Post Human War, le 1er jeu vidéo grenoblois

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REPORTAGE – La pre­mière équipe de déve­lop­peurs 100% made in Grenoble pro­duit depuis près de deux ans Post Human War, un jeu de stra­té­gie au tour par tour à l’humour décalé qui prend place dans un futur apo­ca­lyp­tique. Reportage dans ses locaux situés à la Villeneuve.
 
 

 

 De gauche à droite: Gwenaël, Anthony et Camille, web designeuse

De gauche à droite : Gwenaël, Anthony et Camille, web desi­gneuse

C’est dans un appar­te­ment spa­cieux de la gale­rie de l’Arlequin que tra­vaillent Gabriel, Gwenaël, Anthony, Pierre et Lucien depuis bien­tôt deux ans. “Traînant” l’idée depuis le col­lège, Gabriel Wink, pro­gram­meur et chef de pro­jet a décidé en 2011 de concré­ti­ser son pro­jet et d’en faire un vrai jeu vidéo. Pour ce faire, il a ras­sem­blé une équipe com­plète dis­po­sant de toutes les com­pé­tences néces­saires à un tel pro­jet, notam­ment des desi­gners et des gra­phistes. A la fois com­po­sée d’amis d’enfance et de ren­contres faites durant ses études, l’équipe s’est lan­cée avec pas­sion dans l’aventure.
 
Mais la pas­sion ne fait pas tout, un cer­tain niveau d’or­ga­ni­sa­tion et de dis­ci­pline étant néces­saire pour mener à bien un pro­jet tel que celui-ci. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que chaque membre sait où il va. « La phase de brains­tor­ming a été longue mais cela était néces­saire pour cla­ri­fier le pro­jet, avant de se lan­cer à fond dans le déve­lop­pe­ment », explique Pierre, l’un des gra­phistes de l’équipe.
 
Image tirée du jeu

Image tirée du jeu

Post Human War n’est donc pas déve­loppé par une bande de geeks ama­teurs, mais par de vrais pro­fes­sion­nels. Oubliez le cli­ché du nerd (fan d’informatique n’ayant presque plus de vie sociale) aux che­veux gras. Les membres de l’équipe en sont à l’opposé. Cheveux cou­pés courts et barbe rasée pour la plu­part, on les croi­rait sor­tis d’une école de com­merce !
 
 
Un busi­ness model qui a fait ses preuves
 
 
La com­pa­rai­son avec les jeunes diplô­més de GEM (Grenoble école de mana­ge­ment) ne s’arrête pas là puisque l’équipe a déjà des idées bien arrê­tées sur la façon de rendre sa créa­tion ren­table. Faire un jeu payant n’ayant jamais été à l’ordre du jour, l’équipe a dû trou­ver un autre mode de finan­ce­ment. La solu­tion ? Vendre des options de per­son­na­li­sa­tion et de confort aux joueurs. En clair, le jeu sera acces­sible gra­tui­te­ment mais il sera pos­sible, pour ceux qui le dési­rent, d’acheter des gad­gets pour se démar­quer des autres joueurs, par exemple en chan­geant la cou­leur des uni­tés. « Nous ne sou­hai­tons pas vendre des options qui per­mettent d’avoir un avan­tage sur un joueur qui ne paye pas », tient tou­te­fois à pré­ci­ser Gabriel, le chef du pro­jet. « Nous ne sommes pas là pour arna­quer les joueurs. »
 

 

Visuel de Post Human War

Visuel de Post Human War

Ce modèle a déjà fait ses preuves puisque League Of Legend, le jeu multi-joueurs ayant le plus de suc­cès dans le monde, est basé sur le même sys­tème. Ce jeu, déve­loppé par Riot Games (site en anglais), démontre cepen­dant que pour être ren­table, le sys­tème doit repo­ser sur une véri­table com­mu­nauté de joueurs. Une obli­ga­tion que nos cinq jeunes gre­no­blois ont bien inté­grée : « Une fois le jeu ter­miné, il fau­dra s’occuper de tout ce qui est annexe, comme les forums, les tour­nois, les clas­se­ments et j’en passe », explique Pierre.
 
Pour ce qui est de la date de sor­tie, les plus opti­mistes de l’équipe envi­sagent une « béta ouverte » fin 2013. Entendez par là un jeu dis­po­nible (alors qu’il n’est pas ter­miné) dans le but de détec­ter d’é­ven­tuels pro­blèmes. Trop impa­tient pour attendre ? Une pré­sen­ta­tion du jeu et de son équipe est orga­ni­sée ce ven­dredi 27 sep­tembre, à 17h, à l’Espace vie étu­diante (Eve) dans le cadre de cam­pus en fête. Avis aux ama­teurs !
 
Valentin Dizier
 
 
« Pour sim­pli­fier, c’est comme les échecs »

 

 
Image tirée du jeu

Image tirée du jeu

Quel est donc le concept de ce jeu ? Prenant place dans un futur loin­tain où l’Homme à dis­paru, trois espèces cherchent à prendre le contrôle de ce qui reste de la pla­nète Terre. Le joueur incarne l’une de ces espèces et com­pose une armée à par­tir d’une dou­zaine d’unités dif­fé­rentes. Charge à lui de la faire com­battre contre une armée gérée par un autre joueur sur un ter­rain com­posé de cases hexa­go­nales, comme aux échecs.
 
La res­sem­blance avec le célèbre jeu de pla­teau tient aussi dans la manière de rem­por­ter la vic­toire. En effet, un joueur rem­porte la par­tie en détrui­sant l’armée adverse ou en tuant le cham­pion ennemi. Une sorte d’échec au roi. De plus, les notions de hasard ou de chance n’existent pas. Seule compte la stra­té­gie employée. De quoi ravir les fans de l’échiquier !
 
 
MC2 - A la Vie
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