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La pastille Crit’air (enfin) officiellement obligatoire le 1er juillet

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La pastille Crit’air sera obligatoire à compter du 1er juillet. Cette vignette catégorise les véhicules du moins au plus polluant en fonction de leur motorisation mais surtout de leur date d’immatriculation. Depuis longtemps annoncée, et maintes fois reportée, l’obligation de l’apposer sur les pare-brise sera effective cet été.

 

 

La pastille Crit'air censée juguler les pics de pollution en interdisant aux véhicules les plus polluants de rouler sera obligatoire le 1er juillet 2017.

Vignette Crit’air. © Chloé Ponset – Place Gre’net

Malgré ce que répétaient à l’envi les campagnes de communication, rien n’obligeait jusque-là les automobilistes à acheter, moyennant 4,18 euros, ladite pastille. Énième raté au démarrage, aucun texte ne le prévoyait. C’est chose faite depuis la publication au Journal officiel, le 7 mai dernier, d’un décret ministériel imposant à tout véhicule roulant dans une zone à circulation restreinte (ZCR) – à Grenoble mais aussi à Paris et Lyon – d’avoir sa pastille Crit’air. Et ce pollution ou pas. Faute de quoi, il en coûtera 68 euros au conducteur.

 

Rappelons que la vignette n’est en rien une autorisation de circuler, et ce quel que soit le niveau de pollution, mais un moyen de faciliter les contrôles effectués par les forces de l’ordre sans que l’automobiliste ait à dégainer sa carte grise à tout bout de champ. Quant à l’efficacité de telles mesures, la question reste posée. L’hiver dernier, l’impact sur les niveaux de pollution est resté pour le moins mesuré.

 

 

Quelques embouteillages à prévoir lors des contrôles

 

 

En attendant, y voit-on plus clair maintenant ? Pas vraiment. Car tous les véhicules ne pourront arborer un tel macaron. Ceux qui affichent plus de vingt ans au compteur, considérés comme les plus polluants – ce qui reste à démontrer – et à ce titre les premiers interdits lors des épisodes de pollution, sont… sans vignette. A ne pas confondre avec ceux qui n’auront pas respecté la loi. Ce qui promet quelques embouteillages lors des contrôles. Les forces de l’ordre n’auront en effet d’autre choix pour vérifier la bonne foi des automobilistes et autres usagers de la route que de jeter un œil à la carte grise. Retour à la case départ ?

 

Et si les véhicules de vingt à trente ans d’âge sont les premiers touchés par les interdictions de circulation lors des épisodes de pollution, ceux qui sont encore plus vieux peuvent rouler tranquillement. A plus de trente ans au compteur, tout véhicule peut en effet être, moyennant quelques euros, estampillé “collection”. Et donc rouler au nez et à la barbe des restrictions de circulation…

 

 

PC

 

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Commentaires 1
  1. Et bien non, Lisez le décret:
    Ce n’est pas l’absence de vignette n’est verbalisée qu’ “en cas de violation des mesures d’urgence arrêtées en cas de pic de pollution atmosphérique,” ce qui ne rend pas cette vignette obligatoire du tout!!!!

    Et il suffira de contester toutes les contraventions et d’attaquer le décret du Conseil d’Etat – ce que 40 millions d’automobilistes et al. sont en train de faire – puisque ce décret ne rend pas obligatoire cette p…. de vignette pour tous les véhicules circulant sur tout le territoire français…

    C’est donc n’importe quoi!!!

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