EN BREF – Le Snep-FSU de l’Isère a organisé une action choc “aquatique” lundi 15 juin 2026, à l’occasion de la tenue d’un conseil académique à Paladru. Des membres du syndicat des enseignants d’éducation physique se sont immergés dans le célèbre lac de la commune pour alerter sur les besoins en matière d’enseignement de la natation. L’occasion aussi de dénoncer le manque de piscines, notamment à Grenoble.
Le Snep-FSU Isère s’est « jeté à l’eau » à l’occasion d’un conseil académique réuni le lundi 15 juin 2026 à Paladru. Plusieurs membres du syndicat des enseignants d’éducation physique ont en effet fait trempette au sein du célèbre lac de la commune pour interpeller, une nouvelle fois, les municipalités mais aussi l’Éducation nationale sur les besoins en matière d’enseignement de la natation.

En novembre 2024, le Snep-FSU réclamait la réouverture de la piscine Vaucanson à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
« L’été n’a pas encore commencé et pourtant le nombre de noyades est déjà trop important, notamment chez les jeunes », dénonce le syndicat, alors qu’une quinzaine de noyades a été recensée sur le seul mois de mai 2026. Un signe, selon l’organisation, que l’apprentissage de la natation n’est pas satisfaisant. Autre chiffre inquiétant : « 22 % des parents estiment que leur enfant n’a pas appris à nager dans le cadre scolaire », indique notamment une étude Ifop.
Une situation « catastrophique à Grenoble », pointe le Snep-FSU
Le syndicat pointe également du doigt un enseignement de la natation marqué par des disparités sociales. Une enquête menée par la direction générale de l’enseignement scolaire révèle ainsi un taux beaucoup plus important de “non-nageurs” parmi les élèves de 6e dans les établissements en réseau d’éducation prioritaires: 63,9 % en Rep+, 52,3 % en Rep et 31,6 % hors éducation prioritaire.1Les chiffres avancés par le Snep-FSU diffèrent toutefois de l’enquête 2023 de la DGESCO, qui fait état pour sa part d’un taux de “non-nageurs” en 6e de 60,4 % en Rep +, 49,7 % en Rep et 29,7 % hors éducation prioritaire.
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2 réflexions sur « Le Snep-FSU se « jette à l’eau » dans le lac de Paladru pour alerter sur les besoins en matière d’apprentissage de la natation »
Pour la mairie de Grenoble qui a fermé les piscines des quartiers Villeneuve et Mistral, les piscines doivent disparaître à « moyen terme » car elles sont « des aberrations économiques, écologiques et sanitaires ».
https://www.placegrenet.fr/2021/11/25/quand-une-elue-de-grenoble-predit-la-disparition-des-piscines-pour-motifs-ecologiques-et-sanitaires/552234
Priver ainsi les enfants de l’apprentissage de la natation serait même vertueux au nom de la « renonciation écologique ».
https://www.caissedesdepots.fr/eclairage/blog/articles/renoncer-pour-rediriger-le-cas-de-grenoble-quand-une-piscine-devient-un-revelateur
Moi je parlerais plutôt de mise en danger de la vie d’autrui, infraction pénale prévue par l’article 223-1 de la loi française. Et cela concernant les enfants à Grenoble !
Enseignante en élémentaire depuis plus de trente ans à Grenoble, j’ai vu la détérioration de l’apprentissage de la natation sur Grenoble et les inégalités entre les communes de la métropole.
Je me souviens d’une réunion surréaliste avec un représentant de l’inspection de l’éducation nationale, plusieurs membres de la municipalité. On demandait de meilleurs résultats avec un temps en bassin diminué, un taux d’encadrement ridicule où tout était fait pour accabler les enseignants soit disant incapable de faire leur travail.
Peut-être qu’une étude sur le temps d’enseignement en natation pour les élèves de primaire dans les différentes communes de de l’agglomération serait utile.