REPORTAGE – Ce vendredi 24 janvier, Eric Piolle a présenté sa liste « Grenoble, une ville pour tous » dans un lieu symbolique, le Stade des Alpes. Loin d’un exposé linéaire, les soutiens du candidat ont successivement pris la parole pour donner les grandes lignes d’un projet d’alternance municipale à Grenoble.
Derrière Eric Piolle, le stade est imposant et vide. La vision vertigineuse. C’est voulu. Le discours de la tête de liste est aiguisé : « je vais commencer la présentation de la nouvelle majorité ». Le ton est donné. « Les sortants sont en train de perdre, et c’est à partir de la construction de ce stade que ça a commencé » assène-t-il. Et d’enchaîner : « ce stade est l’échec d’une équipe, du maire et de ses proches ».
Devant quelques journalistes, il reste accroché à son texte, au pupitre. Une chose est sure, le candidat écolo n’est pas un tribun. Mais il est déterminé à battre le PS, à la mairie depuis 18 ans. Il le dit lui-même : « l’adversaire désigné, c’est la droite. Les concurrents, c’est le PS, qu’il faut dépasser ». « Qu’il faut battre » reprend discrètement Élisa Martin, numéro 2 de la liste et coprésidente du Front de Gauche au conseil régional Rhône-Alpes.
Former un bouclier social et écologique
Hakim Sabri intervient après le leader du rassemblement. Le numéro 3 récapitule ce qui est, pour lui, un symbole de l’échec de la municipalité. « Le stade a coûté 90 millions d’euros. 95% du temps, il n’est pas utilisé » déclare-t-il. Puis, Élisa Martin expose quelques lignes du programme : « Notre projet, c’est la formation d’un bouclier social et écologique, instaurer un prix juste pour le chauffage et la gratuité partielle des transports pour les jeunes. »
Eric Piolle revient alors sur la principale annonce de la soirée : la présentation de la liste, très ancrée dans le tissu associatif. « Notre équipe est pleine de fondateurs d’associations, de collectifs et, pour la moitié des personnes présentes ce soir, c’est un premier engagement en politique. » Et le candidat de vanter une équipe « riche de ces parcours, riche de sa diversité », où le professionnalisme politique serait minoritaire.
Jean-Baptiste Auduc


