FOCUS – La décision sur le fond du tribunal administratif de Grenoble est tombée: l’article 10 du règlement intérieur des piscines municipales de Grenoble, adopté en mai 2022 et visant à autoriser le burkini, a été annulé par la justice. Les juges considèrent que celui-ci visait à « satisfaire une revendication de nature religieuse« , quitte à mettre à mal « le respect de la neutralité du service et notamment de l’égalité de traitement des usagers« . Reste à savoir si la question sera facteur de division au sein de la majorité Ruffin, comme elle l’avait été dans la majorité Piolle.
Une nouvelle fois, la justice a dit non au burkini dans les piscines municipales grenobloises. Dans un jugement rendu le 25 juin 2026, le tribunal administratif de Grenoble ordonne en effet l’annulation de l’article 10 du règlement intérieur des piscines de la Ville de Grenoble. Un article figurant dans le règlement adopté par délibération le 16 mai 2022, qui stipule que sont autorisées « les tenues de bain […] faites d’un tissu spécifiquement conçu pour la baignade, ajustées près du corps« . Ce qui autorisait de facto le burkini.

L’Alliance citoyenne avait mené le combat pour le burkini dans les piscines municipales de Grenoble, d’abord rejeté par Éric Piolle avant que celui-ci ne se range à leurs côtés. DR
La Ville de Grenoble l’avait elle-même confirmé dans ces termes auprès du Dauphiné libéré au mois de janvier 2026, relançant (volontairement ou non) la polémique à à peine deux mois des élections municipales.
Quelques semaines après l’adoption du nouveau règlement intérieur, le Conseil d’État avait en réalité rendu un avis négatif quant à l’autorisation du burkini à Grenoble. Mais un avis suffisamment flou pour que le maire de Grenoble Éric Piolle annonce son intention de le contourner, ce qui fut rapidement fait.
Une autorisation pour « satisfaire une revendication de nature religieuse »
Pendant ce temps, le jugement sur le fond se faisait attendre. C’est la conseillère municipale d’opposition (réélue en 2026) Brigitte Boer qui avait attaqué le règlement des piscines municipales de Grenoble, représentée par l’avocat grenoblois Thierry Aldeguer… aujourd’hui lui aussi conseiller municipal d’opposition au sein du groupe Réconcilier Grenoble. L’audience s’était tenue le 11 juin 2026, soit plus de quatre ans après le lancement de la procédure.
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3 réflexions sur « Le tribunal administratif annule l’autorisation du burkini dans les piscines municipales de Grenoble »
Les élus PS Hassen Bouzeghoub et Cécile Cenatiempo se sont effectivement opposés au burqini (= burqa de bain, orthographe revendiquée par la créatrice de cette tenue religio-patriarcale) en 2022.
Mais, en bon sous marin de Piolle-Ruffin immergé dans le PS, Amandine Germain a ensuite trahi ce parti, en plus d’avoir porté atteinte à sa crédibilité républicaine étant données les décisions du Conseil d’Etat et de la Justice.
https://www.ledauphine.com/politique/2026/02/01/burkini-dans-les-piscines-pierre-edouard-cardinal-tacle-amandine-germain
Faudra t’il que la Préfecture décide la fermeture administrative des piscines grenobloises pour non respect assumé des décisions du Conseil d’Etat et de la Justice par la ville de Grenoble?
Car juste avant les élections, elle avait reconnu que sous prétexte de l’autorisation des « maillots couvrants », « des personnes viennent en burkini depuis trois ans, ça ne pose aucun problème ».
https://www.placegrenet.fr/2026/01/30/quand-la-ville-de-grenoble-relance-la-polemique-sur-le-burkini-a-quelques-semaines-des-municipales/670403
Les islamo-gauchistes rouges et verts de la municipalité de Laurence Ruffin / LFI, auront encore échoué à renvoyer l’ascenseur à leurs amis pour bons et loyaux services lors de la campagne municipale ! 👎🏼