FOCUS – Le musée de Grenoble présente la première rétrospective de Léon Tutundjian, artiste franco-arménien trop longtemps méconnu. Depuis le 30 mai 2026 et jusqu’au 30 août 2026, l’exposition « Poétique du cosmos » révèle ainsi l’œuvre d’un pionnier des avant-gardes, rescapé du génocide arménien, dont le génie discret a marqué l’art moderne.
La capitale des Alpes lève le voile sur une figure méconnue mais majeure de l’art moderne : Léon Tutundjian. Avec « Poétique du cosmos », le musée de Grenoble propose en effet la première rétrospective jamais consacrée à cet artiste franco-arménien. Un peintre et sculpteur pionnier qui a profondément marqué de son influence le XXᵉ siècle sans jamais complètement sortir de l’ombre. Ses œuvres sont à contempler jusqu’au 30 août 2026.
Un destin marqué par l’exil et une œuvre en perpétuelle réinvention
Né en 1905 à Amasya, dans l’Empire ottoman, Léon Tutundjian a survécu au génocide arménien avant de s’installer à Paris en 1923. « Il est né au sein d’une tragédie. Il est très tôt orphelin et il va connaître l’exil, le sauvetage », raconte Brigitte Léal, co-commissaire de l’exposition et directrice honoraire des collections du Centre Pompidou.
À Paris, il s’est immergé dans l’effervescence artistique de l’entre-deux-guerres, côtoyant les cercles de l’abstraction géométrique, du surréalisme et de l’art concret. « Il était proche de théoriciens comme Theo van Doesburg ou Jean Hélion… Des artistes qui considéraient son travail comme essentiel », explique Sébastien Gokalp, directeur du musée de Grenoble.

L’histoire de l’art inscrit Léon Tutundjian comme membre fondateur des mouvements de l’Art concret et de l’Abstraction-Création. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
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