FOCUS – La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de l’Isère a présenté, mercredi 29 avril 2026, un renforcement de sa stratégie de lutte contre la fraude, dans un contexte de déficit persistant de l’Assurance maladie et de pratiques frauduleuses de plus en plus structurées, parfois à l’échelle nationale ou internationale. En 2025, l’organisme indique avoir stoppé 13,7 millions d’euros de préjudice, un montant en forte progression grâce à des moyens humains, des outils de détection et des capacités d’enquête renforcés.
« Frauder, c’est voler de l’argent public qui ne peut pas se voir réinvesti dans l’innovation thérapeutique et dans la prise en charge des patients malades. » L’entrée en matière d’Hélène Cardinale, directrice générale de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de l’Isère, sans équivoque, donnait le ton de la conférence de presse sur la lutte contre les fraudes organisée mercredi 29 avril 2026 dans ses locaux, à Grenoble.
Face à une fraude de plus en plus structurée, parfois organisée à l’échelle nationale ou internationale, la CPAM a en effet tenu à détailler le renforcement de ses moyens et de ses méthodes. Dans un contexte de déficit persistant de l’Assurance maladie, la caisse iséroise annonce ainsi avoir « stoppé » 13,7 millions d’euros de préjudice en 2025 – un montant doublé en deux ans. Et avoir élargi son dispositif de détection et d’enquête pour atteindre un taux de recouvrement de 67 % sur cinq ans.

De gauche à droite : Grégory Haranczyk, responsable lutte contre les fraudes, Rémi Blanc, directeur des affaires financières et juridiques, Elaine Larcher, directrice médicale, et Hélène Cardinale, directrice générale de la CPAM de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Les responsables font face à une transformation profonde des pratiques frauduleuses qui ont toujours un temps d’avance. « La fraude a changé de visage : elle s’avère plus professionnelle et volatile, a expliqué Rémi Blanc, directeur financier de la CPAM de l’Isère. Nous avons affaire à une fraude qui s’organise et se structure en bandes organisées« .
La CPAM de l’Isère à traité pas moins de 2 045 signalements en 2025
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