EN BREF – Jean-Luc Boch a été réélu à la présidence de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) pour un nouveau mandat. Une continuité à la tête de l’association, alors que les défis s’accumulent : rénovation énergétique, mobilité, finances locales et préparation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.
L’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) a renouvelé sa gouvernance lors de son assemblée générale annuelle, qui s’est tenue à Paris le 6 mai 2026. Jean-Luc Boch, maire de La Plagne-Tarentaise (Savoie) depuis 2014, a été réélu à la présidence de l’association.
Ce alors que les stations de montagne sont en première ligne dans beaucoup de domaines. « Nos stations ne sont pas de simples destinations touristiques, a ainsi rappelé Jean-Luc Boch lors de son discours. Ce sont des territoires de vie, des bassins d’emploi, des économies qui font vivre des centaines de milliers de personnes ».
« Faire rayonner la montagne française »
Aux côtés d’Arnaud Mathieu, maire de Villard-de-Lans et secrétaire général de l’ANMSM, le président a également souligné l’opportunité historique que représentent, selon lui, les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 pour « faire rayonner la montagne française ».
Trois priorités pour une mandature ambitieuse
Jean-Luc Boch a identifié trois priorités pour ce nouveau mandat. Tout d’abord, accélérer la rénovation de l’immobilier de tourisme. La loi Le Meur impose en effet aux meublés de tourisme de se conformer au diagnostic de performance énergétique (DPE) d’ici 2034. Mais, sans soutien public, « de nombreux logements pourraient être retirés de la location », ce qui aurait selon lui des conséquences désastreuses pour l’économie et l’emploi local.

Portrait de Jean-Luc Boch, réélu président de l’Association nationale des maires des stations de montagne. © ANMSM
L’association souhaite aussi améliorer la mobilité en renforçant la coordination entre les opérateurs ferroviaires, les régions et l’État. Ce, pour valoriser « les trains directs, notamment de nuit et développer une offre multimodale du premier au dernier kilomètre ». Objectif à terme : rendre la montagne plus accessible, en s’adaptant aux nouveaux usages des voyageurs.
« Nous devons être la voix des maires de toutes les stations »
Enfin, le président a souligné l’importance de sécuriser les finances locales, face à la hausse des charges et à la baisse des aides (fonds vert, suppression de la taxe d’habitation). L’ANMSM réclame également une « meilleure reconnaissance des contraintes spécifiques » des communes support de stations. Elle plaide en outre pour un fléchage des ressources vers ces territoires et une péréquation plus équitable.
Jean-Luc Boch veut « défendre les communes supports de stations »
L’ANMSM a par ailleurs revu son règlement intérieur pour élargir son champ d’action. Désormais, toute commune support de station peut adhérer, qu’elle propose du ski ou d’autres activités touristiques. « Nous devons être la voix des maires de toutes les stations », a affirmé Jean-Luc Boch, confirmant la volonté de l’association de défendre une montagne diversifiée, été comme hiver.

De gauche à droite : Patrick Lévrier, maire de Lélex et vice-président de l’ANMSM pour le Jura ; Alain Luneau, maire de Font-Romeu et vice-président pour les Pyrénées ; Alexandra Butel, maire du Dévoluy et vice-présidente pour les Alpes du Sud ; Jean-Luc Boch, maire de la Plagne Tarentaise et président ; Mylène Agnelli, maire d’Isola et trésorière ; Jean-Yves Pachod, maire de Courchevel et vice-président pour les Alpes du Nord ; Thomas Gion, maire de Gérardmer et vice-président pour les Vosges et Arnaud Mathieu, maire de Villard-de-Lans et secrétaire général. © ANMSM
Pour les territoires alpins, ces enjeux résonnent particulièrement. « Défendre les communes supports de stations, c’est défendre des territoires qui investissent, qui innovent, mais qui attendent aussi des règles claires et des moyens à la hauteur », a expliqué Jean-Luc Boch.








