FOCUS – La colère est toujours là chez certains habitants du quartier, plusieurs mois après la diffusion du reportage “Villeneuve le rêve brisé”, sur France 2. Environ 200 personnes étaient ainsi réunies ce jeudi 15 mai au tribunal correctionnel, où France Télévisions était assigné pour diffamation.
Ce n’est pas tous les jours qu’une association d’habitants va aussi loin dans la remise en cause d’un reportage télévisuel. Ils étaient nombreux, ce jeudi 15 mai, à se rassembler devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour soutenir l’association des habitants Crique sud Arlequin.
Pour rappel, le collectif et sa présidente Pauline Damiano ont assigné France Télévisions au tribunal correctionnel pour diffamation, suite à la diffusion sur France 2, en septembre dernier, du reportage Villeneuve le rêve brisé, dans l’émission Envoyé spécial. Un reportage qui n’avait pas été du goût de certains habitants : « partiel », « manipulateur », « malhonnête », « interviews arrangées »… Voilà ce qu’on pouvait entendre avant l’audience ce jeudi.
Même l’ancien candidat aux municipales Jérôme Safar avait fait le déplacement.
Président du collectif Villeneuve debout, Alain Manac’h revient sur cette affaire : « Nous avions demandé un droit de réponse à France 2. Mais nous ne l’avons pas eu et avons donc porté l’affaire en justice. Aujourd’hui, on doit être 200 personnes sur les lieux. » Sans compter tous les journalistes, dont ceux de France 3, présents pour un reportage sur… France 2.
« C’est fait pour l’audience »

Jeunes gens dans le reportage Villeneuve le rêve brisé diffusé sur France 2.
Résultat en juin
Même son de cloche du côté de Jean-Yves, un autre habitant, qui nous parle de “sa” Villeneuve : « Contrairement à ce qu’on dit, ce n’est pas à l’abandon. Il y a beaucoup de services, un parc, 80 % de logements sociaux et on a, à mon sens, les meilleures bibliothèques de Grenoble. »

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