Cabaret frappé : place aux pointures !

sep article



REPORTAGE VIDÉO – La 16ème édition du Cabaret frappé, éco-festival des musiques actuelles de la ville de Grenoble, a démarré ce lundi 21 juillet dans le cadre arboré du Jardin de ville. Épargnée de justesse par la pluie, cette première soirée d’une semaine de concerts n’aura pas déçu les festivaliers venus nombreux. Au programme : rock, soul, électro rock, world music et blues swing. Embarquement immédiat !

 
 

 

Cabaret frappé

© Joël Kermabon – placegrenet.fr

Le Cabaret frappé est bel et bien lancé ! Même si, jus­qu’au der­nier moment, une pluie per­sis­tante a menacé le bon dérou­le­ment de la pre­mière soi­rée. A tel point que l’or­ga­ni­sa­tion s’est vue contrainte d’an­nu­ler les lec­tures à la rose­raie et les ate­liers-jeux ini­tia­le­ment pro­gram­més.
 
Finalement, l’ac­cal­mie est arri­vée et la musique a heu­reu­se­ment pu prendre pos­ses­sion des lieux. Le public a alors envahi le jar­din de ville pour se mas­ser autour du kiosque où allait se pro­duire Sena Dagadu, char­gée d’ou­vrir le fes­ti­val avec le tra­di­tion­nel concert gra­tuit de 19 heures. 
 
 
 

Une affiche exceptionnelle

 
 

 

© Joël Kermabon - placegrenet.fr

© Joël Kermabon – placegrenet.fr

A l’af­fiche de ces six jours de concerts, une pro­gram­ma­tion très éclec­tique mêlant rock, reg­gae, soul, maloya, folk, hip-hop, jazz et pop en un heu­reux bras­sage métissé. L’édition 2014 pro­pose ainsi un voyage musi­cal et coloré autour du monde. Il suf­fit de voir d’où viennent les artistes : Pays Bas, Allemagne, Angleterre, Finlande, Macédoine, Hongrie, France métro­po­li­taine et Réunion, USA, Québec, Ghana ou encore Sénégal. Sans oublier des repré­sen­tants de la scène locale. Entre autres, Piero Quintana, Urban Dub Movie, Nicolas Vitas, Léonid…
 
Le Cabaret frappé joue désor­mais dans la cour des grands fes­ti­vals. En témoigne la pré­sence de “poin­tures” comme l’ur­bain et téné­breux Tricky ou de Moriarty et son folk blues envoû­tant. Des moments intenses à la clé. D’ailleurs, le public ne s’y est pas trompé, à en juger par l’ac­cueil enthou­siaste réservé aux groupes qui se sont pro­duits tout au long de la soi­rée.
 

C’est Sena Dagadu, artiste gha­néenne, qui a ouvert le ban sur la scène du kiosque du jar­din de ville. Une “soul sis­ter” assu­ré­ment ! Pleine d’éner­gie et de cha­risme, elle se déhanche et chante sur une musique où le groove se pare d’a­fro­beat et de pop. Ses musi­ciens ne sont pas en reste, assu­rant une ryth­mique obsé­dante. Le public est lit­té­ra­le­ment emballé. Cette fois, c’est sûr, le fes­ti­val est bel et bien lancé !
 
cabaret frappé Grenoble festival bus

© Joël Kermabon – placegrenet.fr

 
 

Plus de quarante personnes dansent dans un bus !

 
 
21 heures. Le concert démarre sous le cha­pi­teau. En pre­mière par­tie, Stracho Temelkovski, com­po­si­teur, gui­ta­riste et per­cus­sion­niste gre­no­blois, entraîne l’au­di­toire vers les Balkans à tra­vers ses racines musi­cales macé­do­niennes. A la fron­tière de l’Orient et de l’Occident, ce multi-ins­tru­men­tiste tisse ses trames musi­cales sur des har­mo­nies orien­tales, latines et jazzy, com­po­sant un uni­vers sin­gu­lier, unique. La magie opère.
 
Dans le même temps, les amor­tis­seurs du Zicbus, un vieux bus à pla­te­forme rouge, passent un mau­vais quart d’heure. Pensez, près de qua­rante per­sonnes dansent à l’in­té­rieur sur la musique élec­tro-rock de Piero Quintana. Debout ou, comme ils peuvent, assis sur les sièges. De la folie douce ! A l’ex­té­rieur, ceux qui n’ont pu s’empiler dans le véhi­cule pro­fitent du concert grâce à des écou­teurs. Une for­mule pour le moins ori­gi­nale.
 
 
Réalisation JK Production
 
 
Et puis arrive le moment du concert phare de la soi­rée, celui pour lequel beau­coup sont venus, par­fois de fort loin : Moriarty & Christine Salem. Le charme dis­cret, la voix lan­gou­reuse et roma­nesque de Moriarty, celle plus cha­leu­reuse de Christine Salem et la pré­ci­sion vir­tuose des musi­ciens font ondu­ler une foule visi­ble­ment conquise. Les mor­ceaux se suc­cèdent en un savant mélange de blues, de folk et, plus exo­tique, de maloya.
 
La soi­rée se ter­mine après deux rap­pels du groupe qui enton­nera la célèbre chan­son de Moriarty, Jimmy, reprise avec émo­tion par un public déjà triste de savoir que le concert touche à sa fin.
 
Cette pre­mière soi­rée a tenu toutes ses pro­messes… Si vous l’a­vez ratée, vous avez encore jus­qu’à samedi pour pro­fi­ter de la pro­gram­ma­tion éclec­tique de ce Cabaret par­ti­cu­liè­re­ment frappé !
 

Joël Kermabon

 

 

 

Festival du film France Nature Environnement
commentez lire les commentaires
1987 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.