent pas de se repérer. »
 
Le che­min per­met de faire une boucle, sans dif­fi­culté majeure. La balade prend l’al­lure d’une marche tran­quille autour d’une rivière avec un faible déni­velé. Comptez au maxi­mum entre deux et deux heures trente de marche effec­tive pour bou­cler la boucle. En comp­tant le trans­port aller-retour, la marche du val­lon de la Fauge prend envi­ron quatre heures.
 

 

 

 

Vous souhaitez partir pour une longue randonnée ?

 
 
« La Croix de Belledonne ! » répond sans hési­ter Bertrand Canin. Attention tou­te­fois ! La balade est entiè­re­ment hors bali­sage. Une carte topo­gra­phique est donc abso­lu­ment néces­saire pour s’y retrou­ver. De plus, le che­min vous mènera à des som­mets très éle­vés. « Ce n’est pas le point culmi­nant du mas­sif mais on n’en est pas loin géo­gra­phi­que­ment. » La ran­don­née de la Croix de Belledonne finit d’ailleurs tou­jours dans la neige, même en plein été. « Il faut en être conscient car il est néces­saire de s’é­qui­per en consé­quence. Ce n’est pas un gla­cier très dan­ge­reux, mais il peut y avoir tout de même des crevasses. » 
 
Le Lac blanc depuis la Croix de Belledonne. © chamrousse.info randonnée

Le Lac blanc depuis la Croix de Belledonne. © cham​rousse​.info

 
Le maté­riel néces­saire dépend des tem­pé­ra­tures de la nuit qui pré­cède l’ex­cur­sion. « Si la nuit est pro­pice à un regel, il vaut mieux s’é­qui­per d’une paire de cram­pons. En revanche, si l’on a un iso­therme 0 °C qui se main­tient haut, même en noc­turne, une paire de bâtons suf­fira. » Une corde peut néan­moins être utile dans l’hy­po­thèse où un mar­cheur chu­te­rait dans une crevasse.
 
L’aller-retour demande entre huit et neuf heures aux mar­cheurs moyens mais nombre d’entre eux pré­fèrent prendre deux jours pour bou­cler l’ex­cur­sion. « Il y a, en haut, le refuge de la Pra (réser­ver à l’a­vance est indis­pen­sable) qui per­met de prendre davan­tage son temps. » Le pre­mier jour, mon­tez au Grand Colon et redes­cen­dez ensuite par der­rière sur le refuge de la Pra. Le deuxième jour, vous pour­rez vous rendre à la Croix de Belledonne et rejoindre Grenoble.
 
A noter : une voi­ture est néces­saire pour accé­der au point de départ de l’ex­cur­sion, qui se situe au niveau des Granges de Freydière. Le déni­velé avoi­sine les 1 600 mètres. Mieux vaut donc avoir un peu d’en­traî­ne­ment ! « Une fois en haut, le point de vue est abso­lu­ment magni­fique. Il y a un pano­rama impre­nable sur l’Oisans. »
 

 

Vous recherchez un gros dénivelé ?

 
 
Là encore, Bertrand Canin recom­mande la ran­don­née de la Croix de Belledonne. Sinon, pour­quoi ne pas ten­ter l’as­cen­sion du Pic Turbat dans la val­lée du Valgaudemar (dans les Hautes-Alpes) ? Ou encore celle de la Tête de la Muraillette ? Ces deux excur­sions se font au mini­mum sur deux jours, le déni­velé dépas­sant pour cha­cune les 3 000 mètres.
 
Mont Aiguille randonneurs rochers montagne belle vue beau temps

Le som­met du Mont AIguille. © Maison de la montagne

Ces excur­sions ne sont tou­te­fois pas à la por­tée de n’im­porte qui. « Il faut être che­vronné pour y grim­per car il y a de la neige à n’im­porte quel moment de l’an­née et l’as­cen­sion est assez ver­ti­gi­neuse » pré­vient Bertrand Canin. « La mon­tée exige sou­vent de mettre les mains sur les cailloux, voire même d’es­ca­la­der à cer­tains moments car les ter­rains ne sont pas faciles. Il y a de la caillasse sur toute la durée du tra­jet. Par endroits, il n’y a même plus de bali­sage donc mieux vaut être rompu à la lec­ture de carte ! »
 
Ce genre de ran­don­nées avec déni­velé est donc réservé aux mar­cheurs expé­ri­men­tés ayant une bonne connais­sance du ter­rain et dis­po­sant d’un mini­mum de maté­riel. « Une petite paire de cram­pons de ran­don­née et une corde, juste au cas où… » En plus de l’é­qui­pe­ment habi­tuel (gourde, coupe-vent, bâton). « On n’im­pro­vise pas une balade comme ça, le matin, pour la journée ! »
 

 

 

Vous souhaitez faire une randonnée sans dénivelé ?

 
 
Sentier des Dioux cascade eau rochers point d'eau

Cascade au sen­tier des Dioux. © Maison de la montagne

Malheureusement, la région ne s’y prête pas tel­le­ment… Néanmoins, il existe quelques iti­né­raires pour la marche détente. « Sur les berges de l’Isère, notam­ment. Ou à Lans-en-Vercors, par exemple. « Certains che­mins per­mettent de faire du plat à tra­vers le pla­teau. A Saint-Hilaire-du-Touvet, le sen­tier des Dioux qui part der­rière l’of­fice de tou­risme per­met de se bala­der dans les prés et de faire toute une boucle. » 
 
Bertrand Canin sug­gère de s’ar­rê­ter à la lisière de la forêt, si vous ne sou­hai­tez pas affron­ter de déni­velé. « Si vous faites juste le début du sen­tier, vous mar­chez dans les prés et vous béné­fi­ciez d’un super point de vue sur Belledonne ! »
 
Le che­min ne pré­sente aucune dif­fi­culté et cha­cun est libre d’al­ler jus­qu’où il le sou­haite. « C’est fai­sable sans pro­blème, même avec des enfants en bas âge. C’est une pro­me­nade acces­sible à tous. » Le lieu est, par ailleurs, des­servi par le réseau de bus Transisère.
 
Autre balade recom­man­dées par Bertrand Canin : celle du Peuil, dans le Vercors. Mais il vous faut alors une voi­ture pour vous y rendre. « En haut, il y a une tour­bière. On peut faire le tour dans les prés. En été, c’est vrai­ment très agréable. »
Ou encore la pro­me­nade de Saint-Laurent-du-Pont, au pied de la Chartreuse. « Il s’a­git d’un espace natu­rel sen­sible, comme il y en a beau­coup dans tout le dépar­te­ment. Cette zone clas­sée et pro­té­gée fait par­tie du pro­gramme de pro­tec­tion et de surveillance. » 
 
  
 

Vous souhaitez une jolie balade en forêt ?

 
 
« La balade de l’Écoutoux ! », vous conseille sans hési­ter Bertrand Canin. Le point de départ se situe au Sappey-en-Chartreuse (près de Chamechaude, dans le mas­sif de la Chartreuse) et est acces­sible en voi­ture ou grâce au réseau de bus Transisère. « On se balade en forêt et lors­qu’on arrive au som­met, au-des­sus des arbres, il y a une vue magni­fique ! En été, c’est très agréable. » Ni dif­fi­cile, ni longue, l’as­cen­sion est assez rapide – avec seule­ment 400 mètres de déni­velé depuis le centre du Sappey – et acces­sible à tous.
 
 

 

Vous avez des notions d’alpinisme ?

 
 
« Il faut voir ce qu’on entend par des notions et ne pas sur­es­ti­mer ses com­pé­tences, son savoir et son savoir-faire » tient à pré­ci­ser Bertrand Canin. « Si l’on n’est pas auto­nome et que l’on n’ar­rive pas à se gérer soi-même et encore moins à gérer quel­qu’un d’autre, mieux vaut ne pas se frot­ter à l’alpinisme ! »
 
Pour les habi­tués de la haute mon­tagne et les grim­peurs expé­ri­men­tés, le pic de l’Étendard, à 3 464 mètres d’al­ti­tude, vaut le dépla­ce­ment. « Il n’y a pas de “grimpe” à pro­pre­ment par­ler mais l’as­cen­sion est longue. C’est un ter­rain gla­cier, donc avec beau­coup de cre­vasses. Il faut faire atten­tion et, sur­tout, bien s’é­qui­per. » En clair, pré­voyez cordes et baudriers.
 
Arête du Gerbier randonneurs forêts montagnes beau temps belle vue rochers

L’arête du Gerbier. © Maison de la montagne

Pour les adeptes d’al­pi­nisme de moyenne mon­tagne, Bertrand Canin recom­mande les « ran­don­nées du ver­tige ». Comme la tra­ver­sée du Néron, à deux pas de Grenoble, le Mont Aiguille, qui com­prend un impres­sion­nant rap­pel de des­cente, ou encore l’a­rête du Gerbier, très spec­ta­cu­laire, qui néces­site de savoir atta­cher des sangles et de maî­tri­ser le rap­pel de des­cente. Le ter­rain n’est pas enneigé mais il est for­te­ment rocheux. Ici encore, mieux vaut s’é­qui­per d’une corde et d’un baudrier.
 
 
Que vous soyez à pied, en bus ou en voi­ture, les ran­don­nées autour de Grenoble ne manquent pas. Les excur­sions men­tion­nées dans cet article ne sont qu’un infime échan­tillon de tout ce qu’il est pos­sible de faire dans l’ag­glo­mé­ra­tion. Pour plus d’in­for­ma­tions et de conseils, ren­dez-vous à la Maison de la Montagne de Grenoble.
 
Bonne balade !
 
 
 

Etienne Chaudagne

 

 

 

Cet été, Green Trek est de retour pour lut­ter contre la pro­li­fé­ra­tion des déchets en milieu natu­rel. Cette asso­cia­tion, créée il y a trois ans par quatre jeunes pas­sion­nés de ran­don­nées, dis­tri­bue gra­tui­te­ment aux volon­taires (ran­don­neurs, tou­ristes, voya­geurs), des sacs réuti­li­sables per­met­tant de ramas­ser les déchets trou­vés dans la nature.
 
GreenTrek déchets rammassage écologie volontaires

© GreenTrek

 
En 2012 et 2013, cette opé­ra­tion avait per­mis de ramas­ser plus de six tonnes de déchets. Cette année, Green Trek est pré­sente sur tout le ter­ri­toire fran­çais, non seule­ment au cœur des prin­ci­pales agglo­mé­ra­tions mais éga­le­ment sur plus de 5 000 km de che­mins de grandes ran­don­nées. Pas moins de 20 000 sacs ramas­seurs volon­taires seront dis­tri­bués d’ici la fin de l’été.
 
Ces sacs sont mis gra­tui­te­ment à la dis­po­si­tion des ran­don­neurs dans tous les offices de tou­risme de France, ainsi que chez cer­tains pro­fes­sion­nels (gites, cam­pings, res­tau­ra­teurs) situés aux abords de sen­tiers de pro­me­nade. Le réseau Nature & décou­vertes par­ti­cipe, lui aussi, à l’opération.
 
Cet année, Green Trek pro­longe son action sur les lit­to­raux. L’opération Green Sea, dont l’ob­jec­tif est de net­toyer les plages, aura lieu sur les 15 îles du Ponant au cours de l’été. Pour l’oc­ca­sion, plus de 3 000 sacs étanches et réuti­li­sables seront dis­tri­bués gratuitement.
 
 
 
 
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EC

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