FOCUS – Le Musée de Grenoble ouvre les portes d’une exposition exceptionnelle, samedi 22 novembre : Épopées graphiques. Bande dessinée, comics, manga… Jusqu’au 19 avril 2026, le public est invité à plonger dans un siècle de création, à travers plus de 400 planches originales signées par 200 artistes européens, américains et japonais. Une plongée dans l’histoire du neuvième art, des origines à nos jours, qui consacre Grenoble comme terre de bande dessinée.
Un hommage au neuvième art, porté par une collection unique. Pendant cinq mois, le Musée de Grenoble va accueillir une exposition sur l’univers de la bande dessinée : Épopées graphiques. Montée en partenariat avec le Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la Culture, celle-ci s’appuie principalement sur la collection privée de Michel-Édouard Leclerc, grand amateur de bande dessinée depuis plus de quarante ans.

Michel-Édouard Leclerc, grand amateur de bande dessinée dont la collection constitue le cœur de l’exposition Épopées graphiques, au Musée de Grenoble, aux côtés de Sébastien Gokalp, directeur du musée, le 21 novembre 2025. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
« J’ai toujours été un fan de la BD et, lorsque [le groupe, ndlr] Leclerc a décidé de parrainer le festival d’Angoulême, j’ai pu rencontrer de nombreux artistes et j’ai décidé de commencer à créer une collection de planches pour faire perdurer cet art », confie-t-il.
Aujourd’hui, sa collection compte plus de 8 000 œuvres, dont 400 sont exposées à Grenoble, complétées par des prêts de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI) et d’autres collectionneurs privés. Une exposition ambitieuse montée en un an seulement avec la participation de nombreux acteurs culturels locaux.
Comprendre le cœur du neuvième art
L’exposition met en lumière ce qui fait l’essence même du neuvième art : un langage visuel et narratif unique, où l’image et le texte se mêlent pour créer un univers à part entière. « L’ADN de la BD, ce n’est pas seulement la qualité des dessins ou des dialogues mais la façon dont ces éléments s’assemblent pour raconter une histoire, provoquer une émotion, ou transporter le lecteur dans un autre monde », explique Sébastien Gokalp, directeur du musée de Grenoble.
Les planches exposées dans Épopées graphiques illustrent cette alchimie, des premières œuvres humoristiques et satiriques (comme La Famille Fenouillard en 1889) aux récits contemporains et à la science-fiction.
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Une réflexion sur « Épopées graphiques : le Musée de Grenoble célèbre le neuvième art avec une exposition monumentale »
Pourquoi communautaire ? Tous les Grenoblois n’ont pas le droit aux soins ?
Et la maison de santé qui devait être installée avec une maison de retraite, dans le projet de requalification de l’ancienne cci préemptée par la Métropole sur la demande de la ville, qui ont refusé ce beau projet ?