Oiseau regardant vers le ciel avec un demi croissant de lune - yoga en prison

Yoga à la pri­son de Varces : “se libé­rer de tout”

Yoga à la pri­son de Varces : “se libé­rer de tout”

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Depuis l’automne 2008, sur l’initiative du Dr Olivier Jenny, l’Unité de consul­ta­tions et de soins ambu­la­toires (UCSA)1 m’a confié l’animation d’une séance heb­do­ma­daire de Yoga et relaxa­tion à l’intention des quelque 350 per­sonnes déte­nues à la mai­son d’arrêt de Varces. Retour d’expérience.

Citation d'Edmond Kaiser Et quand il n'y a plus rien à faire, il reste encore à prendre l'autre dans ses bras, parce que ça on peut toujours le faire - André Weill yoga en prison

© André Weill

Le per­son­nel de sur­veillance m’accueille chaque semaine avec gen­tillesse et effi­ca­cité. Certains, avec une pointe de jalou­sie sou­riante, me disent que leur métier est dan­ge­reux, stres­sant, éprou­vant et qu’ils auraient besoin eux-mêmes… de suivre des cours de yoga.
Le yoga, un outil d’éducation à la santé
La pra­tique du yoga se révèle un atout majeur pour la santé. Le yoga n’est pas une thé­ra­pie en tant que telle, mais c’est un for­mi­dable ampli­fi­ca­teur thé­ra­peu­tique2. La détente phy­sio­lo­gique et psy­cho­lo­gique par­ti­cipe en effet dras­ti­que­ment à la réduc­tion du stress et de ses patho­lo­gies consé­quentes. Ce constat est par­ti­cu­liè­re­ment vrai en pri­son, là où se déploient tant de détresses émo­tion­nelles et de sen­ti­ments rava­geurs, tels que la peur, la haine, la ven­geance, la culpa­bi­lité, la honte, le regret, l’injustice, la jalou­sie, etc.
Les par­ti­ci­pants sont choi­sis parmi une liste de volon­taires. La plage horaire inter­fère for­cé­ment avec d’autres impé­ra­tifs majeurs du sys­tème péni­ten­cier : la pro­me­nade, la douche, le tra­vail, le par­loir, la sco­la­rité, le suivi juri­dique, les visites médi­cales, les démarches admi­nis­tra­tives internes ou auprès du Spip3. De plus, il convient de noter qu’une majo­rité4 des per­sonnes déte­nues ne sont médi­ca­le­ment pas en état de par­ti­ci­per à une acti­vité qui requiert un mini­mum d’attention dans la durée.

Un noyau dur stable

Bouddha immobile à l'Ashram des Amis de Hauteville Siddhârta - yoga en prison André Weill

Bouddha immo­bile à l’Ashram des Amis de Hauteville. © André Weill

Du fait de la nature même de la mai­son d’arrêt, la liste des par­ti­ci­pants change fré­quem­ment. Néanmoins, quelques per­sonnes déte­nues par­ti­cipent à l’activité depuis plu­sieurs années. Elles forment un noyau stable, sur lequel les nou­veaux arri­vants peuvent se gref­fer. Certains pra­tiquent quo­ti­dien­ne­ment dans leur cel­lule, et je les ai vus évo­luer au fil du temps.
D’autres demandent à par­ti­ci­per à des cours de yoga uni­que­ment pour avoir une occa­sion de sor­tir de cel­lule, de ren­con­trer du monde. Au début, ils res­tent assis et regardent sans par­ti­ci­per. J’ai une règle d’or : celui qui vient n’est pas obligé de pra­ti­quer, mais il doit res­ter calme et silen­cieux. Je refuse que qui­conque fume (c’est d’ailleurs inter­dit), fasse du bruit ou dérange le cours. Au bout d’une ou deux séances, cette per­sonne ne vient plus ou bien intègre le cours.

Le yoga postural

Inscription Om Shanti sur la poussière d'un mur - André Weill yoga en prison

Inscription Om Shanti tra­cée dans la pous­sière. © André Weill

Le corps, qui ne triche jamais – ni avec les mots, ni avec les maux – réagit à l’incarcération, carac­té­ri­sée par l’isolement (phy­sique, intel­lec­tuel, affec­tif, sexuel), la pro­mis­cuité, la sur­po­pu­la­tion, l’exiguïté des cel­lules et, bien sûr, la réduc­tion des liber­tés. Le tra­vail pos­tu­ral est donc non seule­ment un vec­teur pri­vi­lé­gié de trans­for­ma­tion phy­sique – éti­re­ment, ren­for­ce­ment, réali­gne­ment, espa­ce­ment, relâ­che­ment – mais aussi un lieu de décou­verte du corps, depuis le petit bobo jusqu’à la patho­lo­gie plus lourde.

Le cœur éthique du yoga, c’est la non-violence

Pratiquer le yoga, en pri­son comme ailleurs, c’est se don­ner une chance – trop sou­vent mini­mi­sée, mais tou­jours bien réelle – de repé­rer les pul­sions de vio­lence et les orgueils de toute puis­sance. Je ne connais ni les his­toires ni les dos­siers de ces élèves. Cela m’évite la ten­ta­tion du dis­cours bien­veillant mais inopé­rant. A Varces comme avec mes autres élèves, les séances sont faites d’ateliers qui conduisent à prendre conscience, res­sen­tir, voir, écou­ter l’être qui agit là sur le tapis et non pas celui que le men­tal croit ou imagine.

Lune rousse sur un ciel noir - André Weill yoga en prison

© André Weill

Toujours reve­nir à la sen­sa­tion cor­po­relle, à la res­pi­ra­tion, à l’observation du men­tal. Quelle que soit l’histoire des bles­sures per­son­nelles, la réa­lité cor­po­relle, le bagage cultu­rel, la capa­cité créa­tive, le niveau intel­lec­tuel, j’invite cha­cun à reve­nir au miracle de ce corps vivant, de ce cœur bat­tant, de ce cer­veau pen­sant, à cette émo­tion qui sur­git, là, main­te­nant, juste à l’instant.
Car le crime et le meurtre prennent tou­jours racine dans le sou­ve­nir des souf­frances pas­sées ou dans la pro­jec­tion ima­gi­naire du futur. La capa­cité à tenir le corps debout, là, immo­bile devant les pen­sées anar­chiques, la capa­cité à regar­der les émo­tions « venir et par­tir » et res­ter sans trem­bler, la capa­cité à vivre entiè­re­ment l’instant pré­sent est, assu­ré­ment, la plus grande des assu­rances santé.
Attention, conscience, méditation
Apprendre à repé­rer le mou­ve­ment du balan­cier inté­rieur, qui par­fois bas­cule en une frac­tion de seconde, fai­sant pas­ser de l’apathie à la vio­lence. Anticiper le pas­sage à l’acte, sur soi ou sur l’autre, apprendre à regar­der, donc déjouer, les pul­sions agres­sives de soi, de l’autre. Oui, la santé est le fruit consé­quent de l’attention à soi, de l’attention à l’autre.

Coucher de soleil - André Weill yoga en prison

© André Weill

Les séances de médi­ta­tion amènent à la conscience du corps, de l’esprit, des émo­tions. Sans cette conscience, nous sommes un robot, une marion­nette. Et non pas un acteur de la vie.
Les béné­fices
Le yoga fait du bien au point de vue psy­chique : cela calme l’an­xiété. Cela fait du bien aussi au point de vue régu­la­tion du som­meil, de l’appétit, de la vita­lité. A Varces, je ne me suis jamais senti en dan­ger et me sens res­pecté. Il a fallu quelque temps pour que les effets du yoga à Varces soient perçus.

Intérieur du Samadhi de Ma Ananda Môyi à Kankhal en Inde dans l’état de Uttarakhand - André Weill yoga en prison

Intérieur du Samadhi de Ma Ananda Môyi à Kankhal en Inde, dans l’état de Uttarakhand. © André Weill

Les années pas­sant, il y a eu le témoi­gnage essen­tiel de ceux qui quittent la pri­son. Mais aussi ceux des visi­teurs de pri­son, des dif­fé­rents métiers de l’UCSA, notam­ment Yves Chauchaix5, le por­teur du pro­jet, sans qui rien n’aurait été pos­sible. Sans ces retours posi­tifs, jamais cette acti­vité, pour laquelle je suis rému­néré, n’au­rait été recon­duite annuel­le­ment depuis six ans.
Mais le plus impor­tant à mes yeux, c’est ce que disent ou écrivent les pri­son­niers eux-mêmes lors de leur déten­tion, voire même après le temps de déten­tion. Voici quelques expres­sions gla­nées au fur et à mesure des échanges.
Après un ate­lier « pos­tures, tap­ping et automassage »
« Les séances de yoga sont très utiles en pri­son. C’est bien parce qu’on est tous stressé. C’est mieux de se détendre plu­tôt que de prendre des dra­gées. Cela per­met d’avoir une alter­na­tive à la mus­cu­la­tion et la pra­tique spor­tive intense. Trop de sport, ce n’est pas bon. Trop n’est jamais bon. Le yoga per­met de moyen­ner. C’est une hygiène de vie. Une ren­contre avec moi. Permet de res­pi­rer cor­rec­te­ment. Je me reprends. C’est une remise en question.
Chaque per­sonne prend du yoga ce qui lui convient. On n’a pas tous le même corps et on fait avec le corps qu’on a, sui­vant nos capa­ci­tés. Certains ont plus de faci­lité sur l’expiration, d’autres sur l’inspiration.

Siddhârta immobile à l'ashram des Amis de Hauteville - yoga en prison André Weill

Siddhârta en médi­ta­tion à l’ash­ram des Amis de Hauteville. © André Weill

Le yoga, c’est la décou­verte du corps, comme je ne l’avais jamais res­sen­tie. Avec les sen­sa­tions, c’est comme si j’étais ailleurs, comme une éva­sion. Être ailleurs pen­dant une heure… puis après c’est vite oublié. »
Après un ate­lier de pra­nayama et de yoga du rire
« Pendant la phase de pra­nayama6, la res­pi­ra­tion a changé, j’ai eu mal à la tête comme quand on fume de la beuh ou res­pire de la colle. Pendant la phase de rire, ça fai­sait mal aux abdos. J’ai même pleuré. Mais après, quand ça s’arrête, j’ai res­senti de l’apaisement. Ça fait du bien à tout le corps. Maintenant, je me sens léger, sans poids.
On se sent bien, il y a de la joie et j’ai pleuré. Détente du visage. Comme un mas­sage abdo­mi­nal. J’ai senti une décharge dans les bras et le visage. Apaiser, se libé­rer de tout. Il y a des ten­sions qui sont par­ties. Le rire oblige à res­pi­rer pro­fon­dé­ment. Evacuer les ten­sions. Il y a un effet de groupe. Comme une communion. »
Après un ate­lier de concen­tra­tion puis de foca­li­sa­tion du regard
« Impossible de gar­der les yeux ouverts, ça pique trop. Je manque de concen­tra­tion. Là, sans pen­ser, c’est dif­fi­cile de fixer un point. Pas de concen­tra­tion, la tête est ailleurs. »
« Ça m’a donné envie de dor­mir. J’ai eu peur. Si j’ai cha­huté, c’est pour me réveiller.
Mal à fixer sur un point. Je pense à plu­sieurs choses. J’ai les yeux qui piquent. »
« J’ai du mal à me concen­trer, c’est mieux avec un contrôle de la res­pi­ra­tion. »
« Difficile de res­ter dans le moment, j’appréhende ce qui va se pas­ser. »
« J’ai l’impression d’être atta­ché et que je vais me noyer. »
« C’était assez facile, ça ne pose pas de pro­blème. A quoi ça sert de faire ça ? »
Les dif­fi­cul­tés propres à l’activité yoga
Pour de nom­breuses et per­ti­nentes rai­sons propres au milieu péni­ten­cier, le règle­ment inté­rieur est lourd et contrai­gnant. Il est com­pli­qué de mettre en place une acti­vité régu­lière, quelle qu’en soit la nature. En ce qui concerne le cas par­ti­cu­lier du yoga, il me faut tra­ver­ser neuf portes de sécu­rité pour accé­der à la salle polyvalente.

A l'intérieur du Samādhi de Mâ Ananda Moyî à Khankal en Inde - André Weill yoga en prison

A l’in­té­rieur du Samādhi de Mâ Ananda Moyî à Khankal en Inde. © André Weill

Elle ne peut accueillir qu’une quin­zaine de per­sonnes par séance. Elle est plu­tôt bien chauf­fée, mais le sol est assez froid l’hiver et il y a très peu de lumière du jour, comme par­tout dans le bâti­ment. Elle est située juste au des­sus du « mitard », cette cel­lule dis­ci­pli­naire qui peut deve­nir, par périodes brèves, extrê­me­ment bruyante.
Horaire, sor­tie de cel­lule, agenda de la salle, acqui­si­tion et dis­po­ni­bi­lité de livres, pro­preté des tapis… Tout néces­site de nom­breuses démarches et auto­ri­sa­tions admi­nis­tra­tives, beau­coup de temps en prises de contact, expli­ca­tions, écoute et com­pré­hen­sion mutuelles. En effet, les inté­rêts des dif­fé­rents métiers s’entrecroisent avec, par­fois, des exi­gences pas évi­dentes à conci­lier. Et tou­jours une même prio­rité don­née à l’aspect régle­men­taire et sécu­ri­taire des per­sonnes et des lieux.
André Weill
N.B. : L’autorisation admi­nis­tra­tive pour dis­pen­ser des cours de yoga a été don­née par la direc­tion de la pri­son et le finan­ce­ment est assuré par l’Association socio­cul­tu­relle et spor­tive, via l’Agence régio­nale de santé.

Sortie d'autoroute de Varces près de Grenoble en Isère - yoga en prison

Les éta­blis­se­ments péni­ten­tiaires en France
Ils sont répar­tis en deux caté­go­ries : les mai­sons d’arrêt, qui concernent des per­sonnes en attente de juge­ment. Et les éta­blis­se­ments pour accom­plis­se­ment de peine. Au pre­mier février 2014, il y a avait au total 67 820 per­sonnes déte­nues en France7. A la même date, 35 670 agents de l’administration assu­raient le fonc­tion­ne­ment des éta­blis­se­ments. Soit à peu près un agent pour deux per­sonnes détenues.
La santé en prison
« La santé est un état de com­plet bien-être phy­sique, men­tal et social ». Cette défi­ni­tion est celle de l’Organisation mon­diale de la santé. Elle implique que tous les besoins fon­da­men­taux de la per­sonne soient satis­faits, qu’ils soient affec­tifs, sani­taires, nutri­tion­nels, sociaux ou culturels.
Comme chaque éta­blis­se­ment en France, la mai­son d’arrêt de Varces est jointe à un éta­blis­se­ment de santé, en l’occurrence le CHU de Grenoble. Celui-ci est en charge, au sein de la pri­son, de la poli­tique de pré­ven­tion et d’é­du­ca­tion à la santé, des consul­ta­tions et des soins cou­rants aux per­sonnes déte­nues. Des locaux et des équi­pe­ments spé­ci­fiques sont mis à sa disposition.
1 Unité de consul­ta­tions et de soins ambulatoires
2 Yves Mangeart – CLC Eybens – Avril 2011
3 Service de pro­ba­tion et d’insertion professionnelle
4 80 % des per­sonnes déte­nues seraient sous médi­ca­ments psychotropes.
5 Yves Chauchaix, ani­ma­teur en édu­ca­tion pour la santé
6 Pranayama : res­pi­ra­tion intense
7 Source « CFDT Magazine » N°402 avril 2014
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A. Weill

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